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mercredi 28 septembre 2016

[Expresso] La New Nicotine Alliance allume le rapport de l'OMS sur le vapotage


La New Nicotine Alliance (NNA) est une organisation de défense de modes de conso de nicotine à risques réduits. La Convention cadre de lutte anti tabac (CCLAT) de l’OMS aura sa 7ème réunion des parties COP7 en novembre à Delhi en Inde. La CCLAT a publié des documents préparatoires dont un rapport anonyme et rédigé dans le secret sur le vapotage. Fergus Mason en présente une analyse des traits principaux que je résume là. Le doc en anglais pour les détails http://nnalliance.org/blog/131-fctc-cop7-discussion 

Les réunions précédentes, COP 5 & 6, ont montré que la CCLAT ne tolère aucune remise en question des lignes pré-établies durant les sessions. Autrement dit, il est plus que très probable que les conclusions finales sur le vapotage soient identiques à ce rapport. La NNA estime que ses recommandations sont néfastes:
1) L’obsession de l’OMS du sevrage non seulement des cigarettes mais aussi du vapotage.
2) L’OMS estime aussi que le gain de santé publique dépend qu’il y ait moins de vapoteurs débutants que de fumeurs débutants. Ce jugement est purement moral sans aucun sens sanitaire.
3) L’hystérie alarmiste sur les ingrédients. Le rapport de l’OMS revient plusieurs fois sur ce point en reconnaissant que les taux sont beaucoup moins élevés et nocifs que dans les cigarettes mais occultent les taux plus élevés des mêmes substances des inhalateurs pharmaceutiques, ou dans l’air pollué des villes.
4) Cet alarmisme prend un tour délirant au §11 du rapport de l’OMS en annonçant des risques de maladies sans qu’il n’y ait eu de cas, ni qu’il n’y ait d’indices sérieux de ces risques.
5) Les rapports scientifiques, basés sur des centaines d’études sérieuses et analysées, du Public Health England et du Royal College of Physicians sont simplement ignorés par l’OMS !
6) L’OMS entretient la peur aussi en prétendant que le vapotage empêche d’arrêter de fumer (Sic!) au §17. Pour cela le rapport se réfère à deux études très douteuses dans leur méthodologie, puisqu’elles excluent les fumeurs qui ont réussi à arrêter de fumer avec le vapotage !!! Dans le monde réel, l’évidence de la baisse du tabagisme où les fumeurs ont accès sans contrainte exagérée au vapotage est indéniable.
7) Le spectre de l’effet passerelle toujours agité au §18-20. Malgré la baisse du tabagisme adolescent, les auteurs anonymes prétendent à un risque que le vapotage amène les jeunes à fumer. Les données américaines ne distinguant pas entre vapotage régulier et simples essais, les recherches du domaine sont fortement biaisées. Le rapport de l’OMS accentue irrationnellement par sa formulation la peur d’une « épidémie ». Dans le réel, la croissance du vapotage adolescent est essentiellement un vapotage sans nicotine et d’essai. Le peu d’ados qui sont vapoteurs réguliers avec nicotine sont quasiment tous déjà fumeurs ou ex-fumeurs.
8) L’appel à interdire les arômes. Le prétexte des jeunes est utilisé au §23 pour justifier d’une telle interdiction. 
9) Le fantasme de Big Tobacco. Les §25-27 agitent le chiffon rouge des cigarettiers qui voudraient 
- encourager le double-usage (vape-cigarette), 
- casser l’innovation du vapotage, 
- promouvoir le vapotage chez les enfants,
- utiliser la pub du vapotage pour promouvoir les cigarettes,
- utiliser le vapotage pour faire du lobbying. 
Pour Fergus Mason, « certaines de ces préoccupations manquent de preuves ou sont purement spéculatives. D’autres sont extrêmement hypocrites. » Notamment, celle dénonçant que les cigarettiers voudraient tuer l’innovation du vapotage, alors que l’OMS s’y emploie particulièrement avec ce rapport. De fait, les cigarettiers ont une part ridicule du marché actuel, ce sont les réglementations excessivement strictes comme les mesures proposées qui pourraient favoriser leur prise de pouvoir du marché.
10) Des propositions politiques toxiques. Le rapport conclue sur des recommandations à suivre pour les Etats :
- interdire et réprimer la possession de produits de vapotage aux mineurs
- interdire la publicité du vapotage
- interdire ou restreindre les arômes
- ériger des taxes punitives sur les produits de vapotage
- interdire de vapoter dans les lieux non-fumeurs
- imposer des avertissements sanitaires mensongers 
- refuser de dialoguer avec l’industrie du vapotage.
La CCLAT ne peut faire que des recommandations. Un tribunal des Pays-bas vient de juger que les directives de la CCLAT ne sont pas exécutoires légalement. Aux vapoteurs de s’opposer à ces mots d’ordre dangereux…
A noter qu'Yvon Novy avait fait une lecture assez proche du document de l'OMS sur son mur FaceBook https://www.facebook.com/yvon.novy.18/posts/10207424625158216 

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