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mercredi 9 novembre 2016

[Expresso] #COP7FCTC Sally Satel & Clive Bates: Six conseils à l'OMS pour ne pas nuire à la lutte anti-tabac

"Il est difficile de croire qu'un accord global de santé publique dédié à l'arrêt du tabagisme, et à sauver des millions de vies en conséquence, puisse mener à plus de morts prématurées et de maladies évitables. Mais c'est ce qui pourrait bien arriver si l'Organisation mondiale de la santé (OMS) maintient ses positions". Le Pr Clive Bates et la Dr Sally Satel pointent le paradoxe de l'approche hostile au vapotage de l'OMS dans la revue de santé STAT. A Noida, dans la banlieue de Delhi en Inde, la réunion CoP7 de la Convention cadre de lutte anti-tabac (CCLAT - FCTC en anglais) se tient depuis lundi. "La question la plus controversée en discussion est le traitement du vapotage", expliquent les deux anti-tabac. 

Menace ou opportunité?

D'un côté, l'OMS voit le vapotage comme une menace. De l'autre, de nombreux scientifiques analysent que vapoter est extrêmement moins risqué que de fumer. Une réduction des risques au niveau individuel qui si elle est adopté massivement par les fumeurs entraînerait une baisse du tabagisme et de ses méfaits sanitaires. Sur la base d'études, notamment toxicologiques, des rapports scientifiques, dont celui du prestigieux Collège royal des médecins britannique, estiment la réduction des risques de l'ordre d'au moins 95%. "Le vapotage ne brûle pas de tabac, il ne produit donc ni goudron cancérigène ni les autres toxiques issus de la combustion", rappellent Clive Bates et Sally Satel.

Un groupe d'experts sur la réduction des risques s'est
constitué au sommet de la CoP7 à New Delhi
Pourtant, l'OMS a publié un rapport anonyme préparatoire pour ce sommet extrêmement défavorable au vapotage. En réponse, le Centre britannique d'études sur l'alcool et le tabac (UKCTAS) a fait une critique détaillée et accablante du rapport de l'OMS. "Face à ce duel des analyses, que devraient faire les délégués au sommet de l'OMS?", demandent les auteurs. Et de leur suggérer six conseils:

1- Lire les rapports contradictoires et les évaluer sur la bases des éléments scientifiques fondés en écartant les préjugés idéologiques ou les intérêts politiciens. L'enjeu d'une possibilité de sauver des vies devrait être considéré au moins autant que la question de maîtriser des risques hypothétiques.

2- Sans résolution de la controverse, le traité de la CCLAT ne devrait pas être modifié sur cette question. "La CCLAT devrait appeler à plus de recherche et une évaluation plus professionnelle de la preuve. Jusqu'à présent, l'OMS n'a pas réussi à fournir une évaluation sérieuse des risques et des opportunités du vapotage en comparaison avec les cigarettes de tabac", expliquent les auteurs.

3- L'OMS doit cesser de soutenir les interdictions de vente et de fabrication des produits de vapotage. "Comment peut-on donner un sens éthique et scientifique à l'interdiction d'une alternative beaucoup plus sûre, lorsque le produit le plus nocif, la cigarette de tabac, est disponible partout?", s'étonnent-ils.

4- "La CCLAT devrait revenir à l'essence de la santé publique et reconnaître que le rôle des gouvernements est d'aider les citoyens à faire des choix éclairés dans leurs propres intérêts", soulignent Clive Bates et Sally Satel. Donner la possibilité d'accéder à la réduction des risques et délivrer une information rationnelle devraient être les piliers de santé publique. "Au lieu de cela, la rhétorique alarmiste émanant de l'OMS et de certains militants anti-tabac crée un climat de peur et sème la confusion poussant les fumeurs à rester avec le diable qu'ils connaissent plutôt que d'essayer un produit nouveau mais beaucoup plus sûr", accusent-ils.

Un militant libertarien proteste lundi à la CoP7 avant
l'exclusion des journalistes et du public des réunions
5- Les réunions de la CCLAT doivent s'ouvrir et inclure le monde de la vape. L'OMS exclut "à peu près tous ceux qui peuvent être en désaccord avec leur approche", soulignent les deux militants anti-tabac. Alors que vapoteurs et les nombreuses entreprises du vapotage n'ont rien à voir avec la triste histoire de Big Tobacco. "Il est frappant de voir que c'est l'approche inverse des initiatives prise par les Nations Unies (UN) à propos du VIH/Sida, où le slogan "Rien sur nous, Sans nous" est accepté dans les réunions de la Convention", rappellent-ils dans les colonnes de la revue de Boston.

6- Le principe de ne pas nuire devrait être maître. Une réglementation inappropriée du vapotage peut avoir des effets délétères en poussant des vapoteurs à retourner au tabagisme ou empêcher des fumeurs de s'en sortir à l'aide de la vape. Le résultat d'une telle erreur de santé publique serait une hausse des maladies évitables comme les cancers, les maladies cardio-vasculaires et, au bout, plus de morts prématurées.

Clive Bates et Sally Satel concluent en exhortant les délégués de la CCLAT à "examiner avec attention toutes les options parce que des vies sont en jeu. Prendre des décisions peu judicieuses et prématurées sur le vapotage pourrait alourdir le poids des maladies au lieu de le réduire".

vendredi 4 novembre 2016

[Expresso] Le Times retire ses mensonges à l'encontre de scientifiques anti-tabac


L'honneur des professeurs David Nutt, Karl Fagerstöm, Riccardo Polosa, David Sweanor et Clive Bates est enfin lavé des mensonges du Times. Les articles de Katie Gibbons, parus le 12 octobre dans le quotidien londonien, ont été retirés aujourd'hui. Sur le site du Times, on trouve à la place un correctif présentant les excuses du journal aux scientifiques injustement accusés d'avoir des liens financiers avec l'industrie du tabac. Les excuses ne sont pour autant pas accessibles en totalité sans abonnement (sic!). Les scientifiques avaient engagé le cabinet Lewis Silkin pour se défendre. Ces chercheurs engagés dans la lutte anti-tabac sont connus pour explorer et prendre en considération une approche de réduction des risques par le vapotage. Un moyen de consommation de nicotine sans tabac ni combustion qui a déjà permis à des millions de fumeurs de lâcher leurs clopes.

L'article publié dans le Times 

"Le Times devrait examiner attentivement les motifs de cette attaque calomnieuse. Réduire l'émergence des alternatives plus sûres au tabac, telles que le vapotage et le snus, se traduira inévitablement par plus de décès à cause des cigarettes fumées. C'est actuellement la principale cause de mortalité au monde. Est-ce vraiment ce qu'ils veulent?», demandait le Pr David Nutt de l'Imperial College de Londres, cité par la NNA le 24 octobre. La question peut aussi s'adresser aux organismes qui ont pris prétexte de rumeurs mensongères pour écarter les études et les rapports scientifiques de ces auteurs. Le point intéresse particulièrement la Suisse, puisque la Commission fédérale de prévention du tabagisme est aussi tombée dans le panneau dans son récent avis sur le vapotage... A l'origine de ces calomnies sans fondement, une figure anglaise connue dont l'activité de mobbing a été révélée il y a quelques mois. Des suites à cette honteuse histoire ne seraient pas surprenantes.

edit à 12h. ajout de la copie de l'article complet ;)

jeudi 3 novembre 2016

[Expresso] Les 7 erreurs de la FDA selon le Pr Clive Bates et Elie Lehrer

Crédit R-Street
Mitch Zeller a t-il prêté une oreille au Pr Clive Bates ? Le directeur de la FDA et l'éminent spécialiste du tabagisme ont dû se rencontrer les 26 et 27 octobre à la Conférence annuelle sur le tabac du Food and Drug law Institute. Le très influent think tank sur la conception des réglementations de la Food and Drud Administration (FDA) américaine. Alors que cette dernière a mis en vigueur sa réglementation sur le vapotage en août dernier. Le spécialiste anglais du tabac avait signé, en compagnie de Elie Lehrer, président du RStreet Institute, une lettre ouverte à Mitch Zeller, directeur de la FDA, publiée le 12 septembre. La revue de l'institut de recherche en matière de réglementation accueillait leur critique des sept erreurs de la FDA sur le vapotage.

1) L'essor du vapotage n'est pas le far-west sauvage. Les deux défenseurs d'une approche de réduction des risques en matière de consommation de nicotine contredisent l'affirmation du directeur de la FDA au New York Times en septembre. Plutôt qu'une menace pour la santé publique, ils voient dans la vape une menace contre le tabagisme. "C'est l'émergence d'une technologie disruptive bénéfique à la santé sur le marché du produit le plus nocif pour les consommateurs. Ce serait un développement positif si le commerce dominant de la cigarette est brisé par une nouvelle technologie à faible risque", expliquent Clive Bates et Elie Lehrer.

2) La baisse phénoménale du tabagisme adolescent réduit le risque sanitaire. Entre 2011 et 2015, l’essor du vapotage s’est accompagné d’une baisse du tabagisme des jeunes américains. Les fumeurs sont passés de 15,8% à 9,3% des lycéens aux Etats-Unis. La même tendance à la baisse concerne les autres produits du tabac (cigares, pipes, bidis…). L’augmentation de la vape coïncide avec cette baisse du tabagisme. "L'essor du vapotage ne devrait jamais être discuté sans prendre en considération ce rapide déclin du tabagisme", soulignent les deux auteurs.

3) Les rares ados non-fumeurs qui vapotent le font de manière très occasionnelle.

4) Parmi les 17-18 ans, au moins 80% de ceux qui vapotent, le font sans nicotine. 

5) Les questions liées aux batteries au lithium-ion sont du ressort de la protection des consommateurs sur les produits électriques, comme pour toutes les piles et chargeurs, pas de la FDA. Les risques devraient être contextualisés avec les incendies liés au tabagisme. Ceux-ci représentent environ 19% des incendies et des décès qui leur sont liés.

6) Le tabagisme ne touche pas que les ados mais aussi les adultes. Là aussi, une baisse importante du tabagisme américain coïncide avec l’essor du vapotage. Environ 2,5 millions de vapoteurs américains ont cessé de fumer et 5 millions fument et vapotent. La dynamique montre un accroissement de la part de vapoteurs se convertissant totalement.  

7) Dernier point, l’approche de la FDA est anti-proportionnelle. Malgré la promesse en mai 2015 de Mitch Zeller, le directeur de la FDA, d’un débat sur les différents modes de consommation de nicotine, la réglementation a été élaborée sur l’a priori du vapotage comme menace. Aucune évaluation en terme d’opportunité de réduction des méfaits n'a été effectuée. Le résultat est une réglementation qui traite beaucoup plus durement le vapotage à risque très réduit que les cigarettes et autres produits tabagiques extrêmement nocifs. Cette proportionnalité inversée de la charge réglementaire est injustifiable sur le plan sanitaire. 

En conclusion, le Pr Clive Bates et Elie Lehrer espèrent à un réel débat rationnel et basé sur des éléments scientifiques sérieux à propos des modes de consommation de nicotine, dont le vapotage. Mitch Zeller aura t-il entendu l'appel?

vendredi 21 octobre 2016

[Expresso] Le Times rétracte ses fausses allégations à l'encontre du Pr Clive Bates

Non, le Pr Clive Bates n'est pas financé par les cigarettiers. Le Times rétracte aujourd'hui les fausses accusations de sa journaliste Katie Gibbons dans deux articles publiés le 12 octobre. A propos de la conférence donnée par l'ex-directeur de l'Action on Smoking and Health à Bruxelles fin septembre dans le cadre du Global forum tobacco & nicotine, le Times rectifie. "Il était incorrectement suggéré que le Pr Bates avait "touché le gros lot" des compagnies du tabac. Nous reconnaissons que le Pr Bates a payé lui-même son voyage et les frais d'hôtel et qu'il n'a reçu aucun fond de la part de compagnies de tabac ou de nicotine", se corrige le quotidien londonien.

D'autres "erreurs" sont aussi rectifiées: le Pr Clive Bates n'a pas participé à l'étude menée par le Pr David Nutt sur l'évaluation comparée des risques entre différents produits de tabac et le vapotage. L'influent quotidien corrige aussi le travestissement de sens d'une déclaration du Pr Bates à propos du Maccarthysme se référant en fait à la campagne d'attaques menée contre les scientifiques sur la réduction des risques présents à la conférence de Bruxelles. Il est à noter que le Times ne présente pas clairement ses rétractations sur les articles originaux toujours en ligne. Les futurs lecteurs des articles de Katie Gibbons ne connaîtront donc pas forcément la tentative de diffamation de l'auteure. Les autres propos tendancieux de l'article ne se trouvent pas éclairés par la révélation sur l'intention orientée de la journaliste.

lundi 3 octobre 2016

[Expresso] La NNA réclame l'abrogation des lois anti-Vape & Snus au Royaume-Uni

Image credit to: Shutterstock/ shockfactor.de
Le Brexit pourrait se révéler utile. La New Nicotine Alliance britannique demande d'abroger les restrictions contre le vapotage et l'interdiction du Snus au Secrétaire d'Etat à la santé, Jeremy Hunt. "L'objectif politique devrait être une réglementation spécifique et adéquate des produits de nicotine à risque réduit d'au moins 90% par rapport au tabagisme. Cela permettrait d'éliminer les aspects pervers, les conséquences inattendues et la protection des ventes de cigarette provoqués par la Directive sur les produits du tabac (TPD) de l'Union européenne", explique la lettre signée de Sarah Jakes et du Pr Clive Bates. Cette missive rebondit sur l'annonce hier matin par la Première ministre Theresa May du Great Repeal Bill, la procédure visant à mettre à jour le corpus législatif britannique avant le début de sa sortie de l'Union Européenne au printemps.

"Nous espérons que les ministres réfléchiront à abroger certains des pires exemples du droit européen, en particulier là où une approche nationale aurait de multiples avantages pour la santé, le bien-être, le commerce, la liberté personnelle et la compétitivité", précise l'organisation de défense des usagers de nicotine par les nouveaux systèmes techniques à risques réduits. Dans son collimateur, l'article 17 de la TPD qui interdit le Snus, un produit de tabac en sachet suédois, et les articles 19 et 20 concernant les restrictions contre le vapotage. Les auteurs joignent une analyse de fond, déjà adressée au Ministère de la santé en avril, des conséquences délétères pour la santé publique de ces mesures contre la réduction des méfaits du tabagisme à l'aide du vapotage ou d'autres produits à risques réduits. 

Seront-ils entendus? En mai, lors d'un débat nourri à la Chambre des LordsLord Prior de Brampton, alors sous-Secrétaire d'Etat à la santé, avait promis une application souple "à l'italienne" des mesures anti-vape de la TPD. Depuis, une large majorité des millions de vapoteurs britanniques ont voté le Brexit en raison des effluves tabagico-pharmaceutiques de la Directive des lobbys de Bruxelles. Les autorités britanniques saisiront-elles cette formidable opportunité de santé publique?

vendredi 27 mai 2016

La cigarette ultra-light OGM «Magic» des anti-tabac américains débarque en France


Cela ressemble à un enfumage de première. La nouvelle cigarette ultra-light, à «très bas taux de nicotine», créée par la firme biogénétique 22nd Century, devrait débarquer chez les buralistes français dès juin. «Nous orienterons notre marketing sur les bénéfices uniques de Magic et sur son innovant tabac à très faible teneur en nicotine», explique Mourad Senouci, directeur de Royal Distribution qui va importer le produit en France, sur le site de l'AFP. Avant de s'attaquer au reste du marché européen comme l'annonce Henry Sicignano, président de 22nd Century. La firme américaine annonce viser la "réduction des risques liés au tabagisme". Elle est à ce titre en partenariat avec le National Institute on Drug Abuse (NIDA), agence du gouvernement américain sous l'autorité du Département de la Santé. Notamment dans le projet de recherche Spectrum sur des cigarettes OGM à très faible teneur nicotinique.

Le secret de cette nouvelle clope: son tabac génétiquement modifié pour ne dégager que 0,04mg de nicotine par cigarette aux tests des machines. Contre des taux de 0,3 à 1 mg pour celles de marques classiques. Autrement dit, le fumeur pourra s'envoyer les 4000 à 6000 toxiques dégagés par la combustion du tabac presque sans nicotine. Le site marketing de la marque, aussi en français, n'hésite pas à pousser à la surconsommation avec les vieux arguments publicitaires cigarettiers. «Les fumeurs de cigarettes MAGIC 0 peuvent choisir de fumer quand et aussi souvent qu’ils le souhaitent, en toute liberté», peut-on y lire en caractère gras. Une incitation à fumer à destination du public français dont on peut se demander si elle est conforme à la législation.

Magic ou mystification ?

Cigarette à très bas taux de nicotine
Les mesures anti-vape de la FDA assureront-elles
le succès de leur nouvelle cigarette? 
Argument de vente: fumer Magic, autant que l'on veut donc, permettrait de moins fumer. «Peu importe la quantité fumée, les fumeurs [de cette cigarette] ne vont pas obtenir de shoot de nicotine alors ils finissent par se sevrer», explique sans rire la Dr Nathalie Walker, de l'Université d'Auckland (New-Zealand), au NZ Herald fin 2011. Le hic? L'étude qu'elle venait de terminer comparait deux groupes utilisant ces cigarettes (non commercialisées à l'époque), l'un portant des patchs de nicotine, l'autre sans, et sans groupe témoin. Résultats: les fumeurs patchés ont été 1,5 fois plus nombreux a arrêter de fumer les futures Magic que ceux sans substitution nicotinique. En somme, l'étude montre surtout que la consommation de nicotine aide à se sevrer du tabac. 
«Ces cigarettes sont tout aussi nocives que toute autre cigarette», Dr Nathalie Walker
«Ces cigarettes sont tout aussi nocives que toute autre cigarette», précise la Dr Walker. Autant... ou plus nocives? Les études passées ont mis en évidence «l'effet compensatoire» des cigarettes lights. Le fumeur, à la recherche de nicotine, aspire plus fort sur sa clope, le plus souvent inconsciemment, pour compenser sa faible teneur et en retirer malgré tout sa dose habituelle. Le phénomène de l'auto-titration par inhalation est un des rares principes établis en addictologie de la nicotine. En conséquence, le fumeur de cigarettes lights inhale encore plus de toxiques et plus profondément dans ses alvéoles pulmonaires. Sanitairement, les cibiches légères induisent plus de risques et de dommages que les plus fortes, déjà extrêmement nocives.

Mais les créateurs prétendent que ce qui est vrai des cigarettes lights, ne le serait plus des leurs «ultra-lights». Partenariat avec les organismes de santé américains aidant, quelques études ont soutenu qu'il n'y aurait pas d'effet compensatoire dans ce cas. Clive Bates, ex-directeur de l'Action on Smoking and Health (ASH) anglais, en doute sur son blog. «Ces études souffrent de sévères faiblesses pour constituer des preuves», explique le renommé spécialiste anti-tabac. Les trois études sont de tailles très réduites. Et de si courte durée qu'elles peuvent n'avoir mesuré que des effets temporaires chez les fumeurs. 

Méthodologiquement, il souligne notamment le manque de réalisme de ces expériences de réduction de nicotine, alors que dans un contexte normal les fumeurs pourraient reprendre des cigarettes normalement nicotinées. En 2007 déjà, une étude dirigée par le Pr Andrew Strasser, chercheur en comportement de santé à l'Université de Pennsylvanie, conclue que "les nouvelles cigarettes à très bas taux de nicotine peuvent produire un effet compensatoire du tabagisme et accroître l'exposition au monoxyde de carbone".

Nicotine sans fumer ou fumer sans nicotine ?

De son côté, la Dr Walker souligne le rôle palliatif de conserver la gestuelle de fumer sans nicotine. «Une partie du tabagisme est de composante comportementale. Mettre quelque chose dans la bouche, sentir la fumée dans la bouche puis descendre dans la poitrine. Il y a tout un rituel de fumer», explique la chercheuse. Mais alors pourquoi le faire avec un produit mortellement nocif, alors que le vapotage permet aussi cette prise en charge comportementale sans les toxiques de combustion? A l'opposé de ce tabagisme sans nicotine, le Royal College of Physicians, dans son récent rapport «Nicotine sans fumer», préconise les alternatives à risques et dommages réduits pour la consommation de nicotine, telles que le vapotage.

Les deux approches renvoient à une opposition de paradigmes scientifiques prenant racine au siècle précédent. D'un côté, les tenants du danger et de l'addiction expliqués uniquement par la substance nicotine. Illustrant cette matrice, le Dr David Kessler, ex-Commissaire de la Food and Drug Administration (FDA), d'ailleurs cité comme caution par le site publicitaire de la Magic. Lors des procès des cigarettiers dans les années 1990', il avait notamment porté ses attaques sur le rôle du tabac Y1 de la firme Brown & Williamson, dont la teneur en nicotine était gonflée par sélection génétique. Pour lui et la quasi totalité du Tobacco Control, les anti-tabac américains, la nicotine seule est toujours la coupable désignée des méfaits du tabac. Et qui s'oppose à ce dogme fait partie du complot cigarettier.

Pourtant, dés les années 1970', le Pr Michael Russell, scientifique sud-africain enseignant à Londres, avait mis en exergue le danger du mode de consommation. «Ils fument pour la nicotine, mais meurent des goudrons», avait-il synthétisé. Les recherches ultérieures ont montré que le monoxyde de carbone et des milliers d'autres toxiques sont aussi impliqués dans les maladies du tabac. Mais pas la nicotine non cancérigène. Cela ne fait que renforcer la thèse du chercheur sur le comportement tabagique. 
«Les substances addictives devraient impérativement être analysées en intégrant également les bénéfices qu’elles procurent aux consommateurs», Dr Anne François
Depuis l'addictologie en général suit cette piste. La dangerosité des «drogues» ne résulte pas uniquement de la substance psycho-active elle-même, mais du contexte de consommation. Le mode de prise en étant un élément incontournable. C'est succinctement l'analyse récente signée du sociologue Sandro Cattacin, de l'Université de Genève, et de Dagmar Domenig, directrice de la fondation Arcadis, pour leur rapport final de la Commission fédérale sur les drogues, publié par l'OFSP le 23 décembre 2015 (et du coup évidemment passé inaperçu des médias…). 

Invitée à donner la réparti à la présentation de ce rapport au séminaire «Les drogues dans tous leurs états», la Dr Anne François, médecin de premiers recours aux HUG, souligne que «les substances addictives devraient impérativement être analysées en intégrant également les bénéfices qu’elles procurent aux consommateurs», selon le compte-rendu de M. von Arx sur le blog du séminaire. Un aspect tabou dans le champ tabagique en dépit des connaissances établies sur les bénéfices de la nicotine contre les maladies neurodégénérative comme la Parkinson - voir l'article du Pr J. Le Houezec Positive effects of nicotine- , des pistes sérieuses concernant les troubles mentaux tels l'angoisse ou la dépression - voir l'article du Pr Nitzkin sur ce blog -, et, de ma propre expérience, dans les troubles musculo-squelettiques en myorelaxant. Tout un pan de recherche est ici bloqué, au grand dam de malades comme le groupe Parkinson 29. Alors que l'engouement tabagique devrait inciter à se questionner sur les raisons de l'attraction qu'exerce la nicotine.

Magic, tragique ou bide

Stanton Glantz : la vape c'est mal, car les fumeurs fument (sic!)
Quelle chance de succès à cette clope nocive sans plaisir et bénéfice de la nicotine ? Difficile de se prononcer, mais de fait fumer des végétaux sans nicotine, à part le cannabis, ne fait pas recette. Peut-elle aider des fumeurs à se sevrer ? Peut-être, mais je vois mal en quoi elle apporte un quelconque avantage par rapport au vapotage, que l'on peut consommer au taux de nicotine souhaité, y compris à zéro. Alors quel intérêt de sortir ce produit ? Il y a évidemment la logique bureaucratique de consommer les budgets par des projets, même inutiles, afin de justifier leur perpétuation. Mais au-delà, Clive Bates met en relief la stratégie anti-tabac incohérente visant à éradiquer la consommation de nicotine. Une matrice de «solution finale» qui a fait ses preuves d'échec total dans la guerre aux drogues depuis un siècle. Non sans être une des pires sources de morts évitables, aux côtés du tabagisme.


Edit 27.05.2016 20h30: couper le suivi des liens pour éviter de booster le référencement de tragic, et qqls petites corrections ;)

EDIT 07/2017: finalement la Magic n'a pas été (encore?) mise sur le marché français...


samedi 2 janvier 2016

Vape & média : de quel cancer les métastases du journalisme sont-elles le symptôme ?

Le 28 décembre, le réveillon s'avance avec ses bonne résolutions du nouvel an. Des millions de fumeurs songent à arrêter la clope. Tombe alors un communiqué de presse sur EurekAlert, portail d'info de l'American Association for the Advancement of Science (AAAS). Selon Cindy C. Butler, chargée de comm' du département des Veterans Affairs de San Diego (Californie) qui l'a financé, une étude établirait la cytoxicité (toxicité des cellules) des vapeurs d'e-cigarette. La Doc. Jessica Wang-Rodriguez, referent de la recherche publiée en novembre sur Oral Oncology, conclue, lapidaire: «Je crois que les cigarettes électroniques ne sont pas mieux que de fumer du tabac».

Faire son beurre en brassant de l'info 

Les médias se jettent sur la punchline. En Angleterre, le Telegraph en fait sa une. Le Mirror, l'Independent et le Daily Mail suivent le filon. En France, le Parisien, les quotidiens régionaux du Centre et Futura-Science dispatchent l'article de RelaxNews, la filiale «info loisir» de l'Agence France-Presse (AFP). En Suisse, l'opérateur télécom Bluewin joue au spécialiste scientifique et au Canada, le Journal de Montréal, Canoë et Métro dupliquent sans sourciller.

Sciences & Avenir et le site médical Santé log se démarquent par quelques précautions sur les limites de ce type de recherche [*]. Notamment, le fait connu que les études in vitro sur des cellules ne rendent pas compte de leur comportement in vivo. «Notre étude ne prouve pas que ces dommages peuvent arriver aux gens, car elle est menée sur des cultures de cellules», précisera Laura Crotty Alexander, autre chercheuse associée à l'étude, dans le San Diego Union-Tribune du 31 décembre.

HN30

Précautions nécessaires mais non suffisantes à rendre compte des résultats. Car l'étude californienne n'a pas observé deux échantillons de cellules épithéliales, ni même trois comme le suggèrent confusément certains articles. Mais trois types de cellules soumises à cinq situations. Le premier type de cellules se nomme HaCat, des cellules saines mais génétiquement modifiées pour être «immortalisées» selon les termes de la recherche. Les deux autres types de cellules, également modifiées, sont cancéreuses répondant aux doux noms de UMSCC10B et HN30.

La première situation des trois types de cellules n'a reçu aucun stress externe. Autre cas témoin, les cellules soumises à de la nicotine pure. Quatre autres pétri ont été soumis à des concentrés extraits de vapeur d'e-liquide, obtenus de deux ecig différentes par un procédé très opaque. Deux étaient sans nicotine et deux dosés à 1,2% de nicotine (taux courants). Ceux-ci ont été ré-imbibés de concentré tous les trois jours durant huit semaines. L'étude précise que ces concentrés ne correspondent pas à une consommation réaliste. Un problème méthodologique crucial mis en relief par Paul Barnes.
«A cause de la haute toxicité de l'extrait de fumée de cigarette, les échantillons traités au tabac ne l'ont pas été plus de 24 heures», dans l'étude
Enfin, des groupes de cellules soumises à un extrait de cigarette Marlboro filtre rouge, précisé en deuxième page de l'étude: «A cause de la haute toxicité de l'extrait de fumée de cigarette, les échantillons traités au tabac ne l'ont pas été plus de 24 heures». Voilà ce qu'aucun média n'a relevé. Tout simplement parce qu'aucun journaliste n'a pris la peine de lire l'étude elle-même. Ou si mal qu'il n'a pas vu ce point essentiel occulté par le Press Release officiel.

«Les cellules peuvent survivre huit semaines aux e-liquides, mais seulement 24 heures aux cigarettes»

Le tableau des résultats du pourcentage de mortalité des cellules des différents cas
Environ moitié moins de cellules meurent après 56 jours de traitement tous les trois jours aux concentrés de liquides de vapotage qu'après une journée d'un seul traitement à l'extrait de Marlboro. Doit-on en conclure que le risque cancérigène de la vape est en deçà de 1% de celui des cigarettes ? Ce serait se montrer aussi péremptoire que la Doc Wang-Rodriguez. Pour toutes les raisons méthodologiques évoquées par avant et clairement synthétisées dans un article de Fergus Mason. La chercheuse Laura Crotty Alexander, toujours dans le San Diego Union-Tribune du 31 décembre, souligne d'ailleurs que «l'extrait de fumée de cigarette tue les cellules à une moindre concentration que ne le fait la vapeur de e-cigarette. Et les tue beaucoup plus rapidement».

Ces résultats sont des indices, seulement des indices. Mais confirmant d'autres études sur la réduction des risques de la vape par rapport au tabac fumé. C'est ce que souligne la Pr Linda Bauld, en réponse à la paranoïa déclenchée par le tir groupé d'articles, dans le Guardian du 30 décembre: «Si nous comparons la vapeur d'ecig avec l'air frais, nous trouvons la présence de certains toxiques, comme déjà montré lors d'études antérieures. Mais ce que les résultats de cette étude montrent, c'est que si nous comparons la vape et la fumée de tabac, alors les ecigs sont plus sures».

Pour le cancérologue Ian Lewis, les journaux auraient pu titrer que «les cellules peuvent survivre durant huit semaines dans le concentré de vapeur d'ecig mais seulement 24 heures dans l'extrait de cigarette». Pour sa part, le Pr Clive Bates estime, sur son blog, que «si la plus conventionnelle pratique journalistique est de simplement rapporter ce que la recherche en question a trouvé, alors il y a dans cette étude peu matière au sensationnalisme» [PS. billet traduit par Florence sur Vapor-Gate]. Mais alors pourquoi diable cette cabale journalistique a t-elle eu lieu ?

L'absence de vérification des informations par les journalistes
Media Porn : plus de Q que d'info 

La junk-infood fait son beurre

Du barattage au baratin, le journalisme a découvert la fonction copier/coller pour faire tourner. Telle la fermière d'autrefois brassant le lait pour en faire son beurre. En 2008, Waseem Zakir, journaliste à la BBC, forge le néologisme de «churnalism». Ce barattage de communiqués de presse et de packaging médias réduisant les coûts et augmentant le volume de production d'infos. Nous subissons ainsi un martèlement en continu de «nouvelles», de préférence angoissantes pour éveiller la compulsion pour les produits en pubs. L'infotainment, cette «info loisir» pour le dire avec les mots de l'AFP, touche aussi les rubriques scientifiques, comme le soulignait le Guardian en 2011

Cette réplication peut aller jusqu'à recopier les fautes de frappe. Comme celle de mettre un Q en place d'un G au gré des lignes du repiquage hésitant entre les deux orthographes de Wang-Rodriguez (voir notre montage non exhaustif). A fortiori sur le contenu, la critique éclairée s'efface au profit du sensationnalisme. La course aux clics dans l'effrénée info en «temps réel» prend la place du traitement réfléchi. De 1990 aux années 2000, la clause d'articles minimum des contrats à Libération est passé de deux à cinq par semaine. Selon les gestionnaires, l'informatique permet des gains de productivité. Mais les ordinateurs ne réfléchissent pas. Disparaît ainsi ce temps de l'intelligence, cette régurgitation bovine chère à Friedrich Nietzsche sensible aux charmes des vaches.

L'idéologie du journalisme

Le journaliste n'est pas victime seulement de ses conditions de travail. Mais aussi de son acceptation de celles-ci au travers du journalisme comme idéologie. Conforté dans un complexe de supériorité assit sur une notion «d'objectivité» très niaise. La discussion des articles sur cette étude l'illustre. Le journaliste croit en la vérité révélée. Sans saisir que la science est une activité construisant des situations sur la base de paradigmes eux-même échafaudés. Cette croyance de pouvoir posséder une virginale objectivité, comprise comme point de vue divin laïcisé, fonde le dédain journalistique envers les lecteurs. A quoi bon donner de la confiture aux cochons lorsque de la junk infood suffit ?

Et en corollaire, une obséquieuse soumission aux arguments d'autorité. «Le modèle du journalisme paresseux repose sur l'autorité. L'autorité de «scientifiques» placés sur un piédestal de chasseurs de la pure vérité et l'autorité des revues évaluées par des pairs. Et ceci serait sensé garantir l'intégrité de la recherche publiée», remarque le Pr Clive Bates à propos de la couverture médiatique de cette étude. En définitive la pseudo objectivité journalistique se réduit alors en une «neutralité» au service des organismes les plus puissants en terme de propagande. C'est ainsi que le tapinage du communiqué de presse de Cindy C. Butler est devenu buzz médiatique mondial.

California über alles

Les journalistes ont joué les perroquets des autorités californiennes. Mais pourquoi une coalition d'organismes institutionnels orchestre cette campagne de propagande contre la vape ? La date, juste avant le traditionnel pic de tentatives de sevrages tabagiques de janvier, donne probablement un indice. Inhiber la sortie du tabagisme à l'aide du vapotage semble le mobile évident. A cela deux motivations majeures. 

La première est d'ordre financier. En 1998, le Tobacco Master Settlement Aggreement (MSA) condamne les firmes cigarettières à verser plus de 200 milliards de dollars d'indemnités aux Etats américains sur 25 ans. Appâtées par la manne financière, les banques proposent aux Etats des prêts toxiques garantis sur les versements du MSA. Des Tobacco Bonds indexés sur les ventes de tabac. Plus les ventes chutent, plus les intérêts dues par les Etats aux banques augmentent. La banque Goldman Sachs les nomment «Turbo fonds». «Ils les ont appelé Turbos parce que leurs remboursements vont de plus en plus vite», explique John Lampasona, analyste chez Standard & Poor's à ProPublicca en 2014.

Carte de ProPublicca
Carte interactive de ProPublicca (cliquer)

La Californie est le second Etat américain, derrière New-York et devant l'Ohio et l'Illinois, en volume de prêts pourris contractés sur la base du MSA. Autrement dit, la Californie a désormais intérêt à ce que les ventes de tabac cessent de chuter. Or, avec 30 millions de vapoteurs, dont au moins 9 millions en usage régulier, les Etats-Unis ont vu les ventes de cigarettes reculées au double des prévisions ces dernières années. Selon l'article très fouillé du pure player ProPublicca, les Etats américains auront remboursé 64 milliards de dollars aux banquiers de Wall Street pour 3 milliards empruntés.

La guerre du feu

L'autre raison majeure à l'opération de propagande californienne est la guerre de l'addictologie entre pro-abstinences et partisans de la réduction des risques. Cet affrontement esquissé dans mon article au Courrier au printemps dernier est à présent ouvertement déclarée. D'un côté les pragmatiques accueillent la vape comme moyen de réduction des risques pouvant sortir des fumeurs de leur tabagisme. Conséquents avec le constat de l'extrême addiction au tabac, ils considèrent préférable le switch à une consommation beaucoup moins nocive pour l'extrême majorité des fumeurs ne réussissant pas à se sevrer par les autres moyens. Une voie humaniste.

A l'opposé, le camp des pro-abstinences, héritiers idéologiques de l'obscurantisme intégriste qui a mis en place les prohibitions de l'alcool au début du 20ème siècle, puis celle du cannabis et enfin la guerre aux drogues. Le fond est celui d'un moralisme considérant la luxure comme pêché. Au risque du sida, ils proposent l'abstinence au lieu de la capote. Au risque du tabagisme, l'abstinence au lieu de la vapote. Au risque des infections, l'abstinence au lieu de l'accès à des seringues propres. Etc ad nauseam... Le calvaire en guise de rédemption ou la mort pour les impénitents. C'est ce camp dominateur que les journalistes servent par l'abstinence de toute réflexion critique lorsqu'ils essaiment leur propagande. En un mot. 

Morbide.


* Post-Scriptum du 7-01-2016 : Hugo Jalinière de Sciences & Avenir et santé log ont tous deux corrigé leurs articles début janvier. Ajoutant notamment ce qui avait été passé sous silence dans le Press Release officiel, à savoir que la fumée de cigarette tue beaucoup plus et plus vite les cellules de l'étude. Gestes d’honnêteté intellectuelle. 




mercredi 21 octobre 2015

David Goerlitz lave son honneur en rendant sa médaille à l'OMS

1990 : D. Goerlitz reçoit la médaille de l'OMS
David Goerlitz, égérie de la lutte anti-tabac, a renvoyé la médaille d'honneur dont l'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'avait décoré en 1990. Sur le site de l'eSmoking Association, il déclare ne plus vouloir «se rendre complice des mensonges» de l'OMS. L'appel de Margaret Chan, directrice de l'OMS, à l'interdiction de la vape dans le China Daily a été de trop pour l'activiste anti-tabac. Nous n'avons obtenu aucun commentaire de l'OMS à propos de la défection de leur ancien conférencier.

David Goerlitz dénonce «l'utilisation de la vape comme bouc-émissaire» par l'OMS qui, se faisant, «protège les profits de Big Tobacco». Transfuge de Winston en 1988, il a multiplié les actions pour dénoncer les méfaits du tabagisme dans les années 90' et 2000. Témoignage au procès des cigarettiers, conférences à travers le monde et, surtout, des séances de prévention envers les "kids", pour reprendre son expression. 

Pour l'américain septuagénaire, désormais l'OMS enfume l'opinion publique avec des études de junk-science, biaisées et falsifiées sur les ecigs. Cette propagande contre la vape «est une gifle aux millions de fumeurs qui tentent désespérément d'arrêter de fumer», alors que la vape «est une alternative au tabac dont il est prouvé qu'elle est au moins à 95% moins nocive», précise David Goerlitz.

vendredi 4 septembre 2015

Stop-tabac de Leicester (UK): l'expérience ecig friendly


Accueillir et aider tout le monde. Même ceux qui veulent arrêter par la vape. C'est l'idée novatrice de Louise Ross, la directrice du Stop-Tabac de Leicester. Ouvert depuis 13 ans, le centre a aidé plus de 15'000 fumeurs à lâcher la clope. En janvier 2014, ce service de l'East-midlands anglais initie une démarche originale: c'est le premier service de cessation tabagique a devenir 'ecig friendly'. «Nous ne pouvons pas fournir d'ecigs, qui ne sont pas reconnues comme médication. Mais les personnes qui veulent arrêter de fumer à l'aide de ces appareils sont vraiment bienvenues», explique t-elle dans le bilan après une année de cette pratique. 

Au début, l'équipe du centre s'est préparé en rencontrant un vendeur, lui-même vapoteur, pour apprendre l'usage, les différents modèles, les arômes, les prix, les préférences et les styles de vapes. Cet apprentissage a donné lieu à de nombreux échanges au sein des membres de l'équipe, avec les utilisateurs du centre, par des rencontres de vapoteurs expérimentés et de nombreuses lectures sur internet. Une initiation à la culture de la vape qui les conduit à mieux conseiller les débutants. «Nous recommandons aux gens de se renseigner par eux-mêmes pour un vaporisateur de meilleure qualité [de 2ème à 4ème génération], plutôt qu'une cigalike bon marché mais inefficace», précise t-elle. L'équipe a découvert sa diversité, notamment des saveurs des liquides, aspect crucial pour aider le fumeur a passé à la vape avec plaisir.