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jeudi 20 juin 2019

Etude: 65,3% des fumeurs de 15-16 ans passés à la vape ont réduit ou stoppé les cigarettes

La vape "chez les adolescents non-fumeurs ne semble pas constituer un mode d'entrée majeur dans le tabagisme à l'âge spécifique de 15-16 ans", souligne une étude publiée cette semaine dans la Revue des Maladies Respiratoires*. La moitié des 1435 élèves de seconde stéphanois interrogés ont essayé le vapotage, mais seuls 3,6% vapotent au quotidien. Concernant le tabagisme, également la moitié de ces jeunes de 15-16 ans ont essayé une cigarette, mais 9,4% fument chaque jour. L'enquête d'une équipe de chercheurs pluridisciplinaires de Saint-Etienne confirme aussi que très peu des ados ne sont devenus fumeurs après avoir d'abord essayé le vapotage. "A l'inverse, les élèves qui avaient une consommation de tabac préexistante à leur initiation au vapotage déclaraient pour les deux-tiers d'entre eux qu'ils avaient réduit, voire arrêté, leur consommation de tabac depuis qu'ils vapotaient", précisent les chercheurs, dont le référent est Jérémie Pourchez, de l'école des Mines de Saint-Etienne.

Initiation au tabagisme au collège, essai du vapotage au lycée

"Concernant le cas particulier des élèves qui sont à la fois vapoteurs et fumeurs, les résultats de l'enquête en matière de prévalence temporelle entre tabagisme et vapotage indiquent que les adolescents ont plutôt tendance à débuter par un usage du tabac, qui s'est ensuite transformé en un usage dual des produits de tabac fumé et du vapotage", soulignent les chercheurs. Ce constat est cohérent avec d'autres enquêtes françaises montrant que l'initiation aux cigarettes se situe au collège, tandis que l'expérimentation du vapotage se passe plus tard au lycée.

Objet parmi d'autres objectifs de la recherche, la fameuse 'théorie de la passerelle' ne se voit donc de nouveau pas confirmée. "Parmi les 229 élèves qui n'avaient jamais fumé avant de vapoter, uniquement 15,7% (soit 36 élèves [ndr. 2,5% du panel total des élèves]) déclarent au jour de l'enquête consommer [ndr. au moins occasionnellement] du tabac fumé", relève l'enquête. Tandis que le taux de conversion de l'expérimentation du tabac (avant, après ou sans avoir essayé le vapotage) atteint 56%, soit plus de 3,5 fois plus. De quoi inviter les chercheurs à évaluer à l'avenir l'hypothèse inverse, à savoir un possible effet préventif du vapotage contre le tabagisme chez les jeunes.

Les ratios de risques corrigés par d'autres facteurs prévalant au tabagisme ne sont pas présentés dans l'étude. Celle-ci précise d'ailleurs qu'étant transversale, elle ne peut définitivement "réfuter l'existence potentielle de l'effet passerelle" dans la suite du parcours de vie des élèves. Evidemment, tout peut toujours arriver, surtout à 16 ans. Cependant, les chercheurs insistent sur la mise en lumière d'un facteur confondant de première importance étrangement ignoré par les études américaines militant pour la théorie de 'l'effet passerelle'.

Les usages des proches: le facteur confondant ignoré des études américaines


L'analyse des questionnaires des élèves stéphanois met en relief un élément majeur: les usages des proches. "Nous constatons que leurs usages sont très fortement influencés par l'entourage des adolescents (amis, famille) avec un risque multiplié par huit quand plusieurs personnes de l'entourage fument par rapport à un jeune dont aucun des membres de l'entourage ne fume. Étonnamment, à notre connaissance aucune étude dans la littérature n'avait recherché spécifiquement ce facteur de risque", note l'étude. En clair, les chercheurs pointent ici une énorme lacune des études américaines prétendant documenter l'effet passerelle. 

En occultant le facteur, que cette recherche montre extrêmement influent, du tabagisme des parents et amis, les études américaines sur les ratio de risques du tabagisme des jeunes lié au vapotage ont manifestement biaisé leurs calculs. Faut-il rappeler que le vapotage n'a pas inventé le tabagisme adolescent? Tenir compte des facteurs psycho-sociaux prévalant au tabagisme, parait incontournable pour les études qui cherchent à déterminer l'impact du vapotage sur le tabagisme des ados.

Le bien-fondé de "l'effet passerelle" s'écroule aussi vite que le taux de tabagisme des ados

Pour préciser la problématique par une analogie, on pourrait montrer une corrélation entre avoir fait du vélo à l'adolescence et devenir automobiliste. Mais avant de conclure à la nécessité d'interdire le vélo aux ados pour réduire la pollution de l'air ou les embouteillages, vérifier des caractéristiques des automobilistes telles que par exemple la distance entre leur habitat et leur lieux de travail, éventuellement corrélée à la qualité du réseau de transport public, pourrait montrer que le cyclisme adolescent n'est pas un facteur de risque pertinent sur le sujet. Bien que le vélo soit un moyen de consommer du déplacement tout comme les voitures.

En somme, les résultats de l'enquête stéphanoise non seulement ne valide pas d'effet passerelle, au moins sur les élèves jusqu'à 16 ans, mais montre clairement un biais majeur des études adhérant à cette théorie. Le bien-fondé de l'effet passerelle semble s'écrouler aussi vite que les taux de tabagisme dans les pays concernés par le vapotage. En outre, la mise en lumière du phénomène peut donner à penser qu'une des manières les plus efficaces de protéger les jeunes pourrait être d'aider les parents à sortir du tabagisme, en place d'entraver cette sortie au prétexte de protection des jeunes.

Existe t-il un problème d'information des jeunes ?

Parmi les 6,3% d'adolescents vapoteurs non-fumeurs actuels, 13,4% d'entre eux déclarent utiliser des liquides nicotinés, soit 0,8% de l'ensemble des adolescents de l'étude. Les auteurs soulignent qu'une majorité (56,4%) déclare ne pas savoir. On peut supposer l'absence de nicotine pour la plupart de ceux-ci étant donné ses effets gustatif et psychoactif remarquables. 

Mais ce défaut de connaissance des jeunes interroge. On peut se demander si les avertissements anti-nicotine abusivement imposés sur des produits de vapotage qui n'en contiennent pas, n'ont pas brouillé la compréhension de ceux qui devraient être la cible principale de l'information. A voir ces avertissements exagérément alarmistes partout, ils semblent ne plus rien signifier.

L'interdiction de vapotage aux jeunes semble surtout leur interdire l'accès à l'information

Une autre raison à cette méconnaissance pourrait le faible niveau d'encadrement du vapotage des mineurs. Selon les réponses à l'enquête, 59,2% se sont procurés leur produits de vapotage par des amis et 5% chez un buraliste, et seulement 9,2% par la famille et 12,2% par un magasin spécialisé. Les auteurs regrettent que "la loi n'est pas toujours respectée concernant l'interdiction de vente aux mineurs des produits du tabac et du vapotage"

Il nous semble que les données de leur enquête auraient plutôt du amener les chercheurs à soulever la question d'un possible effet de mésinformation des jeunes par cette interdiction sur le produit de réduction des risques. L'enquête n'a pas sonder ceux-ci sur leur perception et leur information sur la réduction des risques. Alors que les chercheurs soulignent que "seul l'usage exclusif du vapotage est recommandé pour permettre une réduction significative des risques pour la santé [ndr. par rapport à fumer]", le niveau d'information des élèves mériterait attention.

Curiosité, sociabilité et dépression

Par contre, l'enquête a questionné les adolescents sur leurs motifs de consommer des produits de tabac ou de vapotage. Au niveau subjectif, la curiosité est la principale raison invoquée par les adolescents pour essayer les produits, à la fois de tabac et de vapotage, avant des motifs de sociabilité. "Une autre raison souvent invoquée par les adolescents interrogés est la lutte contre différentes émotions négatives, avec des réponses parfois extrêmement violentes: "ça ne me fait pas péter un câble quand ma vie est pourrie", "dépression", "pour trouver une autre solution que de se tailler les veines" ", rapportent les chercheurs. 

Concernant spécifiquement le vapotage, les jeunes se rapportent plus souvent à l'aspect ludique, notamment des 'tricks' - dans ce que la chercheuse Fiona Measham a nommé la vortex subculture -,"mais également le besoin de diminuer la consommation de tabac"

Cependant, les auteurs signalent la tendance des jeunes aux Etats-Unis de passer des 'box', plutôt orientées pour faire des nuages et des figures souvent sans nicotine, aux 'pods', petits dispositifs plus orientés vers la prise de nicotine souvent sous forme de sels. Cette évolution a démarré en 2016 au moment de l'interdiction nationale de vente des produits de vape aux mineurs, les envoyant vers des sources moins regardantes, moins informantes et avec un choix restreint aux pods nicotinés.

L'étude 2019 est lancée chez les élèves de toute la Loire

La question des différents types de vape utilisés, ainsi que de mesurer une éventuelle apparition des cigarettes chauffées, va être dans la mire de la suite des travaux stéphanois. "Il sera d'une grande importance de poursuivre ce type d'étude dans les prochaines années afin de décrire l'évolution de l'usage du vapotage par les jeunes français", estiment les chercheurs. Jérémie Pourchez nous a confirmé que l'enquête 2019 est lancée en étant élargie à l'ensemble du département de la Loire recueillant les questionnaires de près de 6'000 élèves de seconde ligériens. 

En 2020, le chercheur compte étendre l'enquête à tout le rectorat de Lyon, "tout en y incorporant un travail qualitatif d'entretiens sur les trajectoires d'usage". Osons suggérer qu'au moment où l'organisation anti-tabac anglaise Action on Smoking and Health (ASH) s'alarme de la dégradation de l'information des jeunes sur les risques relatifs entre cigarettes et vapotage, un module sur cette perception par les élèves de seconde pourrait enrichir ce travail intéressant.

Quelques chiffres issus de l'étude

  • 50,3% ont essayé de vapoter et 50,4% ont fumé au moins une fois
  • L'usage occasionnel concerne un quart des 15-16 ans: 23,6% de vapoteurs occasionnels et 28,2% de fumeurs occasionnels 
  • Mais l'utilisation au quotidien diffèrent significativement entre les deux produits: 3,6% des élèves vapotent au quotidien contre 9,4% qui fument chaque jour 
  • Globalement, 56% des 15-16 ans stéphanois qui ont essayé une cigarette sont devenus fumeurs occasionnels ou quotidien, contre 15,7% de ceux qui ont essayé le vapotage en premier 
  • Une majorité des usagers occasionnels ou quotidien sont à la fois fumeurs et vapoteurs, double-usage qui concerne 17,6% de l'ensemble des jeunes enquêtés 
  • 0,8% des 15-16 ans vapotent avec nicotine sans être actuellement fumeur (13,4% vapotent avec nicotine parmi les 6,3% vapoteurs non-fumeurs) 
* Relations entre vapotage et tabagisme chez les adolescents en classe de seconde. Résultats d’une étude observationnelle descriptive transversale et monocentrique menée dans l’agglomération stéphanoise ; C. Denis-Vatant (CHU Saint-Étienne), C. Merieux (CHU Saint-Étienne), L. Leclerc (Mines Saint-Étienne), H. Duc (Mines Saint-Étienne), C. Berton (Mines Saint-Étienne), R. Jarrige (Mines Saint-Étienne), M. Nekaa (Direction des services départementaux de l’Éducation nationale Loire)d, e, J.-M. Vergnon (CHU Saint-Étienne), J. Pourchez (Mines Saint-Étienne) ; Revue des Maladies Respiratoires juin 2019 ; Doi : 10.1016/j.rmr.2019.04.002


jeudi 2 mai 2019

Etude en Nouvelle-Zélande: Le vapotage devrait sauver 236'000 années de vie en bonne santé

Le vapotage va probablement permettre de sauver 236'000 années de vie de qualité (QALYs) en Nouvelle-Zélande. L'analyse, menée par le Programme d'épidémiologie, d'équité et d'efficience des coûts (BODE) de l'Université d'Otago, intègre 16 maladies liées au tabagisme dans son modèle. Les résultats, avec une marge d'incertitude prospective, viennent d'être publiés dans la revue Epidemiology. "Le résultat le plus probable est un avantage pour la santé publique équivalent à 19 jours supplémentaires de vie en bonne santé pour chaque Néo-Zélandais", explique la Pr Coral Gardner, de la chaire de santé publique de l'Université du Queensland. Evidemment, ce sont les personnes parmi les 15% de fumeurs actuels qui, en passant au vapotage, bénéficieront le plus d'années de vie en bonne santé supplémentaires.

Plus de 2 milliards € d'économie probable sur les coûts de santé

Mais l'ensemble de la population néo-zélandaise va profiter de la libéralisation du vapotage à travers la baisse des coûts de santé liés aux maladies provoquées par le tabagisme. Selon les scenarios, de pessimiste à optimiste, l'étude prospective évalue les économies de coûts de santé dans une fourchette de 370 millions à 7,1 milliards NZ$ . Le plus probable est une économie autour de 3,4 milliards NZ$, soit plus de 2 milliards €. Cette baisse des ventes de médicaments et la diminution des soins "résulteraient d'une diminution du nombre de personnes atteintes de maladies liées au tabac" grâce à l'impact du vapotage. 

Dans un pays de 4,9 millions d'habitants, cette baisse des coûts de santé impressionne. De quoi se demander combien perdrait l'industrie pharmaceutique si d'autres pays, comptant encore plus de fumeurs, se mettaient aussi à soutenir la fin du tabagisme à l'aide du vapotage. Serait-ce là un indice de la raison des centaines de millions déversés par les Big Pharma pour financer le lobbyisme et les fakenews contre le vapotage?


lundi 1 janvier 2018

"Les preuves s'accumulent: vapoter est définitivement plus sûr que fumer" assure la Pr Linda Bauld

Le grand public francophone doit espérer de meilleures années pour bénéficier d'un tel éclairage. Au seuil de la nouvelle année et des bonnes résolutions qui l'accompagnent, le Guardian publie un article d'information de santé publique de première importance.  Le texte de la Pr Linda Bauld fait le point sur les avancées en 2017 des connaissances sur le vapotage et sa réduction des méfaits pour sortir du tabagisme. Professeure de politique de santé à l'Université de Stirling, directrice adjointe du Centre d'études sur le tabac et l'alcool britannique et titulaire d'une chaire au Cancer Research britannique (CRUK), Linda Bauld est une des bêtes noires de l'industrie du tabac depuis de longues années. Son article s'inquiète de l'écart toujours plus grand entre la réalité des connaissances scientifiques sur le vapotage et la désinformation sensationnaliste des médias protégeant de facto le tabagisme.

L'industrie du doute

Faits divers montés en épingle, comme les rares accidents liés aux batteries, fantasme infondé d'épidémie tabagique chez les jeunes, pseudo-science faisant brûler des vapoteuses pour mesurer d'irréalistes dégagements toxiques, voire diffusion de mensonges caractérisés par des sites complotistes fantasmant l'apparition de maladies inexistantes... Le bombardement soutenu de désinformations anxiogènes pour convaincre les fumeurs de rester aux cigarettes est quotidien. Pourtant la réalité est à l'opposé de cette représentation médiatique. "Au cours de la dernière année, plus que toute autre, la preuve que l'utilisation du vapotage est beaucoup plus sûre que de fumer n'a cessé de s'accumuler", explique la Pr Linda Bauld, donnant des exemples d'études significatives de l'année écoulée.

Evénement rarissime en France en 2017, une explication claire de la réduction des méfaits par la tabacologue Marion Adler dans une émission télé:


Une réduction des méfaits similaire aux substituts nicotiniques

La première étude de l'usage à long terme du vapotage montre que les niveaux d'exposition de toxiques chez les vapoteurs et les utilisateurs de substituts nicotiniques pharmaceutiques (gommes, patchs...) sont équivalents. "Financée par le Cancer Research UK, l'étude a trouvé de grandes réductions de carcinogènes et d'autres composés toxiques chez les vapoteurs par rapport aux fumeurs, mais seulement si l'utilisateur arrête complètement de fumer", précise la scientifique. Un autre rapport s'appuyant sur les données existantes évalue le risque cancérigène de vapoter à moins de 1% de celui de fumer, rappelle t-elle aussi. [Plus précisément, le calcul de ce rapport en l'état des connaissances actuelles aboutit à un risque de 0,4%, soit 250 fois moins de risque en vapotant qu'en fumant - voir notre recension du rapport]. 


Les données du suivi sur la réduction des toxiques liée à l'utilisation du vapotage (EC) en comparaison avec les cigarettes et les substituts nicotiniques (NRT) ainsi que les doubles utilisations 
Ces résultats n'ont rien d'inattendu en regard de la rupture technique apportée par le vapotage. "En retirant le tabac et la combustion, il n'est guère surprenant que le risque est réduit. Cela ne signifie pas que le vapotage soit totalement inoffensif. Mais cela signifie que nous pouvons être relativement confiants que le passage du tabagisme au vapotage aura des avantages pour la santé", souligne Linda Bauld. Etant entendu que rien n'est totalement inoffensif, la précaution semble surtout de langage. 

Ces éléments scientifiques ont amené plusieurs organisations de santé à rejoindre le consensus en faveur de la réduction des méfaits avec la vape, notamment le Royal College of General Practitioners, la British Medical Association ainsi que les organisations écossaises regroupées dans le Health Scotland. Stoptober, la campagne annuelle anglaise pour soutenir les fumeurs à s'en sortir, a pleinement intégré cette année le vapotage à ces outils d'aide.

La Nouvelle-Zélande vers la réduction des méfaits

Hors du Royaume-Uni, l'intégration du pilier de la réduction des méfaits avec le vapotage propulse la Nouvelle-Zélande à la pointe des politiques de santé publique concernant le tabagisme. Le cas néo-zélandais est particulièrement frappant puisque ce pays suivait une politique puritaine unidimensionnelle jusque-là. Or, c'est bien l'impasse et les effets contre-productifs de ce paradigme, notamment contre les groupes sociaux défavorisés, qui l'ont amené à embrasser cette nouvelle approche. On a envie d'ajouter aux exemples présentés par Linda Bauld, la prise de position tranchante de la Fédération des professionnels des addictions pour une refonte de la politique sur le tabagisme en Suisse.

Le conservatisme tabagique

A l'opposé de ces initiatives novatrices, des pays et des organismes se maintiennent dans une politique contre la réduction des méfaits. Il est notable que ces politiques conservatrices sont généralement accompagnées d'un maintien du tabagisme comme en Suisse, en France ou en Australie, tandis que le Royaume-Uni a vu son tabagisme fondre de plus de 20% depuis 2011 sous l'impact du vapotage. 

Linda Bauld pense qu'un des motifs de ces positions est liée à la peur d'un risque de tabagisme chez les jeunes. "Cette année, nous avons vu des recherches suggérant que certains adolescents qui expérimentent le vapotage vont ensuite fumer lorsqu'ils sont suivis un an plus tard, dont une étude au Royaume-Uni. Il semble y avoir peu de doute qu'il existe des groupes de jeunes susceptibles des deux. Pourtant, ces études ne prouvent pas que c'était l'acte d'essayer le vapotage qui a conduit au tabagisme ultérieur - de nombreux autres facteurs peuvent expliquer cela, y compris le simple fait que le tabac est toujours largement disponible", explique t-elle. 

La confusion contre les faits

Le problème classiquement connu sous le nom de facteur confondant est à la racine de la vieille pseudo-théorie de l'effet passerelle, décortiquée par un article du Pr Jean-François Etter publié aussi cette année. L'accusation implicite des "pro-abstinence only" d'un vapotage inventeur du tabagisme chez les ados ne semble pas résisté aux faits. Dans les pays où le vapotage est développé, comme le Royaume-Uni ou les Etats-Unis, "les taux de tabagisme chez les jeunes continuent de baisser à un rythme encourageant. Si le vapotage provoquait le tabagisme, ces tendances s'inverseraient", pointe Linda Bauld.

En soutien à ce constat de bon sens, la plus grande étude au monde à ce jour sur le vapotage et les jeunes, comprenant plus de 60'000 adolescents, a été publiée en 2017. "Elle fait le constat que, bien que l'expérimentation de la vape existe chez les jeunes, l'utilisation régulière par les adolescents qui n'avaient jamais fumé reste très faible, à moins de 1%", rappelle la professeure de santé publique.

En 2018, arrêtez de vous faire enfumer !

On le voit, le gouffre entre les recherches scientifiques et les messages des médias est énorme. Fruit pourri de cette désinformation, la part de fumeurs convaincus à tort d'un danger du vapotage équivalent au tabagisme progresse ces dernières années. Sensationnalisme, conflits d'intérêt ou arriération idéologique, les causes à cette morbide violation éthique se conjuguent probablement pour protéger le tabagisme et nuire à la population. 

"Quel moyen a le fumeur pour faire face à la controverse continue et l'intérêt insatiable de la presse sur le vapotage? Qui devrait-il croire? De bonnes sources d'information existent mais elles ne sont pas assez mises en avant. Nous avons besoin d'informations publiques claires, provenant de sources fiables, pour crier au-dessus du bruit et présenter les faits. Et ça, ce sont les faits: Si vous fumez, la meilleure chose à faire pour votre santé et celle de votre entourage est d'arrêter de fumer. Si vous choisissez de vapoter pour arrêter de fumer, c'est génial, et personne ne devrait vous critiquer pour ce choix", explique Linda Bauld en guise d'encouragement aux fumeurs se décidant à de bonnes résolutions.

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Quelques liens francophones utiles (liste vraiment non exhaustive... ):
Un clip de la Ligue nationale contre le cancer en France:

PS : l'excellent film Vape Wave est diffusé sur la chaîne LCP le dimanche 7 janvier à 20h45


mardi 15 août 2017

Plus de la moitié des vapoteurs au quotidien ont arrêté de fumer aux USA, selon une analyse statistique

"Plus de la moitié des usagers au quotidien de vapotage (52,2%) ont arrêté de fumer durant les cinq années précédentes. C'est la prévalence la plus haute de tous les sous-groupes démographiques et comportementaux. Après ajustement aux co-variables, ce groupe était trois fois plus susceptible d'avoir arrêté de fumer au moment de l'enquête que celui des fumeur n'ayant jamais utilisé le vapotage (aPR: 3.15 [2.66, 3.73])". L'étude de Daniel Giovenco, de l'Université de Columbia (New-York), et Christine Delnevo, de la Rutgers School of public health, a analysé les données des enquêtes 2014 et 2015 du National Health Interview Survey (NHIS) en se limitant aux fumeurs actuels et aux récents ex-fumeurs. "L'utilisation du vapotage est extrêmement rare chez les ex-fumeurs qui ont arrêté avant que la vape ne soit disponible et chez les personnes n'ayant jamais fumé", précise l'étude publiée en libre accès (en anglais) dans Addictive Behaviors

Difficile avant 2010 d'arrêter de fumer à l'aide de la vape

Des études précédentes affirmaient que le vapotage n'aide pas a arrêter de fumer en se basant sur le faible nombre d'ex-fumeurs l'utilisant. "Une limitation méthodologique à ces études est qu'elles agrègent "tous les ex-fumeurs", sans considération depuis combien de temps ils ont arrêté. Point important, le vapotage n'a pas pu jouer de rôle dans les arrêts tabagiques avant d'être sur le marché", expliquent les chercheurs pour justifier leur choix de données. "En excluant les anciens fumeurs qui ont arrêté avant que le vapotage entre sur le marché et en utilisant des mesures sur la fréquence d'usage du vapotage, nous pouvons caractériser plus précisément les relations possibles entre l'arrêt du tabagisme et l'utilisation du vapotage", précisent-ils. Estimant que l'apparition significative sur le marché américain du vapotage date de 2010, les chercheurs ont pris en compte les 15'532 personnes encore fumeurs ou ayant quitté le tabagisme après 2010 des enquêtes NHIS de 2014 et 2015. 

Trois fois plus d'arrêts des cigarettes chez les vapoteurs au quotidien

Parmi l'ensemble de ces fumeurs ou récent ex-fumeurs, 25% ont arrêté de fumer. 5,1% utilisent quotidiennement le vapotage et 52,2% de ceux-ci ont arrêté de fumer. "L'usage au quotidien du vapotage est de manière consistante le corrélat le plus fortement lié à l'arrêt du tabac", soulignent Giovenco et Delveno. Les usagers au quotidien du vapotage ont eu statistiquement 3,18 fois plus de chance d'arrêter de fumer que les fumeurs n'ayant jamais essayé la vape. "Bien que la nature transversale de l'enquête interdit des assertions sur l'usage du vapotage pour l'arrêt des cigarettes, nous avons fait plusieurs hypothèses de voies plausibles pour expliquer cette découverte", discutent les chercheurs américains. La première, la plus évidente, est un usage de la vape par des fumeurs pour arrêter de fumer. La seconde est un usage de la vape par des ex-fumeurs pour éviter de rechuter dans la consommation de cigarettes. 

Mais nettement moins d'arrêts chez les vapoteurs occasionnels

Alors que le vapotage au quotidien est associé fortement à l'arrêt du tabagisme, les usagers occasionnels et ceux qui ont essayé puis abandonné le vapotage sont moins enclins à l'arrêt du tabac, même par rapport aux fumeurs n'ayant jamais utilisé le vapotage. "Une partie de la communauté de santé publique s'inquiète que certains fumeurs, au lieu d'essayer d'arrêter de fumer, utilisent par intermittence le vapotage à des endroits où ils ne peuvent pas fumer", rappellent les chercheurs. Ils n'excluent pas cette interprétation , mais ils suggèrent qu'il est aussi possible que certains fumeurs "double-usagers" aient été interrogés au cours d'une tentative d'arrêt avec le vapotage.

"Sans avoir des informations plus détaillées sur les appareils utilisés, les expériences des usagers, les motifs de l'usage et d'autres facteurs individuels, les raisons du bas taux d'arrêt des cigarettes chez les usagers occasionnels et les personnes ayant essayé restent floues", considère l'article publié. Produits non adaptés à leur besoin ou peu efficaces comme les ciga-likes de 1ère génération, ou tout simplement absence d'envie d'arrêter de fumer peuvent entre autres expliquer ce maintien élevé dans le tabagisme des double-usagers et des fumeurs ayant essayé le vapotage sans persévérer.

Besoin de données plus consistantes

La nature transversale mais aussi les lacunes dans les questionnaires des enquêtes NHIS limitent l'étude. "Les futures recherches transversales et longitudinales devraient intégrer des mesures circonstanciées sur l'usage du vapotage, telles que la fréquence, les caractéristiques des appareils, ainsi que des facteurs individuels tels que la dépendance tabagique, l'intention d'arrêt de fumer et les raisons de l'utilisation du vapotage, afin de mieux comprendre la relation entre vapotage et arrêt tabagique", concluent les chercheurs.


vendredi 11 août 2017

[Expresso] 75% d'arrêt de la cigarette avec la vape selon une thèse de l'Université de Louvain

Au terme de trois mois de suivi, 75% des personnes ayant opté pour le vapotage avaient réussi à ne plus fumer. La presse belge, avec quelques petits contresens en français et plus précisément en flamand, relate les résultats de la soutenance de thèse de Brent Boermans en faculté de psychologie comportementale à l'Université de Louvain.  Il a observé le sevrage et son évolution sur quatre mois de 53 fumeurs désirant arrêter avec différents moyens d'aide et soutenus par un tabacologue. Si sur un mois, les drogues pharmaceutiques (comme le Champix) sont les plus efficaces avec 100% de réussite, leur taux de rechute est de plus de la moitié après 3 mois. Contrairement au vapotage qui s'avère au final l'aide la plus efficace multipliant les chances d'arrêt du tabac par 1,69 fois par rapport à l'ensemble des autres options, et fait plus que doubler les chances par rapport aux substituts nicotiniques. 

La vape plus efficace dans la durée

On attendra la publication de la thèse elle-même pour avoir les détails, mais il est remarquable que les échecs avec la vape arrivent dans les toutes premières semaines, tandis que les autres moyens d'arrêts échouent à maintenir le taux de réussite de sevrage sur la durée. Ceci pourrait souligner l'importance des premiers conseils aux fumeurs essayant le vapotage. Cela confirmerait aussi le bien fondé du peu de confiance qu'une large partie des fumeurs accordent aux aides pharmaceutiques à long terme. Même si l'échantillon est réduit, il est à noter que ses résultats d'arrêts tabagiques à l'aide du vapotage sont cohérents avec ceux rapportés par le Dr Jean-Paul Humair de l'Hôpital Universitaire de Genève (HUG) dont nous avions fait état (ce qui est un quasi scoop tant les médias suisses boycottent les informations positives sur le vapotage!).

Sevrage tabagique maintenu après trois mois / un mois (n=53), thèse de Brent Boersman (Université de Louvain):

  •  50,9% de tous les participants restaient sevrés / après un mois ils étaient 75% 
  • Avec vapotage: 75% /déjà 75% après un mois
  • Avec vape + substituts nicotiniques combinés: 66% / déjà 66% après un mois
  • Drogue pharmaceutique: 42,8% /alors qu'ils étaient 100% après un mois
  • Substituts nicotiniques seuls: 30% au final / contre 70% après un mois


lundi 7 août 2017

Le risque cancérigène de la vape serait inférieur à 1% de celui des cigarettes selon une recherche


«La plupart des analyses de vapotage indiquent un potentiel cancérigène inférieur à 1% de celui de la fumée de cigarette». Publiée hier dans Tobacco Control du British Medical Journal (BMJ), un travail de recherche (research paper) a calculé les risques cancérigènes des cigarettes, dont une de tabac chauffé, du vapotage et d'inhalateur pharmaceutique de nicotine. Précisément, l'analyse modélisée pour comparer de multiples études aboutit à un risque cancérigène de 0,4% pour le vapotage par rapport aux cigarettes. Sur la durée d'une vie, «comparés aux cigarettes [risque = 1], les risques relatifs sont de 0.024 pour la cigarette de tabac chauffé, de 0.004 pour le vapotage et de 0.0004 pour l'inhalateur de nicotine». Autrement dit, vapoter entraînerait 250 fois moins de risque de cancer que fumer, selon les calculs du Dr William Stephens de l'Université de St. Andrews (Écosse).

Modélisation

Pour arriver à cette estimation, il a mis au point une série d'équation pour pouvoir comparer entre elles les études hétérogènes sur les substances dégagées par les cigarettes, le vapotage et les inhalateurs de nicotine. "Les potentiels cancérigènes des différents aérosols administrant de la nicotine ont été modélisés pour utiliser des analyses chimiques publiées sur les émissions et les risques associés à leur inhalation. Les potentiels ont été comparés à l'aide d'une procédure de conversion pour exprimer la fumée de cigarette et le vapotage dans des unités communes. Les risques de cancer sur la durée d'une vie ont été calculés à partir de ces potentiels sur la base d'estimations de consommation quotidienne", précise l'article de la revue anti-tabac. Sur la base des études, le Dr Stephens a estimé réaliste pour le risque de cancer sur la durée d'une vie de comparer une consommation quotidienne de 15 cigarettes à 30 litres d'aérosol de vapotage inhalé (NB: pas d'e-liquide de recharge, mais bien d'aérosol dégagé par la vapoteuse).



La nicotine elle-même n'étant pas cancérigène, ce sont les autres substances dégagées dans les aérosols qui sont facteurs de risque. Les concentrations de cancérigènes, reconnus (type 1) et possibles (type 2) par l'Agence Internationale de Recherches sur le Cancer (IARC) habituellement détectés dans la fumée de tabac, ont été pondérés selon l'évaluation du risque par dose établie par l'Office of Environmental Health Hazard Assessment database (OEHHA, California, USA). Le Dr Stephens a ensuite évalué les potentiels cancérigènes moyens de chaque mode de consommation de nicotine et calculé le risque sur une vie avec une consommation moyenne. Il est à noter que le calcul pour le tabac chauffé ne se base que sur une seule étude à partir d'un prototype d'appareil pour ce type de cigarettes.

Substances problématiques...

«Les cancérigènes les plus élevés des cigarettes sont le 1,3-butadiene et l'acrylonitrile, comptant pour plus des trois-quarts du potentiel cancérigène», souligne le Dr Stephens. Dans le vapotage ce sont le formaldéhyde et le cadmium qui constitueraient les principaux risques cancérigènes. «Même des taux minimes de cadmium peuvent avoir un effet majeur étant donné son niveau très élevé de risque, mais le cadmium n'a pas été détecté dans toutes les mesures et dans certaines autres il n'était présent qu'en concentration proche de l'indétectable», pondère le chercheur écossais. Concernant le formaldéhyde, les mesures rapportées par les différentes études sur le vapotage sont extrêmement disparates. Certaines mesures sont proches du niveau de l'inhalateur pharmaceutique, tandis que d'autres dépassent les taux dégagés par les cigarettes. 

Ou méthodes problématiques

Or, le Dr Stephens observe que les études rapportant de fort taux d'aldéhydes ont utilisé des voltages dépassant la plage d'utilisation normale des appareils de vapotage. Le problème est celui des surchauffes artificiellement produites par les machines à fumer ne détectant pas l'assèchement de la mèche. Au lieu de vaporiser le liquide, les chercheurs produisent alors un phénomène de pyrolyse. Autrement dit, ils crament la mèche et d'éventuels résidus au lieu de vapoter. «Ceci implique que c'est la manière dont l'appareil est utilisé qui peut être plus importante que l'appareil lui-même», éclaire le Dr Stephens. Pour éviter le problème, le chercheur insiste sur l'information de bonnes pratiques d'usage à délivrer aux utilisateurs. Et peut-être aux chercheurs...? Du moins, le Dr Stephen a jugé préférable d'écarter de son calcul les études ayant dépassé la puissance d'utilisation normale des vapoteuses pour produire les aérosols.

Un bon exercice mais prématuré ?

La grande disparité des mesures sur le formaldéhyde pose un problème de fond sur la qualité des études et les critères de publication des revues scientifiques sur le thème du vapotage. La très mauvaise qualité de certaines études sur le vapotage est vraiment inquiétante. Elle pose aussi un problème concernant la solidité de l'évaluation de cette méta-analyse sous un autre angle. Celui de l'absence de donnée pour le vapotage à propos de certains toxiques cancérigènes. «A mon avis, cette étude est un bon exercice mais elle est prématurée», commente le Dr Konstantinos Farsalinos, de l'Université de Patras, sur son blog. Pour autant le chercheur grec ne suit pas le Pr Stanton Glantz, de l'Université de Californie, qui s'est simplement gaussé sur son blog de l'étude. Le californien estime "mauvaise" la question de réduire les risques de cancer lié au tabagisme, n'apportant à son sens pas de réponse intéressante. Pourtant, les cancers représentent environ le tiers de la mortalité prématurée lié au tabagisme, que l'OMS quantifie à près de 7 millions de morts par an dans le monde. 



mercredi 22 février 2017

[Expresso] Aux Etats-Unis, les fumeurs malades se tournent de plus en plus vers le vapotage

Aux Etats-Unis, 16 millions de malades n'arrivent pas à arrêter de fumer. Ils se tournent de plus en plus vers le vapotage, selon une étude publiée dans American Journal of preventive medicine. "Les données ont révélé que non seulement les fumeurs avec des comorbidités sont plus susceptibles d'utiliser le vapotage, mais aussi que l'utilisation de la vape continue d'augmenter, en particulier chez les fumeurs actuels (47,6% en 2014 contre 53,5% en 2015)", explique le communiqué de presse des éditeurs de la revue.

S'appuyant sur l'enquête de santé nationale (NHIS), les chercheurs ont analysé les réponses de 36'697 adultes en 2014 et 33'672 en 2015. "Ce large échantillon apporte la première estimation nationale de la prévalence de l'usage de vapotage chez les adultes étasuniens avec des comorbidités médicales", précise la chercheuse référente Dr Gina Kruse, de l'école médicale d'Harvard à Boston.

D'après cette étude, ce sont surtout les fumeurs malades de maladies respiratoires, telles que l'asthme et les bronchites chroniques obstructives (BPCO), ainsi que ceux atteints de problèmes cardio-vasculaires qui sont les plus nombreux à recourir au vapotage pour réduire les dommages à leur santé. Du côté des malades ex-fumeurs, ce sont également les personnes touchées de BPCO les plus susceptibles d'utiliser la vape. Par contre, ceux atteints d'un cancer sont moins susceptibles d'utiliser le vapotage.

Envisager d'aider les patients même fumeurs

"Les fumeurs souffrant d'asthme, de BPCO, ou de maladies cardiovasculaires utilisent probablement le vapotage pour les mêmes raisons que les autres adultes: cesser de fumer des cigarettes, ou réduire la consommation de cigarettes, et réduire les méfaits du tabagisme», déclare la Dr Kruse. "En revanche, la faible prévalence de l'usage de vape chez les adultes atteints de cancer s'explique peut-être parce que passer à un produit à risque réduit est vue comme trop tardif pour les aider", suggère la chercheuse. 

A ses yeux, les cliniciens devraient questionner systématiquement leurs malades fumeurs à propos du vapotage et leurs connaissances du sujet. "Les cliniciens devraient aussi envisager activement toutes les possibilités d'aider leurs patients à cesser de fumer des cigarettes et faire des recommandations sur la base de preuves scientifiques", conclue l'étude.

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