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mercredi 14 octobre 2020

Le monde selon FACEBOOK: censure de livre de science et promotion de jeu de meurtre

Ce n’est pas dans Fahrenheit 451, mais sur Facebook en 2020 que se déroule cette petite histoire en deux temps. En premier lieu, le Pr Bernd Mayer, toxicologue de l’Université de Graz (Autriche), vient de publier un livre sur le vapotage et la réduction des risques face au tabagisme. Son bouquin en allemand est sorti chez le petit éditeur autrichien Delta X. « Die E-Zigarette Fakten & Mythen » — La vape, faits et mythes — ne contient aucune publicité. Il est l’œuvre en toute indépendance d’un expert du domaine, dont le souci est avant tout d’informer correctement des fumeurs de l’opportunité d’opter pour le vapotage à la place de leur cigarette. 

Lire nuit gravement à votre naïveté

Cette semaine, Facebook a censuré un post publicitaire pour le livre. Une première fois en justifiant ne pas permettre la promotion de produits du tabac. Mais c’est un livre. D’un scientifique. La seconde fois, Facebook n’a pas même expliqué sa censure.

« Facebook a rejeté la publication, cette fois sans possibilité de recours. Plein d’entrain, j’ai créé un nouvel article légèrement modifié, sous le titre “Désirez-vous arrêter de fumer ?” pour préciser que je ne fais pas de publicité pour les produits du tabac », explique le Pr Bernd Mayer sur son Facebook le 12 octobre. Son nouveau post, pas plus que le précédent, n’apparait sur Facebook. 

Philanthropie du meurtre 

Toujours sur Facebook, une publicité, propulsée par les algorithmes du géant américain, aiguille vers un jeu hébergé dans les mailles du réseau social. Le clip de quelques secondes de Mafia City H5 présente un contrôle de police, où le chauffeur descend avant de saisir un calibre imposant. « Attendre ou le faire? », propose Facebook.

Le monde de Facebook nous cache l’information scientifique sur la réduction des risques, mais propose de fantasmer une carrière mafieuse ponctuée de meurtres. Une restriction de l’espace imaginatif assez cohérente en regard des investissements de son propriétaire Mark Zuckerberg et de ses amis. 

L’industrie du business soi-disant « philanthropique » dans laquelle est impliqué Mark Zuckerberg se démène ces derniers mois pour étendre la prohibition du vapotage. Une prohibition qui maintient des fumeurs dans la cigarette, elle-même de plus en plus l’objet de trafic, et engendre dans certains pays des marchés parallèles de produits de vape.

Prohibition et mafia : un secteur d’avenir

Prise de position appelant à l’interdiction de la réduction des risques, film de propagande contre l’arrêt tabagique à l’aide du vapotage, rumeurs mensongères répandues dans les médias ne se comptent plus. Les sources de cette guerre à la réduction des risques, elles, sont relativement faciles à recenser : à peu près tout passe par la filière de la Bloomberg limited company et ses filiales. L’affairiste milliardaire est un proche de Zuckerberg et de sa compagnie « philanthropique » Chan Zuckerberg Initiative.

De la prohibition et des jeux mafieux où l’on assassine, plutôt que des livres scientifiques. Facebook reflète le monde concocté par nos nouveaux seigneurs « philanthropes ». La réduction des risques et le livre du Pr Bernd Mayer ne semblent pas en faire partie. Une raison de le lire.

« Le pharmacologue et toxicologue Bernd Mayer de l’Université de Graz s’est penché sur ce sujet et explique dans son livre, sous une forme compréhensible, les faits et mythes qui entourent la cigarette-électronique. À cet égard, l’expert révèle les arguments contre le passage au vapotage en tant qu’affirmations non scientifiques de certains groupes d’intérêt, en particulier l’industrie pharmaceutique et la santé publique étroitement liée à l’industrie. C’est un livre recommandé pour tous ceux qui envisagent la cigarette électronique comme alternative au tabagisme et qui veulent s’y tenir », sur le site de l’éditeur Delta X.

samedi 21 mars 2020

Covid-19: la censure de Facebook connait un nouvel accès de fièvre, très orientée idéologiquement

Je ne pourrais peut-être pas diffuser ce billet sur Facebook. La plateforme commerciale m’a interdit temporairement de publication. Mon crime est d’avoir partagé, dans une conversation avec un ami, un article du journal 24 Heures sur les tests de la chloroquine contre le Covid-19 à l’hôpital de Lausanne. Facebook juge que ce contenu va à l’encontre de ses standards « en matière de violence organisée et apologie du crime ». Rien de moins. Je ne suis pas la première victime ces derniers jours des abus de la censure du réseau de Mark Zuckerberg. 

Critiques du CDC et de Stanton Glantz censurées

Par exemple, le partage d’un article du 16 mars de Reason, présentant une critique de la communication du Center of Disease Control (CDC) américain sur la notion d’épidémie, a été bloqué avec un prétexte du même ordre. Le Dr Philippe Arvers, médecin addictologue et tabacologue au Centre médical des armées (CMA) notamment, s’est vu interdire la diffusion d’un article de Vice sur les études douteuses de Stanton Glantz

Trois journalistes du site suisse Heidi.news ont vu leur posts censurés le 17 mars. Des articles concernant l’épidémie de Covid-19 sur BusinessInsider, BuzzFed, ainsi qu’un article à propos du film de témoignages italiens « 10 days » sur The Atlantic ont été empêchés de diffusion sur Facebook. « Le contenu de journaux établis et de sites tels que Politico, The Atlantic, USA Today, Vice, Business Insider, Axios et The Seattle Times. La plateforme de blogging Medium (qui gère une série de sous-sites dotés en personnel et édités) et le site de financement participatif GoFundMe sont également pris dans le filet », liste de manière non exhaustive un article d’Ars Technica

Juste un bug?

En guise d’excuse, Guy Rosen, vice-président de Facebook, regrette dans un tweet (!) un « problème avec un système automatisé qui retire des liens vers des sites abusifs, mais qui a retiré beaucoup d’autres posts aussi ». Il promet que tous les posts incorrectement censurés seront restaurés. Près de 500 tweets en réponses affirment que cela n’a pas été le cas. Et de toute évidence, cela continue comme mon propre exemple le montre. Guy Rosen n’a pas eu même la politesse de répondre à mon interpellation sur twitter.

Les « non-alignés »

L’excuse du bug de la part du responsable de la plateforme dévoile de fait un système de censure. Les cibles éveillent un doute. Bien que les sujets abordés soient différents — de la critique du CDC, dénonciation des fraudes de Stanton Glantz, témoignages directs de la population italienne, recherches sur la chloroquine face au Covid-19 —, il semble se dessiner un fil rouge entre les cibles de la censure de Facebook. 

Elles sont ce que les cadres de l’OMS appellent des propos « non-alignés ». L’expression vient de Vinayak Prasad, ex-haut fonctionnaire indien et directeur de l’Initiative pour un monde sans tabac de l’OMS financé par la Bloomberg Philanthropies Company LLC, qui l’a utilisé dans Politico le 6 février dernier. Il visait avec ce terme l’approche britannique de réduction des risques face au tabagisme, à laquelle l’OMS, Bloomberg et les intérêts du tabac indien s’opposent.

Une seule vérité : celle de l’OMS

Peu de temps avant cette nouvelle vague de censure, Facebook avait annoncé vouloir serrer la vis contre la liberté d’expression au nom de la lutte contre les fausses informations. Un communiqué le 19 mars a précisé le plan. « Nous commencerons également à supprimer le contenu contenant de fausses allégations ou des théories du complot qui ont été signalées par les principales organisations mondiales de santé et les autorités sanitaires locales et qui pourraient nuire aux personnes qui les croient », explique Kang-Xing Ji, responsable santé de Facebook.

La mesure de censure prétend viser les fakenews, mais y incorpore tout ce que les « principales organisations mondiales de santé » trouvent dérangeant. Il y a là plusieurs problèmes. Celui du droit à la pluralité de l’information, la nécessité d’une confrontation d’idées face à la crise, notamment avec des scientifiques hétérodoxes comme le Pr Didier Raoult, et moteur de la science. Mais également d’énormes problèmes de conflit d’intérêts financiers et de politiciens à quelques mois d’une échéance électorale aux États-Unis

Facebook se métamorphose-t-il en Wechat?

L’opportunité offerte par l’épidémie de coronavirus à Faceboook de se transformer en Wechat, le réseau social chinois censuré en temps réel, est inquiétante. « Afin d’échapper au système de cybercensure le plus sophistiqué au monde, les internautes chinois n’ont d’autre choix que d’inventer leur propre vocabulaire afin de débattre de “sujets sensibles”. Notamment la gestion de l’épidémie de coronavirus par le gouvernement », explique Amnesty International dans un article sur la Chine ce 16 mars.

De fait. il semble de plus en plus évident que les utilisateurs de Facebook devront trouver des astuces similaires pour pouvoir encore exprimer des informations « non-alignées » sur la doxa de l’OMS. Parler de vapotage, de réduction des risques, et visiblement de la chloroquine, etc. fait déjà courir le risque d’être censuré et banni de la plateforme. 

Les intérêts des compagnies « philanthropiques » et pharmaceutiques

L’intérêt commercial d’un vaccin, plutôt qu’une solution avec une molécule tombée dans le domaine public telle que la chloroquine, est assez évident. D’où émerge un soupçon sur les logiques de censure et les liens d’intérêts entre l’OMS, les compagnies pharmaceutiques et les firmes « philanthropiques » telles que la Chan Zuckerberg Initiative LLC ou la Bloomberg Philanthropies Company LLC. 

La proximité idéologique et d’affaires entre le propriétaire de Facebook et l’oligarque puritain Michael Bloomberg, parrain financier de l’OMS et lancé dans la bataille des élections américaines, multiplie et entrecroise les conflits d’intérêts de manière ahurissante. Or Mark Zuckerberg a déjà démontré, notamment à l’occasion de l’affaire Cambridge Analytica, son absence de loyauté envers le public.

La liberté d’informer : un bien non-essentiel?

Même le très conformiste journal le Monde s’inquiète du risque de dérive liberticide liée à la crise du coronavirus. « S’il est, en effet, une liberté publique essentielle pour lutter contre une épidémie de façon précoce, et donc efficace, c’est la liberté d’informer », souligne Catherine Vincent dans un article sur les libertés publiques à l’épreuve du Covid-19

On peut évidemment avoir en mémoire l’épidémie en 1918 de la « grippe espagnole » qui porte ce nom en raison de la censure militaire qui s’exerçait partout sauf en Espagne. Seuls les journaux espagnols avaient pu parler des ravages du virus, qui a tué probablement près de 100 millions de personnes dans le monde. 

Délayer la question, le temps de mettre en place le cadenas

Le retard de deux mois d’information fiable par les dirigeants chinois au début de l’épidémie de Covid-19, couvert et enrobé par la communication du Dr Tedros, directeur général de l’OMS, est un des facteurs, sans être le seul, de l’impréparation des pays européens à l’épidémie. « On aura tout le temps après cette crise pour revoir son historique », esquive Sylvie Briand, directrice de département à l’OMS, au journal le Monde

Mais pendant ce temps-là, Facebook et l’archipel d’influence de l’OMS et de ses parrains mettent en place le dispositif de verrouillage de communication, procédant à une quasi-réécriture de l’histoire en temps réel. Et de pousser aux mesures les plus autoritaires et liberticides dans la veine idéologique de son état-major.

Une élite sclérosée

Au-delà de l’information factuelle nécessaire à la protection, un autre ravage de la censure est la sclérose de la pensée unique. La crise du Covid-19 dévoile à ce titre un peu plus l’état d’une pensée atrophiée et monolithique à l’OMS, qui ne se sert du terme de science qu’à titre d’élément de langage marketing pour ses décisions

L’exclusion par l’OMS de Taiwan, pays démocratique au système de santé efficace et équitable, est révélatrice de cette sclérose. Le pays est celui qui a su le mieux juguler l’épidémie de Covid-19 avec une centaine de contaminés et deux décès. Parce qu’il ne s’est pas fait enfumer par l’OMS, selon les déclarations de ses responsables. Le pays a pris des mesures dès le 31 décembre. Cette semaine, le Financial Times a révélé que Taiwan avait prévenu l’OMS en décembre de l’essor d’une épidémie de coronavirus en Chine. Et l’OMS a enterré l’information, jusqu’à fin janvier.

Silence sur Taiwan

Taiwan a opéré des dépistages, confinements des personnes atteintes et une quarantaine pour les personnes arrivant de l’étranger, sans tenir compte des données biaisées diffusées par l’OMS. Au 20 mars, le bilan est de deux décès pour une centaine de personnes détectées avoir été infectées à Taiwan. Le contraste est saisissant avec la situation de pays comme l’Italie qui ont cru les informations délivrées par l’OMS.

Le résultat de cette crédulité est un état d'urgence moyenâgeux en dernier recours face à l'impréparation. « Confiner l’ensemble de la population sans dépister et sans traiter, c’est digne du traitement des épidémies des siècles passés », se désole Jean-Dominique Michel, anthropologue de santé, dans un blog essentiel à lire.

À suivre, mais ce sera ailleurs que sur Facebook...

Ces questions ne seront pas ouvertement débattues sur Facebook, sous peine d’être banni. Seule la version officielle de la vérité, selon l’église de l’OMS, y aura sa place. La chape de plomb qui se met en place à l’occasion de l’épidémie de Covid-19 risque de réduire à long terme la capacité de débat et de recherche hors des dogmes de la poignée de dirigeants de l’OMS.

À six mois de la COP9 anti-tabac de l’OMS, où l’alliance des intérêts économiques de l’oligarque Bloomberg et du tabac indien vont tenter de nouveau de faire interdire le vapotage, nous devrions nous en inquiéter.

vendredi 2 août 2019

Dérive: Facebook bloque un utilisateur après son partage d'un article du Dr Nau sur le vapotage

"A peine j'avais j'avais partagé l'article que mon compte a été bloqué". Pedro [identité connue de la rédaction] n'en revient toujours pas. Cela se passe sur le réseau social Facebook et l'article en question provient du blog  'Journalisme et santé publique' du Docteur Jean-Yves Nau. "Contenu inapproprié et signalement", justifie sans plus la multinationale pour le blocage du compte de Pedro. Il a pu le récupérer après un long interrogatoire en ligne et avoir expurgé la publication. Le papier déclencheur de la censure parle de vapotage et de réduction des risques. 

L'article en question "Cigarette électronique? N'ayez pas peur c'est le préservatif du fumeur! (publicité)" revient sur la polémique OMS-AFP à travers une lecture commentée d'un article d'Anaïs Moine sur le site aufeminin.com donnant la parole à Jacques Le Houezec. "Concilier plaisir et réduction des risques, là est sans doute le hic – du moins dans une société pour une large part fondée sur le concept de péché et de rédemption. Où l'on en vient, esprit d’escalier, à cette proposition de slogan pour l’exécutif: «Cigarette-électronique? Ne pas en avoir peur, c’est le préservatif du fumeur!»", conclue le Dr Jean-Yves Nau.

Purges facebookiennes

Vapotage et plaisir contre le tabagisme donc. Des thèmes aussi peu appréciés que l'Origine du monde par la plateforme. Comme dans le cas du tableau de Courbet, il est à noter que d'autres personnes ou pages ayant partagé cet article du Dr JY Nau n'ont pas eu à subir les foudres de l'inquisition de Facebook. L'hypothèse que Pedro a été victime d'un excès de zèle arbitraire d'un commissaire au contrôle de Facebook semble probable. Mais le contexte actuel sur Facebook parait plus que favorable à ce type d'abus. 

Ces derniers jours, le réseau social se livre à une véritable chasse aux sorcières en clôturant d'innombrables groupes traitant du vapotage. La purge dépasse largement le prétexte annoncé de l'accès aux mineurs, bien qu'elle semble jusque-là ne viser que les groupes tolérant des ventes, des dons et du troc entre usagers. 

Cependant, la modification des règles du réseau social donne beaucoup de latitude à Facebook pour censurer les publications au sujet du vapotage. Facebook ne le distinguant pas des produits du tabac, le vapotage se trouve désormais simplement assimilé aux drogues.

Plainte pour défendre la liberté d'expression sur Facebook

Or, les associations sur les questions de réduction des risques pour les drogues sont déjà sujettes à des accès de censure arbitraire de la multinationale de Mark Zuckerberg. L'Initiative Sociale sur la Narcopolitique (Społeczna Inicjatywa Narkopolityki - SIN) a d'ailleurs déposé plainte en mai contre Facebook pour violation de la liberté d'expression suite à la suppression de contenus de l'association de réduction des risques polonaise par le réseau social. Le site The fix nous informe que SIN a remporté une première manche dans sa bataille juridique face à la multinationale en juin. 

Incitation à la haine diffusée, incitation à la réduction des risques censurée

Facebook a montré moins de scrupule pour collaborer à de vastes manipulations de masse lors de différentes élections, comme l'explique clairement le nouveau documentaire The Great Hack, sur Netflix. Étroitement associé par ailleurs au milliardaire puritain Michael Bloomberg, dans son projet très avancé de mettre la main sur l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l'orientation idéologique de Mark Zuckerberg parait de moins en moins mystérieuse. 

Contrôle des contenus, incitation à la délation, censure arbitraire sans recours ni explication, déni des droits humains, le monde angoissant de Facebook tend à déborder dans le réel. Pour éviter les limitations des algorithmes ou les possibles coupes de Facebook, nous vous rappelons que vous pouvez vous abonner pour recevoir sans pub directement en mail les articles de Vapolitique (n'oubliez pas de vérifier que le mail de confirmation n'a pas atterri dans les spams de votre mail ;) ).

dimanche 4 novembre 2018

Pour éviter la soft-censure des réseaux sociaux, s'abonner aux mails de Vapolitique

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Ce n'est pas la première fois. Depuis une semaine le flux de lectures en provenance de Facebook s'est écroulé: de dix à vingt fois moins de connexions sur chaque article qu'habituellement. Cela s'était déjà produit il y a quelques mois. Facebook est connu pour appliquer des restrictions de diffusion furtives limitant les affichages de certains billets ou sources. Une forme de censure soft qui ne se présente pas aussi brutalement qu'un blocage net.

Je me demande si, cette fois, cela n'est pas lié à mon usage du hashtag #MoisSansTabac. L'écroulement de lectures coïncide avec un article l'utilisant en titre, alors que Tabac Info Service a interdit l'usage de la charte graphique de l'opération au groupe Vape Info Service. Les autres sources de lecteurs sont restées stables sur cette période. De quoi se poser la question, mais c'est une hypothèse que je ne pourrais pas vérifier...

Quoiqu'il en soit, d'autres épisodes de blocages sont déjà survenus, également sur le réseau social Twitter. Pendant quelques mois, sur une dénonciation anonyme "d'un partenaire de Twitter" et sans autre explication, ce réseau empêchait la publication de billet avec des liens vers Vapolitique.blogspot.ch. Puis cela s'est arrêté... sans plus d'explication. Bref ce n'est pas un scoop, l'information sur la réduction des risques avec le vapotage n'a pas que des soutiens.

S'abonner pour recevoir directement les articles par mail permet d'éviter d'être à la merci des choix de ces réseaux sociaux. Comme le reste du contenu de ce blog, produit bénévolement, c'est gratuit et sans pub. L'abonnement passe par FeedBurner qui automatise l'envoi d'un mail le matin suivant avec les articles. La mise en page est très légèrement différente du blog, sur lequel vous pouvez toujours venir. Vous pouvez vous désabonner par la suite.


dimanche 28 octobre 2018

Nouveau jeu #******* pour arrêter de fumer: découvre où se trouve le groupe facebook Vape Info Service !

[Titre édité et illustration retirée pour des raisons de blocages - l'humour n'est pas universellement partagé...]

Origami, jeu de la paille et design Castor & Pollux. Volontairement ou non, le ludique s'invite chaque année au Mois Sans Tabac français. Original, novembre 2018 se place sous le signe du jeu de piste. On sent déjà renaître le cœur d'adolescent des aspirants à se libérer de la clope. Leur première mission: découvrir où se trouve le groupe facebook d'entraide à l'arrêt du tabac VAPE INFO SERVICE. Le réseau compte plus de 2'000 inscrits, dont une équipe de modérateurs formés par le tabacologue Jacques Le Houezec. Le neuroscientifique s'est fait une spécialité d'instruire professionnels de santé et de vape à l'accompagnement au sevrage tabagique et spécifiquement l'art du bon usage de la nicotine. Une formation solide financée grâce à une subvention de Santé Publique France.

Le plagiat autorisé, l'information pas trop

Mais pour autant la quête des fumeurs espérant bénéficier de l'entraide de leurs pairs, des professionnels de santé soutenant le groupe et de l'équipe de vapoteurs expérimentés et formés sera moins simple qu'il n'y paraît. Les participants n'auront droit à aucune indication sur le site de Tabac Info Service à propos ni de l'emplacement ni même de l'existence du groupe. Pour corser l'affaire, Vape Info Service ne doit pas même se signaler avec la charte graphique du Mois Sans Tabac. Celle-la même qui a copié le logo de l'action Vapin'Liberty de 2013.

Alors comment les fumeurs espérant de l'aide peuvent-ils s'y retrouver ? Le bouche à oreille, quelques mots chuchotés au détour d'une rencontre fortuite, quelques flyers mauves déposés au coin d'un comptoir de vapeshop ou un post partagé sur les réseaux sociaux. Les indices seront à dénicher à la loupe. Pourtant le groupe Vape Info Service a déjà fait ses preuves. L'an passé, son ancêtre avait pris en charge plus de 4'000 fumeurs, dont la moitié ne fumaient plus à la fin novembre. Cinq mois plus tard ils étaient encore 38% a déclarer ne pas fumer au suivi organisé par l'association Sovape.

Des milliers de fumeurs libérés l'an passé, combien trouveront le chemin cette année ?

Le rapport de Sovape, auquel j'ai participé, insistait tout particulièrement sur la nécessité de "renforcer significativement la place du vapotage dans le Mois Sans Tabac". Une méthode embrassée par un tiers des participants selon François Bourdillon, directeur de Santé Publique France, qui avait été interrogé par France télévision. Six mois après, l'étrange jeu auquel se livrent les autorités françaises, donnant d'une main quelques billets pour former les cadres de l'opération et enlevant, de l'autre, la possibilité de faire connaitre son existence est déconcertant. Signe que le #MoisSansTabac n'est pas le #MoisSansKafka.




vendredi 27 juillet 2018

Surveillance politique: une équipe sino-américaine fiche 332 activistes de la vape sur Tweeter [MàJ]

Fruit d'une collaboration entre le Laboratoire clef d'Etat sur les nouvelles technologies de l'Université de Nanjing en Chine et le NORC de l'Université de Chicago aux Etats-Unis, un programme de surveillance des opposants aux campagnes anti-vapotage a livré ses conclusions. Publié dans la revue privée de l'Institute of Electrical and Electronical Engineers (IEEE), organisation internationale de professionnels des nouvelles technologies, les auteurs dénoncent une "même communauté pro-vapotage" derrière les critiques sur Tweeter aux campagnes américaines contre la réduction des risques à l'aide du vapotage. 

"Bien qu'il existe des preuves que le vapotage peut réduire les dommages pour les utilisateurs adultes qui réduisent ou arrêtent de fumer la cigarette combustible, et peu de preuves que les e-cigarettes causent des dommages à long terme, les défenseurs pro-vape ont utilisé cette base de preuves équivoques [sic!] pour s'opposer aux messages des campagnes médiatiques anti-vapotage, générant un volume très élevé de messages d'opposition sur les médias sociaux", constatent les chercheurs Qianyi Zhan, Sherry Emery, Philip Yu, Chongjun Wang et Yuan Liu.

Le programme de surveillance SORENTO

"Lorsque nous analysons le retour d'expérience des campagnes anti-vapotage, il est crucial de classer le public en différents groupes en fonction de leurs attitudes et de leurs affiliations. Dans cette perspective, nous proposons dans cet article de poser le problème de la "Détection de la Communauté sur l'Audience des Campagnes Anti-vapotage" [“Community Detection on Anti-vaping Campaign Audience”] (CODEVAN), et pour le résoudre de concevoir l'algorithme  de "détection de communauté basée sur SOcial, REpost et RelatiOn de coNTenu [“community detection based on SOcial, REpost and coNTent RelatiOn”] (SORENTO)", exposent les spécialistes en ingénierie informatique. 

Leur article explique comment le programme de surveillance et d'analyse SORENTO calcule les "scores d'intimité" des utilisateurs en fonction de leurs relations sociales, des republications et des similitudes de contenu. Selon l'équipe sino-américaine, la détection par SORENTO démontre que "les messages critiques sont principalement postés par une même communauté provapotage".

332 activistes fichés

Les spécialistes de la surveillance précisent avoir identifié 332 activistes en faveur de la réduction des risques. Pour cela, ils ont fait éplucher les tweets autour de trois campagnes américaines anti-vapotage en 2015. Celle californienne de mars à juin "Still blowing smoke", celle de Chicago "Vaping truth" de décembre à février 2016, et celle nationale au long de l'année du Center Disease Control (CDC) "Tips for former smokers". Ils ne détaillent pas la liste des 332 opposants dans l'article, mais livrent tout de même les noms de quelques uns dans leurs graphiques. Clive Bates, spécialiste de santé publique de renommée mondiale, côtoie le compte d'A Billion Lives, du documentaire éponyme, l'actif VapingIT ou le compte de la regrettée Agent Ania (RIP)...

"Similaire à d'autres applications en réseau hétérogène, les algorithmes de détection de communauté prennent également d'autres caractéristiques en compte et utilisent la classification des sentiments pour améliorer la détection de la communauté et le classement de la communauté pour permettre une analyse approfondie des données des sentiments", expliquent les promoteurs de SORENTO. La logique de fichage de SORENTO n'est pas sans rappeler celle du vaste programme de surveillance comportementale expérimenté en grandeur nature en Chine sous le nom de "crédit social", auquel l'Obs du 12 juillet a consacré un dossier.

De SORENTO au "Crédit social"

"La Chine de Xi Jinping s’est engagée dans un ambitieux et inquiétant projet de contrôle social bâti sur les technologies de pointe. Objectif : surveiller et régir la vie de 1,4 milliard de Chinois pour instaurer un totalitarisme sophistiqué. Un “modèle” qui pourrait inspirer d’autres pays", explique Ursula Gauthier, journaliste en Chine durant six ans avant son expulsion. Par l'agrégation de données informatiques et du suivi par vidéo-surveillance, le programme du "crédit social" entend noter les individus selon leur degré de "fiabilité sociale".

Ursula Gautier, de l'Obs, sur BFM le 24 juillet à propos du programme crédit social en Chine

Fichage et soft-censure

Dans ce contexte, il est quelque peu inquiétant de voir une organisation comme l'IEEE publier un article d'une équipe chinoise et américaine ayant développé et utilisé un programme de fichage d'activistes pour leur seule opinion de politique de santé publique. Inquiétant d'une part sur les méthodes non seulement envisagées, mais visiblement déjà en pratique, par le réseau anti-réduction des risques autour de l'oligarque Michael Bloomberg et de l'establishment du bureau anti-tabac (FCTC) de l'OMS. A leur Sommet au Cap au printemps, plaçant le vapotage comme nouvelle cible prioritaire de la lutte anti-tabac, ils avaient fait expulser les délégués de Taïwan pour satisfaire la Chine.

Inquiétant également, les futures utilisations contre d'autres groupes sociaux de la technique de surveillance développée et mise au point contre les défenseurs du vapotage, sans réaction des groupes de défense des libertés civiques. Enfin, inquiétant dans les mesures à court terme prises par les propriétaires des réseaux sociaux, dont il est clair que les algorithmes peuvent restreindre de manière furtive la diffusion des messages de comptes black-listés, comme le reconnaissait Facebook cette semaine dans un article de Libération. L'opposition à la liberté des fumeurs de préférer le vapotage a décidément de plus en plus un sale goût de dystopie orwellienne.

Sur le financement du programme SORENTO - MàJ 28-07-2018

L'article publiée dans la revue de l'IEEE spécifie avoir reçu des financements du Fundamental Research Funds for the Central Universities de Chine, à travers deux subventions JUSRP11852 et NSFC 61672264. Ainsi que de la National Science Foundation américaine à travers quatre programmes de subventions référencés IIS-1526499, IIS-1763325, CNS-1626432 et NSFC 61672313. L'IIS-1526499 pour 499'999 $ et le CNS-1626432 pour 599'536 $ sont financés par l'Université de l'Illinois Chicago. Je n'ai pas réussi à retracer les deux autres, sans avoir pu y consacrer suffisamment de temps.... Enfin, les auteurs ont aussi bénéficié des bourses du National Key Research and Development Program of China, No. 2016YFB1001102 et NSFC 61502227. A creuser peut-être...



dimanche 2 octobre 2016

[Expresso] Facebook bloque la diffusion d'un article de Forbes sur le documentaire A Billion Lives


Dévoiler les coulisses occultes du système tabac n'est pas conforme à la politique de Facebook. La plateforme a refusé de diffuser l'annonce d'un article de Forbes. Le magazine américain publie un entretien avec Aaron Biebert, le réalisateur du documentaire A Billion Lives. "Votre message ne sera pas impulsé car il ne suit pas nos règles publicitaires", explique le communiqué de Facebook. En quoi l'interview d'Aaron Biebert pose problème à la multinationale de Mark Zuckenberg? "Nous n'autorisons pas les annonces qui promeuvent l'usage ou la vente d'accessoires de tabagisme", explique la firme californienne. Suit une liste de produits contenant les "cigarettes électroniques". Pourtant, on a beau lire et relire l'article de Forbes intitulé "Le Gouvernement met les intérêts du tabac au dessus d'un milliard de vies", aucune trace de goudron de tabac n’apparaît. Mais pour Facebook, l'article de Jared Meyer sur un documentaire contre le tabagisme et son système morbide ne doit pas être porté à la connaissance de ses usagers.
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