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samedi 10 novembre 2018

En Allemagne, la Revue des médecins allume le dogmatisme stérile de l'OMS contre la réduction des risques

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) essuie une virulente charge dans le dernier numéro d'Äertze Zeitung, le journal des médecins allemands. L'approche de l'OMS contre les outils de réduction des risques, tels que le vapotage, ressemble à une doctrine idéologique conduite "d'une main de fer contre la société, au prix de dommages collatéraux", aux yeux de Matthias Wallenfels. Le rédacteur-en-chef de la rubrique économie d'Äertze Zeitung compare la politique de l'agence onusienne aux anciens "systèmes communistes". "Les mouvements sociaux et les aspirations à changer le système sont systématiquement poursuivis de manière répressive - jusqu'à ce que le système s'effondre à la fin. Cela pourrait également arriver à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans ses travaux en cours sur la Convention-cadre pour la lutte antitabac (FCTC)", estime t-il. 

Critiques étouffées

Le 8ème sommet anti-tabac (COP8) de l'OMS à Genève début octobre a accouché des habituelles recommandations de hausse des taxes et d'interdiction de publicité du tabac et, sans oublier, plus de fonds pour la prévention. "Parce que cela ne convient pas à leur idéologie, les représentants de la COP8 ont également tout mis en œuvre pour éviter de réagir aux nombreuses manifestations contradictoires de diverses organisations à Genève", rapporte Matthias Wallenfels. 

Cible de la contestation: la politique univoque de l'abstinence comme solution unique proposée aux fumeurs pour s'en sortir. Un dogme de l'OMS qui pourrait la conduire à nuire à la santé publique estime le Vaping Post cette semaine. Aux critiques à chaud du réseau INNCO, dont celle des représentants francophones (ACEAF, Aiduce, Helvetic Vape et Sovape), le témoignage de Claude Bamberger, s'ajoute cette semaine la voix espagnole de l'association Anesvap. Son analyse pointue sur "cette chaise cassée" qu'est l'OMS pointe le pilier brisé de la réduction des risques dans la politique tabac de l'agence onusienne. Mais ce sont aussi les disparitions du respect des droits humains et de la transparence qui inquiètent. Du côté de l'organisation Consumer Choice, Bill Wirtz s'agace dans Agora des orientations bureaucratiques de l'OMS.

Les médecins rejoignent le mouvement vers la réduction des risques

Au mouvement des usagers de moyens de consommer la nicotine à risque réduit s'ajoutent "de plus en plus de médecins du monde entier pour plaider contre la résistance des sociétés professionnelles à envisager des solutions de remplacement au tabagisme", se réjouit Äertze Zeitung. Même au risque d'être accusés d'être à la solde de l'industrie cigarettière, précise le rédacteur-en-chef. "Au lieu de soutenir activement les fumeurs concernés par ce changement, en Allemagne, on accuse le vapotage d'être un produit de l'industrie du tabac", déplore le Dr Knut Kröger, au journal des médecins.

Sortir de l'échec programmé

Le Dr Kröger est l'un des éminents spécialistes allemands avoir pris position en faveur de la réduction des risques au 34ème Congrès national d'angiologie la semaine dernière à Bonn. Avant eux, plus de 70 spécialistes mondiaux avaient également publié une supplique à l'OMS pour l'appeler à prendre en considération la réduction des risques avant son Sommet.

"Les méthodes d'abstinence conventionnelles, en partie fondées sur des preuves, sont en échec. De sorte qu'aujourd'hui, le vapotage est la méthode la plus fréquemment utilisée pour tenter d'arrêter de fumer aussi en Allemagne", appuie Matthias Wallenfels. "La population est de plus en plus disposée à adopter des solutions de remplacement"

samedi 3 novembre 2018

[Bref] L'internationale des vapoteurs demande au Gouvernement italien de supprimer la surtaxe scélérate et le régime de monopole

Il faut en finir avec la situation absurde et délétère de la surtaxe anti-vape et du régime de monopole de l'Administration des Douanes et des Monopoles (ADM - ex-AAMS) en Italie. C'est en substance le message envoyé par INNCO, le réseau international des organisations de consommateurs de nicotine à risque réduit, au Premier ministre Conte et ses vices-Premiers ministres Salvini et Di Maio. Représentant 38 associations d'usagers, dont l'association des vapoteurs italiens ANPVU, INNCO demande "la supression de la taxe régressive sur le vapotage, le rétablissement des ventes en ligne et l'élimination du régime de l'ADM" dans la lettre également adressée au Ministre de l'économie Tria, la présidente de la Commision finance du Sénat Comaroli et les sous-Secrétaire au gouvernement Garavaglia et Castelli.

Le pire est pour les usagers et la santé publique

"Le régime de l'administration autonome des monopoles d'État limite la vente de vapotage aux buralistes, aux pharmacies et aux magasins agréés par la même administration, l'interdiction des ventes en ligne et transfrontalières, le niveau drastique de taxe sur les "consommables" imposée aux liquides et ses ingrédients et les normes floues ont décimé ce qui était autrefois le secteur à la plus forte croissance de l'Union Européenne (UE). Le résultat est une perte énorme pour l'économie italienne et le secteur italien du vapotage. Mais le pire préjudice est porté par les consommateurs de nicotine et la santé publique", explique la lettre d'INNCO publiée par le site italien spécialisé SigMagazine.

En 2014, le gouvernement d'alors avait créé une catégorie de "liquides d'inhalation contenant ou non de la nicotine", pour les taxer à hauteur de 4€ la fiole de 10 ml selon une règle d'équivalence ahurissante par rapport aux cigarettes de  tabac. "Le gouvernement italien précédent avait défendu cette politique en tant que réponse fiscale légitime nécessaire pour compenser la chute des revenus du tabac. La santé des ex-fumeurs qui sont passés à un produit nicotiné présentant un risque au moins inférieur de 95% était et continue d'être totalement ignorée", regrette l'organisation internationale.

Que deviennent les promesses de Matteo Salvini?

Bien que "la coalition au gouvernement se soit engagée à cet égard dans son "contrat" ​​de 57 pages. Et que l’honorable Matteo Salvini a promis personnellement à la filière et aux consommateurs de vapotage en janvier de supprimer la taxe", rien ne se trouve dans le budget du Gouvernement soumis ces derniers jours au Sénat. Au contraire, la hausse des taxes tabac envisagée se répercuterait automatiquement contre le vapotage en raison de la loi de 2014, accroissant l'inégalité de traitement en défaveur du produit à risque réduit sans tabac ni combustion.

Marché noir, discrimination et protection du tabagisme

Les conséquences de la situation actuelle pour les usagers sont pourtant manifestement néfastes. "Loin de "maintenir la qualité", les restrictions actuelles ont considérablement accru le potentiel de circulation d'ingrédients illégaux non testés de provenance inconnue: un risque potentiel pour la santé de l'utilisateur et une perte de revenus pour l'économie", témoigne la lettre du réseau d'usagers.

"L'interdiction des ventes intérieures en ligne a un impact direct sur les personnes vivant dans les zones rurales ayant peu ou pas d'accès aux magasins spécialisés. Le succès du vapotage en substitution du tabac dépend souvent de l'accès du consommateur à un large éventail de choix pour personnaliser à la fois le "vaporisateur" et le goût du liquide. Cela dépend aussi beaucoup de l'accès des nouveaux utilisateurs aux conseils et instructions personnalisées des spécialistes indépendants des produits de vapotage", dénonce INNCO. Le Gouvernement italien prendra t-il enfin en considération les demandes des usagers? 



vendredi 5 octobre 2018

#COP8FCTC Le Secrétariat de l'OMS fait un coup de force pour violer le principe de réduction des risques de la Convention-cadre anti-tabac !

Entamées lundi, les discussions au Sommet mondial anti-tabac de l'Organisation Mondiale de la Santé sont dans une impasse au sujet de la réduction des risques face au tabagisme. D'un côté, les pays favorables à intégrer le vapotage, à l'image du Royaume-Uni qui a réduit d'un quart le nombre de fumeurs depuis 2011 grâce à cet outil. De l'autre les grandes nations productrices de tabac, l'Inde, le Brésil, la Thaïlande notamment, qui veulent prohiber ce moyen d'éviter de fumer. Ce matin, Vera Da Costa, la Secrétaire générale du Secrétariat de la Convention de l'OMS, tente un coup de force inouïe en annonçant à la presse allemande que "l'OMS demande l'interdiction du vapotage". Ceci sans décision de l'assemblée  et contre le principe inscrit dans le texte même de la Convention-cadre, dans son premier article, qui fonde cette réunion des 180 pays et l'Union Européenne. 

Hier, la Framework Convention Alliance, ONG pour ainsi dire "double jumelle" du Secrétariat, appelait les délégués à abandonner le sujet de la réduction des risques dans son bulletin. Un enfumage pour étourdir et endormir les potentiels défenseurs de la réduction de srisques. Ce matin, la brésilienne a eu le champ libre pour lancer son appel à la guerre aux vapoteurs dans la presse. Vera da Costa a donc décidé de son propre chef de remettre en cause le fondement même de cette Convention-cadre, et de déclarer la guerre aux vapoteurs sans accord de l'ensemble des pays membres. 

Vera da Costa abolit de facto l'article 1 de la Convention-cadre anti-tabac !

Dans toute autre organisation, un tel coup de force méprisant les membres de l'organisme se solderait par un scandale et l'exigence de la démission illico de la Secrétaire générale, qui outrepasse définitivement son rôle. Les heures qui viennent nous diront si les pays démocratiques, et notamment le Royaume-Uni qui finance très généreusement l'organisme, sauront mettre le holà à cette dérive ahurissante du Secrétariat de la Convention-cadre anti-tabac de l'OMS. Mais les violations répétées de transparence et des droits des usagers des moyens de réduction des risques du Sommet anti-tabac de l'OMS depuis le début de cette semaine à Genève n'inclinent pas à l'optimisme d'une réaction à la mesure de la dérive...

Voir la vidéo en 4 petites parties (à faire enchainer ;) ) d'une discussion hier de membres d'INNCO à Genève sur le déroulement de la COP8FCTC



jeudi 4 octobre 2018

#COP8FCTC L'OMS a t-elle censuré les images du débat sur le statut d'observateur demandé par INNCO ?

Le bâillon sur la réduction des risques ne sera pas télévisé. Lundi après-midi, le flux du streaming s'est arrêté juste à ce moment-là. Durant les dix minutes du débat et du vote sur l'obtention du statut d'observateur à INNCO, le réseau des organisations de consommateurs de produits nicotinés à risque réduit. Verdict du procès sans témoin: les délégués au 8è sommet mondial "anti-tabac" de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont refusé le statut d'observateur à l'INNCO. "Non seulement la coupure de la vidéo est un exemple flagrant du manque de transparence. Mais c'est aussi la démonstration de la nécessité de la présence des parties concernées non partisanes au cours de la procédure pour garantir le processus démocratique et sa transparence", explique Kim Dabelstein Petersen, de l'association des vapoteurs danois DADAFO, dans le communiqué du jour d'INNCO.

OMS Zéro transparence

Les représentants des vapoteurs espèrent encore récupérer l'enregistrement de la séance dont la retransmission a été coupée. Un vote lors de la séance d'ouverture avait garanti l'accès public par vidéo-streaming des séances. Mais quatre jours après l'incident, le Secrétariat anti-tabac de l'OMS n'a toujours pas tenu cet engagement. "Nous pensons que c'était une ruse pour détourner l'attention du fait qu'interdire le public et l'organisation INNCO rendrait la transparence réelle pratiquement nulle. Le fait que les sessions plénières n’aient toujours pas été chargées sur le site à des fins de contrôle externe, comme convenu et promis, quelle que soit la raison, fait de la transparence un zéro absolu", s'agace l'organisation faîtière qui regroupe 36 associations.

"Nous sommes de vraies personnes"

Quelques représentants des associations de vapoteurs ont pu assister dans le public à la séance d'ouverture durant seulement 3 heures sur la semaine de réunions. "Mais avoir été dans la tribune du public ne suffit pas, INNCO aurait dû bénéficier du statut d'observateur", explique Tomas O'Gorman, de l'association ProVapeo Mexico. Le mexicain, en butte à l'interdiction du vapotage dans son pays, poursuit: "Nous avons besoin de partager nos expériences avec les délégués, de leur montrer que nous ne sommes pas juste un chiffre dans des statistiques ou des tableaux. Nous sommes de vraies personnes et qu'ils décident de notre vie". 

"Le Secrétariat de la Convention de l'OMS et la lutte anti-tabac n'acceptent aucun apport de la société civile et des 1,4 milliards de consommateurs dans le monde. Ceci est totalement inacceptable selon le droit des traités, selon le droit international et selon les principes de fonctionnement de l'ONU et de l'OMS", appuie le communiqué d'INNCO. Face à la tour d'ivoire dans laquelle le Secrétariat anti-tabac de l'OMS a enfermé les délégués avec quelques 1'500 lobbyistes triés, Tomas O'Gorman est dépité: "Les fumeurs méritent d’avoir des alternatives plus sûres, et la Convention anti-tabac de l'OMS veut leur refuser ce droit".

Quelques membres d'INNCO ce midi sur la place des Nations discutent à bâtons rompus du manque de transparence de l'OMS:


samedi 29 septembre 2018

#COP8FCTC La NNA appelle le gouvernement britannique à sauver la vape de la menace de l'OMS

Le Royaume-Uni va t-il sauver la vape durant le sommet mondial COP8FCTC de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à Genève la semaine à venir ? Le réseau international des associations d'usagers INNCO va tenir des piquets pour rencontrer le public à la place des Nations durant la semaine. De son côté, l'association New Nicotine Alliance, qui en est membre, prie le gouvernement britannique de faire barrage aux projets d'interdictions et de restrictions contre le vapotage du Secrétariat anti-tabac (FCTC) de l'OMS.  

Un succès britannique

"Le vapotage est une alternative plus sûre que fumer du tabac. Le Royaume-Uni compte plus de 1,7 million d'anciens fumeurs passés des cigarettes au vapotage exclusif. Le gouvernement a judicieusement reconnu les avantages significatifs que les stratégies de réduction des risques du tabac peuvent apporter et, grâce à des campagnes positives telles que Stoptober, a vu le nombre de fumeurs chuter considérablement ces dernières années", déclare Sarah Jakes, présidente de l'association d'usagers de produits nicotinés à risque réduit.

Les pauvres ont-ils droit à la réduction des risques ?

Or, le Secrétariat anti-tabac (FCTC) de l'OMS pousse à interdire ou restreindre le vapotage, n'hésitant pas à donner en modèles la Corée du Nord et la junte militaire thaïlandaise, détentrice du Monopole du tabac de Thaïlande. Après la prohibition prononcée en Inde, le sujet sera au cœur de ce Sommet COP8FCTC. "Les pays développés tirent de grands bénéfices des outils de réduction des risques du tabac. Les fumeurs des pays moins nantis ont le droit de bénéficier des mêmes opportunités. La NNA encourage la délégation britannique à résister à l'interdiction des produits à risque réduit de délivrance de nicotine", explique le communiqué de la NNA.

La Commission Européenne contre le droit d'information ?!

"Nous avons aussi entendu des informations inquiétantes selon lesquelles la délégation de l'Union Européenne envisage de demander au sommet anti-tabac de l'OMS de lancer un appel pour une interdiction mondiale de publication sur le vapotage. Il serait scandaleux que la délégation britannique soit complice d’une telle initiative qui s’oppose à l’engagement du gouvernement d’améliorer la disponibilité des produits innovants à risque réduit", précise Sarah Jakes, comme l'avait révélé le Vaping Post il y a deux semaines

Les britanniques vont-ils financer une politique opposée à la leur ?

Avant de rappeler que le Royaume-Uni fournit une contribution financière "très généreuse", à vrai dire la plus importante de tous les pays, au secrétariat anti-tabac (FCTC) de l'OMS. "Nous exhortons donc le gouvernement à utiliser l’influence de notre contribution financière et de bien agir. C'est-à-dire de rejeter la prohibition des moyens de réduction des risques que les pays moins nantis se sentent obligés d'appliquer en raison de la désinformation de l'OMS, et d'exhorter le secrétariat anti-tabac (FCTC) à respecter sa propre convention (art.1 d.) en faveur de la réduction des risques, et enfin à résister aux restrictions de promotion des alternatives à risque réduit au tabagisme".

Opacité totale

Au Sénat italien, une question parlementaire a été posée à la Ministre de la santé Giulia Grillo pour savoir la position défendue sur le sujet par sa délégation. Sans réponse pour le moment, selon le site spécialisé SigMagazine. En France, des défenseurs de la lutte anti-tabac, de la réduction des risques et du vapotage sont inquiets et sans nouvelle ni du mandat ni de l'identité de la déléguée envoyée par le Ministère de la Santé à ce sommet. Celui-ci va se dérouler à huis-clos, probablement sans observateur des associations d'usagers, suite au pré-avis négatif du Secrétariat anti-tabac (FCTC) de l'OMS à la demande d'accréditation d'INNCO.


samedi 22 septembre 2018

#COP8FCTC Le Réseau des usagers INNCO demande à l'OMS de respecter les droits de l'homme et sa charte anti-tabac en incluant la réduction des risques

Le 8ème Sommet anti-tabac #COP8FCTC de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) se tiendra à huis-clos à Genève du 1er au 6 octobre. INNCO, le Réseau international regroupant plus de 30 organisations d'usagers de produits nicotinés à risque réduit, a vu sa demande d'accréditation comme observateur rejetée sans explication par le bureau anti-tabac (FCTC) de l'OMS. A défaut d'être considérés partie prenante du sujet les concernant au premier chef du vapotage, qui sera au cœur de cette COP8, les usagers ont écrit une lettre ouverte avant son ouverture. "L'OMS devrait rejeter la prohibition et reconnaître l'approche de réduction des risques, par une réglementation proportionnée au risque des produits nicotinés sans combustion dans le cadre d'une stratégie efficace de réduction des risques, requise et définie par l'article 1.d de sa Convention-cadre de lutte antitabac", appelle la lettre d'INNCO, signée de sa présidente Nancy Sutthoff. 

Fin juin, le bureau anti-tabac de l'OMS a publié son rapport préliminaire sur le vapotage pour préparer ce sommet. Son soutien est clair aux pays prohibitionnistes qui ont criminalisé le vapotage, et parfois même les vapoteurs, tels que les nations du tabac de Thaïlande, du Brésil et les régimes totalitaires comme la Corée du Nord ou le Turkménistan. Depuis, l'Inde, autre grande nation productrice de tabac, s'est appuyée notamment sur ce rapport préliminaire pour justifier une interdiction de vente du vapotage, alors que plus de 125 millions d'indiens fument.

Une violation des droits humains préjudiciable à la santé publique

Pourtant, "c'est la fumée de la combustion qui cause le fardeau des maladies liées au tabagisme. Il ne fait aucun doute que les produits non combustibles sont beaucoup moins nocifs que les cigarettes", explique l'INNCO. "Nous considérons que l'interdiction de ces produits est contraire à l'éthique, non scientifique, préjudiciable à la santé publique et constitue une protection irrationnelle du commerce des cigarettes", poursuit l'organisation avant de préciser, "une réglementation excessive ou une taxation [des moyens de réduction des risques] est contre-productive et négligente, car la réduction des risques est un droit de l'homme"

INNCO considère que le vapotage n'étant pas un produit de tabac, il ne devrait pas être concerné par les restrictions sur ces produits prônées par l'OMS. Au contraire, l'INNCO pense qu'il devrait être intégré dans une approche de réduction des risques, telle que le prévoit la Convention-cadre élaborée en 2003 sous la direction de Derek Yach. Mais ce point n'a jamais été mis en oeuvre depuis. INNCO exhorte les participants au Sommet COP8FCTC de suivre cette exigence de la charte qu'ils ont signé. Et en conséquence de réviser l'appel à l'interdiction ou la restriction des droits de vente, fabrication ou d'usage du vapotage que propage le bureau anti-tabac de l'OMS. 

Sans témoin

Les délégués des 180 pays membres et de la Commission Européenne entendront-ils cet appel à respecter les droits humains et prendre en considération l'approche de réduction des risques de la part des usagers? On peut en douter. L'exclusion par le bureau anti-tabac de l'OMS de la participation du réseau INNCO à son Sommet foule aux pieds les principes de la charte d'Ottawa de 1986 de l'OMS sur la participation du public aux questions de santé le concernant. La COP8FCTC se déroulera à huis-clos avec près de 2'000 lobbyistes choisis par le bureau anti-tabac de l'OMS. Pour une grande part, des organisations liées à l'industrie pharmaceutique ou au milliardaire affairiste Michael Bloomberg. 

Le public et les journalistes aussi seront interdits de suivre les séances et les débats, à l'exception du traditionnel et ligneux speech d'inauguration. Une stratégie d'opacité propice au noyautage comme l'a montré la dernière édition du Sommet de 2016 dans le smog de New Delhi. Mais une opacité qui confère surtout une extension sans contrôle du pouvoir du bureau anti-tabac de l'OMS, qui dépasse désormais largement les prérogatives prévues initialement de son rôle de secrétariat. 

Il n'y aura donc aucun témoin dans le Centre international de conférences de Genève (CICG) de la manière dont les délégués des pays membres prennent leurs décisions sous la pression des lobbyistes. La sélection des délégués des pays membres est elle-même assez obscure. En l'absence d'information transparente, la rumeur qui circule sur le nom de la déléguée française a d'ailleurs de quoi interloquer...


jeudi 28 juin 2018

Interview: le SOS des vapoteurs face au blocus du Monopole du tabac en Tunisie

Entrevue, travaux et remise de cahiers des charges. Les premiers mois de l'année semblaient promettre une sortie de crise pour le vapotage en Tunisie. Puis le silence, la rupture de dialogue sans explication. Khaled Haddad, président de l'Association de la Cigarette Electronique pour Arrêter de Fumer (ACEAF) a remis le 8 février dernier un rapport pour sortir de l'impasse à M. Sami Ben Jannet, directeur général de la Régie Nationale du Tabac et des Allumettes (RNTA). Mais depuis la RNTA fait la sourde oreille.

Détentrice du monopole sur l'importation et la distribution du vapotage depuis un arrêté ministériel de 2014, la régie n'importe rien, ne distribue rien et ne met aucun produit de vapotage sur le marché en Tunisie. La vape est légale, mais aucun produit n'est à disposition légalement. Les boutiques de vape sont de facto dans l'illégalité. Les douanes ont fait une série de rafles avec saisies et fermetures en 2017 et en début d'année. "Il n'y a plus de produit disponible", nous rapportait en janvier Ryad, un vapoteur de Sousse. Certains vapoteurs se sont remis à fumer, déplorait l'automne passé le site tunisien Webdo. Mais le mouvement de sortie du tabagisme par le vapotage croît en dépit de la répression. L'association ACEAF estime qu'il y a à présent près de 80'000 vapoteurs tunisiens, avec des pages dédiées sur Facebook approchant les 100'000 membres.

Aujourd'hui, Khaled Haddad de l'ACEAF lance avec cet interview un appel à l'aide pour sortir de cette situation absurde. Nouveau membre d'INNCO, le réseau international des organisation d'usagers de produits nicotinés à risque réduit, qui vient d'être autorisé par l'ONU à participer aux rencontres de haut-niveau sur les maladies non transmissibles (MNT), l'ACEAF espère attirer l'attention au-delà des frontières tunisiennes pour que ses autorités nationales prennent enfin en considération le vapotage et ses utilisateurs.

Bonjour, pouvez-vous présenter en quelques phrases l'association ACEAF ?

Khaled Haddad: Notre association est jeune, nous l'avons créé en octobre 2016. Un de ses objectifs est d'inciter des fumeurs à arrêter le tabac conventionnel en recourant à la cigarette électronique, qui est considérée comme un moyen de sevrage tabagique efficace.

Notre premier soucis est de légitimer la vente de la cigarette électronique en Tunisie, étant donné que la régie nationale du tabac (RNTA) fait obstacle à sa mise à disposition du consommateur. La RNTA détient le monopole sur l'importation et la vente sans pour autant mettre de produits sur le marché. Notre cheval de bataille est la légalisation de la vente et l’organisation du secteur et son développement.

En Tunisie, les produits de vapotage sont légaux mais pourtant, j’ai vu de nombreux usagers se plaindre de ne pas avoir accès facilement à des produits. Quel est le problème à l’origine de ce mécontentement ?

K.H.: Oui effectivement, les produits de vapotage sont légaux en Tunisie. Mais leur importation ainsi que leur vente restent néanmoins interdites en Tunisie parce qu'ils sont sous le monopole de l’Etat. Or celui-ci n'en importe pas, ni n'en vend ! C’est pour cela que les consommateurs se plaignent de ne pas avoir accès aux produits. Chose qui a permis à un marché parallèle non contrôlé de fleurir. Il y a des risques de contrefaçons et de liquides non conformes aux normes, qui pourraient nuire à la santé du consommateur.

En janvier dernier, votre association a eu une entrevue avec M. Sami Ben Jannet, le directeur général de la Régie Nationale du Tabac et des Allumettes (RNTA). Sur quoi a débouché ce rendez-vous ?

K.H.: Cette rencontre tant attendue a débouché après de longs pourparlers sur une entente entre la RNTA et l’association ACEAF concernant l’établissement par nos soins d’un cahier de charge. Celui-ci devait permettre de définir les moyens de gestion de l’activité de ce secteur, tout en préservant la qualité tant au niveau des produits que de ses moyens afin de préserver la santé du consommateur. Sachant que l’ACEAF regroupe en son sein des compétences humaines de médecin, pharmacien, laborantin et professionnel de la vape, qui permettent d'envisager la gestion de ce secteur dans les meilleures conditions.

Vous avez donc remis au directeur de la RNTA un dossier pour sortir de l’impasse actuelle. Dans les grandes lignes quelle était votre proposition ?

K.H.: Nous avons proposé un cahier de charge pour régir l’importation, prenant en compte la quantité, la qualité, les questions d'hygiène, de conditions de stockage, d'homologation (CE), de contrôle et les compétences pour le domaine. Et nous avons aussi établi un cahier de charge concernant la distribution.

Depuis la remise de ces cahiers des charges le 8 février, quelle a été la réaction de la RNTA ?

K.H.: Une stagnation complète du projet ! Malgré des rappels incessants. Cette situation a des répercussions négatives sur les professionnels du secteur et les consommateurs. Il y a des descentes de police avec saisies et fermetures de magasins. Plusieurs familles se sont retrouvées à la rue. Ce blocage entraîne la destruction d’emplois créés et favorise l’émergence d’un secteur parallèle hors contrôle. Et pendant ce temps le tabagisme continue à faire ses ravages.

Vous n’avez plus aucun contact avec la RNTA !? Vous avez une idée des raisons de ce silence ?

K.H.: Non plus de contact depuis la remise du cahier de charge. Sans aucune raison. Mais probablement à cause de la pression du lobby du tabac ainsi que la mauvaise foi de l’Etat.

Quelles possibilités s’offrent à votre association pour débloquer cette situation décevante ?

K.H.: A part le soutien de gens comme vous dévoué à la cause, nous avons épuisé les solutions à l’échelle nationale. Maintenant, nous espérons médiatiser notre cause à l’échelle internationale afin de créer une pression suffisante pour faire plier les preneurs de décision en Tunisie.

Pour comprendre les enjeux humains, quelle est l’ampleur du tabagisme en Tunisie ?

K.H.: Le tabagisme en Tunisie tue, directement ou indirectement, 40 personnes par jour, selon le principal responsable du programme national anti-tabac. Le pourcentage des fumeurs en Tunisie est de 23.5% de la population actuelle, selon les statistiques officielles de 2016. Il est a signaler que 20 % des adolescents à partir de 11 ans sont fumeurs.

J’ai vu des images de rencontres sur le vapotage où il avait pas mal de gens. Le vapotage est une alternative qui intéresse les fumeurs tunisiens ?

K.H.: Oui bien sûr et ce grâce aux efforts fournis par l’association, ainsi que ses généreux donateurs (Zazo-Vape, Vape Store El Ghazela et Smooky), malgré les difficultés que ces derniers rencontrent, et qui ne sont malheureusement pas plus nombreux.

Voulez-vous ajouter quelque chose… ?

K.H.: Nous subissons en tant qu’association des pressions de plus en plus fortes de la part de la communauté tunisienne de la vape. Nous comptons sur votre soutien ainsi que la communauté internationale afin de débloquer cette situation décevante pour nous ainsi que pour tous les vapoteurs.



INNCO autorisé par l'ONU à participer aux réunions de haut-niveau sur les maladies non transmissibles

INNCO fait partie de la liste des 181 organisations autorisées à assister et à participer aux auditions interactives de la société civile de l'Organisation des Nations Unies (ONU) et à ses réunions de haut-niveau sur les maladies non transmissibles (MNT). La liste publiée le 1er juin par Miroslav Lajčák, président de l'Assemblée générale de l'ONU, anticipe la préparation de la troisième réunion de haut-niveau sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles (MNT) le 27 septembre prochain.

De Bloomberg à Helvetic Vape

Le choix des organisations autorisées par l'ONU est censé refléter la diversité des parties prenantes sur le sujet. On y trouve aussi bien l'organisation de lobbyisme de l'oligarque Michael Bloomberg que des organismes de santé comme le Cancer Research UK, ou des entreprises pharmaceutiques. On peut douter, pour le dire avec un euphémisme, de l'équilibre entre le poids des lobbys pharmaceutiques, de manière directe ou indirecte par financement, et celui des représentants d'usagers dans cette liste. Cependant, la validation de la participation d'INNCO est un premier pas pour une représentation d'utilisateurs de produits à risque réduit dans ce cadre.

INNCO, pour International Network of Nicotine Consumers Organisations, est le réseau international regroupant les organisations d'utilisateurs de produits nicotinés à risque réduit. Pour le moment, le réseau recueille au moins 34 associations de vapoteurs, de consommateurs de snus ou plus largement en faveur des produits de réduction des risques face aux produits fumés. Après son assemblée générale à Varsovie le 14 juin, quelques nouvelles adhésions sont en voie de finalisation. Des membres des cinq continents sont représentés en son sein. Au niveau francophone, les vapoteurs français par l'Aiduce, belges par l'UBV-BDB, tunisiens de l'ACEAF, suisses avec Helvetic Vape et luxembourgeois de l'IFDL participent, ainsi que la plateforme pour le dialogue et une culture de réduction des risques Sovape et les canadiens de la THRA.


vendredi 22 juin 2018

En Italie, les usagers s'unissent en une seule association, l'ANPVU

Les associations de vapoteurs s'unissent en Italie. L'association Vapit a décidé hier de se dissoudre pour que sa quarantaine de membres rejoignent les quelques sept cents de l'Association Nationale Pour les Vapoteurs Unis (ANPVU). Lydia Ojeil, jusque-là trésorière de Vapit, intègre le comité de l'ANPVU présidé par Carmine Canino. Longtemps sans organisation représentative, les usagers de vapotage en avaient deux ces derniers mois en Italie. Ce regroupement des forces augure d'une nouvelle dimension pour une organisation unitaire des usagers dans la botte. Un peu plus tôt ce mois, l'adhésion de l'ANPVU à l'INNCO, le réseau international des organisations de consommateurs de nicotine à risque réduit, marque également une étape. "A partir de maintenant, l'Italie aussi tourne la page et avec l'admission à l'INNCO, nous voulons participer de l'avant-garde d'une révolution mondiale de réduction des risques", explique Carmine Canino, le président de l'ANPVU, dans une tribune pour le site ESigMagazine.

La situation en Italie est particulièrement difficile pour les vapoteurs frappés par une méga taxe punitive de plus de 4€ par fiole de 10 mL et l'interdiction d'achat sur internet de liquides nicotinés, imposée par le Monopole du tabac. Alors que l'Italie était un pays phare du vapotage il y a quelques années, ces mesures anti-vape ont fait chuté le nombre de vapoteurs ces deux dernières années. Tandis que le tabagisme a augmenté, repassant au dessus de la barre des 12 millions de fumeurs selon l'évaluation de l'Institut Supérieur de la Santé (ISS). "Dans ce contexte, nous pensons que les institutions italiennes doivent et peuvent profondément repenser le rôle attribué au vapotage, qui est réglementé de manière «punitive», trahit actuellement par une assimilation totale et injustifiée à la «cigarette analogique», en premier lieu à travers la taxe de consommation exorbitante", explique Carmine Canino.

La nouvelle de la "fusion" des deux associations d'usagers dans l'ANPVU semble perçue positivement par la scène italienne. "Ces dernières années, les tentatives d'organisation des consommateurs n'ont pas eu le succès escompté. Mais il semble que les récentes décisions réglementaires, qui limitent sévèrement la liberté des vapoteurs, ont également choqué les usagers, les encourageant à s'unir. Sur ce front aussi, il y a beaucoup de batailles à livrer et parler d'une seule voix, espérons-le, rendra le message plus clair et plus efficace", commente Barbara Mennitti, journaliste spécialisé au site ESigMagazine.


mercredi 9 mai 2018

[Bref] Le Pr Riccardo Polosa devient conseiller scientifique d'INNCO à titre gracieux

INNCO, le réseau international des organisations de consommateurs de produits nicotinés à risque réduit, annonce un renfort de marque. Le Pr Riccardo Polosa, directeur de l'Institut de médecine de l'Université de Catania en Italie, rejoint à titre de conseiller scientifique l'organisation d'usagers. "Nous lui sommes reconnaissants pour son soutien ainsi que son engagement à fournir une orientation durable et des conseils alors que nous continuons de développer INNCO comme ressource de défense mondiale pour les consommateurs de produits de nicotine alternatifs et ceux qui soutiennent notre mission de réduction des méfaits par l'éducation et le plaidoyer", annonce un communiqué de l'organisation aujourd'hui. 

Auteur de plus de 350 articles scientifiques sur la médecine respiratoire, l'immunologie clinique et la dépendance au tabac, il a mené plusieurs études sur le vapotage. Son article sur le suivi durant plus de 3,5 ans de vapoteurs sans passé tabagique publié en novembre dernier dans Nature - Scientific Report a été parmi le top 100 des articles scientifiques les plus lus au monde en 2017. Le Pr Polosa est déjà au comité scientifique de la Ligue Italienne Anti-Fumée (LIAF) et a participé à plusieurs rencontres internationales au sujet de la réduction des risques à l'aide du vapotage, comme les Ecig Summits à la Royal Society de Londres et le Global Forum on Nicotine (GFN) à Varsovie. Il sera aussi le 19 mai à la VapeCon de Bienne pour présenter ses derniers travaux.

"Le rôle de consultant scientifique qui m'a été confié me permet d'assister les associations de vapoteurs et de consommateurs dans leur grande bataille pour le droit à la santé. La possibilité d'utiliser des outils moins nocifs que le tabagisme conventionnel est une opportunité que nous, les scientifiques, devons évaluer, soutenir et promouvoir. Le vapotage est une révolution qui nécessite engagement et courage. Nous serons toujours là", déclare le Pr Polosa au site de la LIAF à propos de sa nomination.

Outre le conseil scientifique, le Pr Polosa pourrait aider l'organisation des usagers à être représentée par son entremise dans les grandes rencontres des organisations internationales, pour le moment impossible à accéder pour les usagers. "Initialement, le professeur Polosa assistera en co-représentant INNCO dans son engagement avec l'Alliance mondiale contre les maladies non-transmissibles (MNT) de l'Organisation des Nations-Unies (ONU) et d'autres organismes concernés. Communiquer de manière transparente avec l'Alliance mondiale contre les MNT et l'informer est un objectif important de l'INNCO dans le cadre des travaux de la réunion de haut niveau des Nations Unies sur les maladies non transmissibles qui se tiendra à New York le 26 septembre 2018. Cette réunion est d'une importance cruciale, avant la Conférence des Parties à la Convention-cadre de lutte anti-tabac (CCLAT) de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) du 1er au 6 octobre à Genève", explique le communiqué de l'INNCO.


jeudi 23 novembre 2017

21,5 millions d'usagers de nicotine à méfaits réduits débarquent à Genève

INNCO, le réseau international des organisations d'usagers de nicotine (International Network of Nicotine Consumer Organisations), dépose ses statuts officiels d'association à Genève. "Le nouveau règlement d'INNCO se base sur ses "statuts d'Association", selon le Code Civil Suisse, pour assurer à toutes les organisation membres, quelque soit leur taille, expérience ou finance, un statu égal dans son processus démocratique", explique le communiqué du réseau. Créé en juin 2016, INNCO vise à donner une voix internationale aux associations d'usagers. 

"Il y a au moins 21,5 millions de consommateurs ayant opté pour des formes significativement plus sûres de nicotine. INNCO les soutient, ainsi que ceux qui les suivront, en défendant des réglementations proportionnées basées sur la transparence, des recherches scientifiques de qualité, les droits humains et les principes de réduction des méfaits", souligne Judith Gibson, Secrétaire Général d'INNCO.  Alors que des offensives contre le droit à la réduction des méfaits pour sa santé sont lancées contre la population dans différents pays, la structuration du réseau va lui permettre de mieux s'organiser. Cette mutation en association a été décidé cet été lors de l'assemblée d'INNCO, en marge du Global Forum on Nicotine de Varsovie.

Désormais, le réseau est piloté par un Secrétariat général, composé actuellement de trois membres, lui-même supervisé par un Comité. L'association regroupe 29 organisations de 25 différents pays sur les cinq continents. Aux côtés de l'association Suisse Helvetic Vape, on retrouve notamment les francophones de l'Aiduce, de Sovape, de l'Union Belge pour la Vape (UBV-BDB) ainsi que la Tobacco Harm Reduction Association (THRA) canadienne.




samedi 15 juillet 2017

Les vapoteurs espagnols se mobilisent contre le projet d'interdiction de vente en ligne

Les vapoteurs espagnols se mobilisent, notamment par une pétition, contre un nouveau projet d'interdiction de vente online. Ceci après que les restrictions anti-vape de la directive européenne (TPD) aient déjà été transplantées en droit national. Le 9 juin dernier, le Conseil des Ministres approuvait le décret royal interdisant de vendre un atomiseur pouvant contenir plus de 2 ml et des fioles de liquide dépassant 10 ml et/ou d'une concentration de 20mg/ml de nicotine. Il impose aussi des avertissements sur 30% de la face externe du packaging, l'interdiction de vente aux mineurs, un système d'homologation a été mis en place... A peine l'encre sèche, que le Gouvernement de Mariano Rajoy prépare un nouveau décret au sujet de la loi 28/2005 du 28 décembre. La modification de l'article 10 bis §2 vise à prohiber la vente à distance des produits de vapotage. Les achats par internet deviendraient impossibles.

Au nom des 500'000 vapoteurs estimés en Espagne, l'Association des usagers de vaporisateurs personnels (AnesVap) s'oppose à ces restrictions dans ses observations envoyées au Ministère de la santé. "Cela créerait une forte discrimination contre les usagers éloignés des centres urbains", explique Angeles Muntadas-Prim Lafita, présidente d'AnesVap. Du coté médical, Carmen Escrig Llavata souligne l'absence totale "d'argument médical ou scientifique qui justifierait de telles restrictions, ou une telle égalisation" entre les produits de vapotage et le tabac. La coordinatrice du réseau international Move appuie la réduction des méfaits par le vapotage. "La transposition [de la TPD] doit se réaliser de manière à minimiser les dommages à la santé publique, en permettant à tous les fumeurs d'accéder sans entrave à la diversité des dispositifs véritablement efficaces, sûrs et de qualité pour abandonner le tabagisme", précise t-elle.

Les plus vulnérables pour cible

A côté d'une enquête auprès des vapoteurs espagnols initiée par AnesVap, des témoignages en vidéo illustrent les conséquences de telles restrictions d'accès aux produits de vapotage. Elles frapperaient de plein fouet les plus vulnérables qui ont arrêté de fumer, ou pourraient le faire à l'avenir,  à l'aide de la vape. Les personnes ayant des problèmes de mobilité, touchées par la maladie, habitants des régions excentrées et celles n'ayant pas les moyens de passer outre ces limites en se déplaçant ou via un marché noir qui fleurira probablement. "Un marché noir est la voie principale d'accès pour les jeunes et, en poussant à sa création, une mauvaise législation provoquerait ce qui devrait être évité", s'inquiète le collectif Alquimia para Vapers, une communauté hispanophone online de plus de 8'000 vapoteurs. 

La mesure pourrait aussi repousser des vapoteurs adultes dans le tabagisme et empêcher des fumeurs d'y accéder. "L'accès à la réduction des méfaits est un droit humain", ponctue Alberto Cabot, de la branche espagnole de l'European Free Vaping Initiative (EFVI). En soutien, le réseau International Network of Nicotine Consummers Organisations (INNCO), la New Nicotine Alliance (NNA), ainsi que la Ligue Italienne Anti-Fumée (LIAF) ont aussi fait part de leurs observations au Ministère de la santé espagnol, dirigé par la Ministre Dolors Montserrat depuis novembre dernier.




mercredi 9 novembre 2016

[Expresso] #COP7FCTC La délégation du Nigeria serait noyautée par l'industrie du tabac selon Premium Times

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Après l'expulsion lundi des médias et du public, l'opacité règne sur les débats de la CoP7 de la Convention cadre de lutte anti-tabac (CCLAT - FCTC en anglais) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). A Noida, dans la banlieue de la capitale indienne Delhi, les délégués des 179 pays et de l'Union Européenne bûchent sur l'ordre du jour. Le point 5.5.2 concerne les recommandations sur le vapotage de la part de l'organisation des Nations Unies (ONU). Le rapport préliminaire a été vivement critiqué par les scientifiques. Pourtant, selon les informations de l'INNCO, réseau mondial des organisations d'usagers de nicotine à risques réduits, quatre pays tentent d'imposer depuis cette après-midi l'interdiction totale du vapotage comme recommandation officielle de l'OMS. L'Inde, second producteur mondial de tabac, la Thaïlande, le Kenya et le Nigeria se seraient alliés dans ce but.

A propos de la délégation nigériane justement... Quelques heures avant cette nouvelle, le Premium Times révélait que deux des cinq membres présents de la délégation nigériane soutiendraient l'industrie cigarettière, selon une source interne dont le journaliste protège l'identité. Une participante ougandaise, citée par le quotidien online, remarque que la délégation nigériane a tenu des positions très timorées sur le tabagisme dans les débats mardi. Saisissant contraste donc avec l'offensive pour la prohibition du vapotage ce mercredi. L'opacité si favorable aux manigances, influences occultes et arrangements machiavéliques, votée lundi par tous les délégués à l'OMS a enrobé d'un rideau de fumée les agissements des délégués cloîtrés dans l'Expo-Centre de Noida... 

lundi 10 octobre 2016

[Expresso] La CCLAT de l'OMS fière de collaborer avec Duterte, l'Hitler des Philippines

La Dr Vera da Costa e Silva est heureuse. La directrice brésilienne du secrétariat de la Convention cadre de lutte anti-tabac (CCLAT) en annonce la raison sur son fil twitter. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Président Rodrigo, Duterte au nom des Philippines, vont signer un accord d'interdiction totale de la fumée d'ici la fin du mois. Paulyn Ubial, secrétaire d'Etat à la santé, annonce ce midi dans le Philippine Star, que le projet attend sur le bureau de Duterte. “Il n'y aura plus aucun lieu public autorisé aux fumeurs, plus aucun, aussi bien en intérieur qu'à l'extérieur, Les parcs, les arrêts de bus et même les véhicules. Tous sont considérés comme des lieux publics", explique Paulyn Ubial. La collaboration de l'OMS avec les Philippines semble pour le moins douteuse pour la santé publique dans le contexte de massacre de masse organisé par les autorités philippines.

Le Président philippin, se comparant lui-même à Hitler, a annoncé, à la télévision locale le 30 septembre dernier, espérer "massacrer au moins trois millions de dépendants". Officiellement depuis le 1er juillet, plus de 3600 personnes ont déjà été assassinées, moitié par les forces de l'ordre, moitié par des milices que le dirigeant philippin a encouragé. Une perspective qui semble donc compatible avec l'approche de l'OMS. L'organisation genevoise s'est montrée opposée jusqu'ici à toute forme de réduction des risques sur la question de la nicotine. A moins d'un mois de l'ouverture de la CoP7 de la CCLAT à New Delhi en Inde, l'organisation INNCO, représentant les usagers de moyens de nicotine à risques réduits, n'a pas reçu de réponse à sa demande d'entrevue avec les responsables de l'OMS. 

[Expresso] INNCO, réseau mondial d'usagers de nicotine, s'attaque à la politique puritaine de l'OMS

Paris novembre 2015 (de G. Armand / Vaping Post)
L'OMS peut-elle continuer d'ignorer 20 millions d'ex-fumeurs? Une nouvelle organisation donne de la voix.  L'INNCO, réseau international des organisations de consommateurs de nicotine, regroupe des associations représentant près de 20 millions d'usagers de produits nicotinés plus sûrs. "L'objectif de l'INNCO est de rendre plus facile l’accès aux fumeurs d'alternatives plus saines que les cigarettes, causes principales des maladies et morts évitables dans le monde", explique le communiqué de presse de la nouvelle faîtière. Une question de droit à la santé et de droits de l'homme. Dans ce soucis, l'organisation revendique la fin des prohibitions, des réglementations disproportionnées et des taxations punitives des produits nicotinés tels que le vapotage et le snus. Le réseau recherche donc en premier lieu l'ouverture d'un dialogue avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dont les positions contre les moyens et les approches de réduction des risques et dommages intoxiquent médias et santé publique.