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mercredi 27 juin 2018

[Bref] En Lituanie, le parlement vote une taxe anti-vapoteurs de 1,20 € par fiole dés mars 2019

Les vapoteurs en Lituanie seront aussi taxés dés mars 2019, selon le Daily Finland qui reprend une brève de l'agence de presse lituanienne Elta. L'Etat lituanien prélèvera 0,12 € par mL de liquide de vapotage supplémentaires après l'adoption le 15 juin au parlement d'un amendement du Ministre des finances. Cette nouvelle taxe contre les personnes évitant de fumer à l'aide de la vape, à hauteur de 120 € par litre de liquide vapotage, est accompagnée d'une taxe beaucoup moins élevée de 68,60€ par kilo de tabac pour cigarette chauffée ('Heat-not-burn'). La Lituanie compte 29% de fumeurs selon l'Eurobaromètre de mars 2017. 

Marlboro country

La production de cigarettes est un secteur économique important pour la Lituanie. Notamment avec l'usine de Philip Morris à Klaipéda. Dés l'indépendance de la Lituanie, le cigarettier lausannois a été le premier investisseur a bénéficié de la privatisation d'une entreprise ex-soviétique en achetant Klaipéda Tobacco en 1993. La multinationale a depuis investi plus de € 200 millions en Lituanie, notamment dans une nouvelle usine dans la ville portuaire. Elle est le second contributeur en taxes du pays avec plus de € 160 millions par an versés à l'Etat balte et y emploie environ 500 personnes.

"Nos efforts pour attirer des investissements étrangers en Lituanie portent leurs fruits. Je suis heureux qu'une compagnie internationale majeure comme Philip Morris valorise l'environnement économique du pays, poursuit ses activités et ajoute un nouvel investissement qui va stimuler la production et créer de nouveaux emplois", s'enthousiasmait Evaldas Gustas, alors Ministre de l'économie le 29 décembre 2014 à la présentation du projet d'extension de l'usine Philip Morris de Klaipéda. A ses côtés, Rimvydas Punidnas, directeur de Philip Morris Lituanie, acquiesçait en soulignant le dialogue fructueux avec les institutions étatiques et l'environnement propice au business en Lituanie. Quelques jours seulement après le passage de la directive européenne sur les produits du tabac (TPD) intégrant le vapotage, sous la présidence de la Lituanie. Depuis le lituanien Commissaire européen à la santé, Vyrtenis Andriukaitis, ancien ministre collègue d'Evaldas Gustas, se présente comme un farouche opposant au vapotage.

Projet européen de taxe anti-vape

Cette nouvelle décision tombe alors que la Commission européenne étudie un projet de taxe plancher pour forcer tous les pays de l'Union Européenne à taxer les produits de vape. La consultation envoyée aux associations envisage une augmentation de 20%, 50% ou 100% sur les produits de vapotage. Les associations Sovape et l'Aiduce ont refusé de collaborer à cette enquête. Une consultation publique qui offre l'option de l'absence de taxe, mais pas d'une exemption à l'échelle européenne, est ouverte à participation pour tout le monde jusqu'au 3 septembre.

Cet article participe du suivi de notre dossier sur les taxes anti-vapoteurs dans l'Union Européenne


lundi 4 décembre 2017

[bref...] Nouvelle loi européenne anti-vape ou non? C'est selon la version de l'interview d'Andriukaitis sur Euractiv

Vytenis Andriukaitis, Commissaire Européen lituanien à la Santé, a donné un interview au site Euractiv le 24 novembre. Au long d'un discours entendu et passablement creux sur le projet de tracking des produits de tabac, le Commissaire M&M's s'attaque au vapotage en jouant de confusion avec les cigarettes chauffées. Notamment celles de Philip Morris, l'entreprise qui a reconstruit la Lituanie depuis son indépendance en 1990. "Il affirme qu'une loi plus sévère contre les cigarettes électroniques sera bientôt élaborée", rapporte le journaliste Sarantis Michalopoulos d'Euractiv. "J’envisage d’encourager nos agents à se pencher sur les cigarettes électroniques et de voir comment durcir leur réglementation. Et comment en interdire la publicité et les ventes en ligne", explique Vytenis Andriukaitis, dans la version en anglais (originale). De son côté la version francophone du site adouci sensiblement la citation. Entre temps, un avertissement apparaît en tête de l'interview en anglais précisant "qu'il n'y a pas de nouvelle législation en cours pour les dispositifs électroniques liés au tabac".

Surveiller pour punir


La précision semble essayer d'éteindre le feu de quelques réactions à cette sortie hasardeuse. "Les cigarettiers trichent, la vape sera punie", brocarde Guillaume Bailly dans le Vaping Post au lendemain de la publication d'Euractiv (avant sa mise à jour). A la veille du débat au parlement européen sur la traçabilité des cigarettes et du tabac à rouler, la députée européenne belge Frédérique Ries, favorable au vapotage parce que contre le tabagisme, annonce veiller sur son compte twitter.
Le sujet a de quoi alerter au moment où l'Italie est sur le point d'interdire les ventes en ligne en livrant la vape au réseau du Monopole, autrement dit les buralistes italiens. Mesure agrémentée d'une mega taxe d'environ 5€ par fiole de 10 ml, un point également à l'étude au niveau européen. La Commission Européenne a également déjà déposé la date d'entrée en vigueur du tracking des produits de vapotage à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) au 20 mai 2024 comme nous l'avions relevé.

Bureaucrate et oligopole

Les liens de Philip Morris tant avec l'opération "Vicari" pour tuer la vape indépendante en Italie qu'avec la Lituanie sont de l'ordre des secrets de polichinelles. L'interview d'Andriukaitis sur Euractiv ressemble plus à un coup tactique, qu'à un contenu informatif. Une proposition à peine voilée de deal aux cigarettiers de l'acceptation du système de tracking pour l'utiliser afin de prendre le contrôle du marché du vapotage par la suite, via une future interdiction du commerce du réseau indépendant.

On notera que la version anglophone, contrairement à la francophone, publie la réaction de Japan Tobacco à l'interview. Le cigarettier se gausse, sans grande peine, du discours "éloigné de la réalité" du Commissaire Européen. "Il ne comprend pas que les êtres humains tiennent normalement des biens de consommation entre leurs mains", pique le communiqué de Japan Tobacco à propos d'une des incongruités du Commissaire sur le rangement des paquets de cigarettes. Mais au fond, puisque ce n'était probablement que l'habillage pour faire passer son véritable message, il n'est pas très étonnant que le Lituanien ait sorti quelques bananes pour occuper le journaliste et ses lecteurs.



mercredi 18 octobre 2017

Meurtre de Daphné Caruana Galizia: le silence avant l'explosion

Lundi soir, quelques centaines de mètres après être sortie de sa maison du nord de l'île de Malte, sa voiture a explosé. Une double détonation d'après un témoin. Daphné Caruana Galizia, blogueuse infatigable se revendiquant journaliste indépendante, est décédée sur le coup. Son corps dispersé en morceaux aux alentours de la carcasse calcinée de son véhicule. Les médias européens, les autorités maltaises et même la Commission Européenne déplorent son assassinat et se répandent en éloges posthumes. Pourtant, de son vivant le traitement était sensiblement différent. Parmi toutes les affaires de petits et plus gros arrangements que la journaliste a révélé, l'une d'elle avait attiré mon attention à l'été 2016. Je m'attendais à ce que les grands médias européens mobilisent leurs moyens d'investigation sur l'affaire. Rien, jamais rien. Aucune suite.

Philip Morris, Malte et la TPD

"Alfred Mifsud, le vice-gouverneur de la Banque centrale [de Malte] dont il est prévu qu'il soit nommé Gouverneur ce 1er juillet, a été salarié de Philip Morris en 2011 et 2012, chargé de "négociations en coulisses" avec John Dalli, alors responsable de l'élaboration de la directive européenne sur le tabac (TPD), et qui a été un proche d'Alfred Mifsud". Le 11 juin 2016, Daphné Caruana Galizia publie sur son blog Running Commentary ces révélations sur un salaire mensuel de 2'750€ (et non 3'000€ comme publié dans un premier temps) reçu par l'influent Alfred Mifsud, agrémenté de voyages, invitations en loge VIP à des matchs de Ligue des champions, et autres cadeaux en nature. 

En réaction, le vice-gouverneur ne conteste pas cette rémunération et précise même que le contrat n'a jamais été rompu avec la firme cigarettière. Mais qu'il n'aurait pas été reconduit après 18 mois. Il affirme avoir été embauché au titre de "consultant" par Philip Morris. Alfred Mifsud nie par contre avoir influencé John Dalli, alors Commissaire européen à la santé, forcé à la démission en octobre 2012 par José-Manuel Barroso, le président de la Commission Européenne (EC). La presse locale réceptionne l'affaire en ironisant un peu sur le caractère de la blogueuse et l'absence de source vérifiable à ses affirmations. John Dalli de son côté réagit plutôt violemment en accusant Daphné Caruana Galizia d'être une "terroriste".

Sa source, Daphné Caruana Galizia l'avait protégé. Devant le déni médiatique, elle va d'elle-même sortir de l'ombre. Il s'agit d'Anna Zelbst, compagne durant 24 ans d'Alfred Mifsud avec qui elle a eu deux enfants. Le couple non marié s'est séparé quelques mois auparavant. Anna Zelbst dit être prise de remords d'avoir épaulé cet homme qu'elle accuse aussi d'avoir reçu des commissions occultes lorsqu'il était à la tête de la Mid Med Bank en 1998. De son côté, Alfred Mifsud accuse son ex- de le salir par vengeance et de broder sur des faits sans importance

Silences

En juin 2016, seul Euractiv rapporte l'affaire au niveau européen. Le Monde, qui aujourd'hui capitalise sur le cadavre encore chaud de Daphné Caruana Galizia en précisant en Une que son fils travaille indirectement pour le journal, ne dit alors pas un mot de l'affaire. Comme le reste de la presse mainstream d'ailleurs. Naïvement j'en avais été surpris, espérant que peut-être des investigations plus profondes sur le rôle de Malte et d'autres protagonistes dans l'élaboration de la directive sur les produits du tabac (TPD) sortiraient. Mais rien. Le story telling des médias officiels sur cette directive a été scellé. Une belle victoire de la lutte anti-tabac nous a t-on assuré de toutes parts. 

En décembre 2013, plusieurs médias français répétaient même, comme une évidence, que le forcing pour signer la directive sous la présidence de la Lituanie visait à sauvegarder les intérêts de la lutte anti-tabac. Sic! La Lituanie est l'exemple consacré par les économistes néo-libéraux de la "renaissance" d'une nation sous l'égide des investissements de Philip Morris dés 1993. Investissements qui se sont poursuivis jusqu'à présent. La dernière pluie de dollars sur Klaipeda a d'ailleurs suivi de peu la signature de la TPD et la nomination de Vytenis Andriukaitis pour succéder au maltais Tonio Borg au poste de Commissaire européen à la santé.

Abstinence et dealers

Tonio Borg, un autre personnage clef de l'élaboration de la TPD, a aussi été largement laissé dans l'ombre par la presse européenne. Il a succédé à John Dalli en novembre 2012 au poste de Commissaire européen à la santé. Le militant d'ultra-droite est un opposant acharné à toute forme de réduction des méfaits. Seule l'abstinence est vertu à ses yeux. "Nous ne protégeons que ceux qui méritent protection", martèle Tonio Borg. Militant anti-avortement, toujours illégal à Malte, opposé au divorce, finalement légalisé en 2011, et ayant fait couper des aides aux organismes distribuant des préservatifs, il est devenu l'ami de l'eurodéputé socialiste Gilles Pargneaux. Les deux hommes sont venus à Berne en mai 2016, à l'invitation de l'Alliance anti-tabac, expliquer les mérites de la TPD européenne et inviter la Suisse à reproduire cette législation.

Point commun à tous ces hommes: leur farouche opposition au vapotage, ce moyen de réduction des méfaits impulsé par les usagers eux-mêmes. Y compris John Dalli, dont l'a priori sur le vapotage révélé au détour d'une séquence d'un récent reportage danois diffusé sur la BBC est ahurissant de méconnaissance. Une chape de plomb a recouvert dans les médias l'enjeu majeur de l'assimilation du vapotage dans la directive. [ajout, d'un élément oublié au fil de l'écriture ;)] Même le reportage de Cash Investigation d'Elise Lucet en novembre 2015, nous a vendu le sourire béat de José Bové comme garant de ce joli combat contre le tabac, lavant John Dalli de tout soupçon sans aucun fait probant. [/ajout off]

Pourtant du coté des élus européens qui avaient discuté avec des associations d'usagers, le sentiment était très différent. "Le parlement a voté pour que le vapotage soit peu réglementé en attendant de connaitre la forme de réglementation la plus appropriée. Mais des eurodéputés et les fonctionnaires de la Commission ont fait passer en douce toute une série de mesures administratives alambiquées dans les coulisses des négociations. Sans même avoir abordé la question avec les usagers ou d'autres élus", réagissait alors à chaud Martin Callanan, eurodéputé britannique Conservateur, à Euractiv.

Pharma et tabac

Rebecca Taylor, aussi eurodéputé britannique à cette époque mais d'un autre bord politique, souligne, dans le documentaire Beyond the cloud, que les lobbyistes du tabac se réjouissaient de la version finale de la TPD. Dans la même veine, l'eurodéputé belge Frédérique Ries ajoute que le puissant lobby pharmaceutique aussi a pesé de tout son lourd poids sur la directive. "J'ai eu des preuves d'échanges de mails entre la Commission et GSK, gros fabriquant de produits de sevrage, qui lui soumettait des propositions de texte. Il est certain que la Commission a sans été en contact avec les lobbys pharmaceutiques dans la rédaction de cette partie de la directive sur le vapotage", explique t-elle en septembre dernier dans un interview à Ciné Télé Revue à l'occasion d'un documentaire sur le vapotage de la RTBF. 

Il y avait donc de quoi pour les journalistes de se poser des questions et essayer de voir un peu plus loin que le bout de sa cigarette sur l'enjeu du vapotage et de son avenir. Mais cela ne collait pas au story telling d'une bonne directive européenne obtenue en dépit des méchants cigarettiers. Seule Vox Pop, l'émission d'Arte tournée vers les citoyens, osera thématiser le sujet en mars 2016. Tout comme les sombres affaires de la SICPA, la firme vaudoise à qui la Commission Européenne veut à présent livrer le marché du tracking des produits du tabac, ne colle pas avec le manichéisme des méchants cigarettiers contre les gentils anti-tabac. Les Malta Files de Mediapart en ont fait les frais en restant ignorés du reste de la presse.

Nombril et cadavre

Quelques jours avant le meurtre de Daphné Caruana Galizia, et sans aucun lien avec l'affaire, j'ai vu passé un tweet d'une journaliste d'information de la Radio Télévision Suisse (RTS) se gaussant de "ces blogs que personne ne lit". La remarque est assez symptomatique du nombrilisme auto-satisfait régnant sur la chaîne lausannoise et dans le journalisme embedded de manière générale. Il aura donc fallu la mort de Daphné Caruana Galizia à 53 ans pour auréoler la journaliste blogueuse d'un intérêt que les publications mainstreams ne lui reconnaissaient pas de son vivant. Sa mort brutale n'est probablement pas liée aux révélations sur le lobbying de Philip Morris et à la directive européenne TPD. Par contre, le sujet des milliards de cigarettes et de médicaments vendus en écrasant un moyen de réduire les méfaits pour des millions d'usagers en Europe reste lui toujours dans le tombeau des médias...

"Looks like we can't have freedom of speech but we want Justice", "Il semble que nous ne puissions pas avoir la liberté d'expression mais nous voulons la justice". Lors d'une protestation hier à Malte.


mardi 7 février 2017

[Expresso] Commissaire Andriukaitis refuse que les fumeurs soient informés du vapotage

"C'est simplement inacceptable", tonne Vytenis Andriukaitis, le Commissaire européen à la santé sur le site Euractiv.com. A ses yeux, il est hors de question de délivrer au public une information non biaisée sur la réduction des risques avec le vapotage comparé au tabagisme. Cette proposition émane d'un rapport de l'agence Ernst & Young publié hier (l'article du Vaping Post en français). Celui-ci montre que le taux de conversion de fumeurs à la vape est plus élevé où le public est mieux informé sur le sujet et encouragé. Ainsi, "les jeunes britanniques sont de plus en plus nombreux a abandonner le tabagisme pour se tourner vers le vapotage, et ceci plus rapidement que quiconque en Europe", résume Euractiv. Pour le Commissaire lituanien, la liberté d'information doit rester interdite sur les produits de vape. "Ils doivent aussi comporter un avertissement sanitaire", précise t-il. [ad 8/02 : la version en français de l'article d'Euractiv]

Le Royaume-Uni a vu 2,2 millions de fumeurs passer au vapotage, entraînant la chute à moins de 17% de fumeurs dans sa population. Un exemple que le Commissaire à la santé refuse de suivre. Il a rejeté au moins trois demandes de reconsidérer sur la base des études scientifiques les dispositions anti-vapotage de la Directive européenne l'an passé. Une proposition faite oralement le 25 avril 2016 par la députée belge Frédérique Ries, une écrite de la Dr Joelle Mélin et enfin une proposition de penser une stratégie de réduction des risques en matière tabagique du député français Jean-François Jalkh, rejetée aussi.

La Lituanie: un pays au goût de Marlboro

Vytenis Andriukaitis, Ministre de la santé du gouvernement Butkevicius, est nommé Commissaire européen à la santé en novembre 2014 sur proposition de son premier ministre. La Lituanie entretient des liens étroits avec Philip Morris depuis son indépendance. Le cigarettier lausannois a été le premier investisseur a bénéficié de la privatisation d'une entreprise ex-soviétique en achetant Klaipéda Tobacco en 1993. La multinationale a depuis investi plus de € 200 millions en Lituanie, notamment dans une nouvelle usine. Elle est le second contributeur en taxes du pays avec plus de € 160 millions par an versés à l'Etat balte et y emploie environ 500 personnes.

"Nos efforts pour attirer des investissements étrangers en Lituanie portent leurs fruits. Je suis heureux qu'une compagnie internationale majeure comme Philip Morris valorise l'environnement économique du pays, poursuit ses activités et ajoute un nouvel investissement qui va stimuler la production et créer de nouveaux emplois", s'enthousiasmait Evaldas Gustas, alors Ministre de l'économie le 29 décembre 2014 à la présentation d'un projet d'extension de l'usine Philip Morris de Klaipéda. A ses côtés, Rimvydas Punidnas, directeur de Philip Morris Lituanie, acquiesçait en soulignant le dialogue fructueux avec les institutions étatiques et l'environnement propice au business en Lituanie. Business as usual.

edit 11h10 ajout lien vers article du Vaping post et modif d'un propos un peu confus...
edit'' du 8/02/2017 à 16h ajout du lien vers la version traduite en français de l'article d'Euractiv