S'abonner via email :

penser à vérifier que le mail de confirmation n'est pas bloqué par l'anti-spam

Affichage des articles dont le libellé est information. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est information. Afficher tous les articles

dimanche 9 juin 2019

Vaping Facts: la Nouvelle-Zélande lance une grande campagne d'information de réduction des risques

"La nicotine manque à beaucoup de gens quand ils cessent de fumer. Le vapotage peut remplacer cette nicotine mais sans les toxines présentes dans la fumée de cigarette. Les produits chimiques de combustion présents dans la fumée de cigarette est ce qui cause presque tous les dommages provoqués par le tabac", explique Jenny Salesa, Ministre déléguée à la santé de Nouvelle-Zélande. Elle a inauguré ce matin le nouveau site web Vaping Facts, mis en place pour fournir "une source d’information centralisée et crédible, avec des faits et des conseils sur le vapotage"

Dans un pays qui compte près de 15% de fumeurs, ce site "est conçu pour les adultes qui fument et leur whānau, ainsi que pour les personnes ayant des questions sur ce qu'est le vapotage et en quoi il est différent du tabagisme", précise la Ministre déléguée dans son communiqué de presse. Le site Vaping Facts impressionne. A la fois très complet et précis, il garde un ton facile d'accès pour le public, avec de brefs interviews en vidéo. Les fumeurs kiwi peuvent y trouver des renseignements sur les types de produits de vape pour arrêter de fumer, des conseils et des repères sur les questions de santé et corrige certains mythes.

Réduire le "health gap" des inégalités sociales liées au tabagisme

La création du site s'inscrit dans une stratégie de lutte face au tabagisme ayant intégrée l'approche de réduction des risques. La Nouvelle-Zélande vise à avoir moins de 5% de fumeurs d'ici 2025. Or la stratégie conservatrice pro-abstinence, dite du quit or die, était dans une impasse: elle est inéfficace avec les groupes sociaux défavorisés. "Il existe des inégalités importantes des taux de tabagisme en Nouvelle-Zélande. Les femmes maories en particulier connaissent les taux de tabagisme les plus élevés", souligne Jenny Salesa. Après ce site, le Ministère de la santé lancera une campagne de spots TV en septembre "visant à sensibiliser le public au fait que le vapotage est un moyen d’arrêter de fumer".

mardi 20 novembre 2018

Opération pilote en Angleterre: 63% d'arrêts de fumer à l'aide de 1000 vaporettes gratuites à Salford

"Swap to stop". Passer au vapotage pour arrêter de fumer est le mot d'ordre de l'expérience pilote qui a distribué de janvier à mars plus de 1'000 vaporettes gratuitement à Salford. La ville du nord-ouest anglais, surnommée "the dirty old town", se donne les moyens de s'attaquer aux inégalités sociales de santé liées au tabagisme. Trois appareils différents et quatre arômes de liquides en deux taux de nicotine (10 mg/ ml et 16 mg/ml) étaient mis à disposition dans les centres stop-tabac et sept pharmacies de la ville. "Nous avons atteint  beaucoup de gens. Je pense que cela a été vraiment une très bonne expérience pilote", déclare Kuiama Thompson, du National Health Services du Grand Manchester, invitée à présenter l'initiative au 6ème Ecig-Summit de la Royal Society de Londres cette semaine. 

Machine à combler les inégalités sociales de santé

Cible au cœur de l'opération, les fumeurs à faible revenu qui ont plus de difficulté à arrêter de fumer et sont moins sensibles à l'habituel rhétorique anti-tabac. Et cela a plutôt bien marché avec 69% des participants appartenant à la tranche des 20% les plus démunis. Kuiama Thompson rapporte un témoignage: "Je me suis dit: 'ok, c'est gratuit, allons-y. Je peux juste essayer'. Et je l'ai fait'". Effet d'opportunité et approche incitative douce se sont alliés pour engendrer une moyenne de 63% d'arrêts à quatre semaines des personnes suivies.

Derrière la moyenne générale, l'approche a égalisé les taux de réussites entre classes sociales. Alors qu'elles sont habituellement sensiblement en faveur des classes plus aisées, les différences sont faibles sur cette opération. Comme le montre le graphique présenté par Kuiama Thompson entre les taux de réussites durant Swap to stop en bleu, et ceux habituels en orange.

Une démarche soutenue et assumée

La démarche n'est pas sans rappeler les initiatives de la Vape du Cœur en France, qui délivre appareils de vapotage et conseils pour arrêter de fumer aux plus démunis. Mais en Angleterre, cela se passe avec un véritable soutien assumé et public des autorités sanitaires et politiques. Une campagne de publicité a ainsi pu annoncer l'opération de distribution gratuite.
La vidéo (12 mn en anglais) de la présentation de Kuiama Thompson à la Royal Society de Londres
Kuiama Thompson from The E-Cigarette Summit on Vimeo.

samedi 10 novembre 2018

[Bref] Le Royaume-Uni autorise les allégations de santé dans la publicité sur la vape

"Suite à une consultation étendue, les Comités des pratiques publicitaires (CAP et BCAP) ont modifié les règles relatives à la publicité afin que les allégations de santé ne soient plus interdites dans les publicités pour le vapotage". L'annonce officielle avant-hier de la modification des règles publicitaires britanniques est symboliquement un énorme pas pour extirper le vapotage du rideau de fumée tabagique. Principal changement, la mention interdisant les allégations de santé de l'article 22.5 du Code du CAP est éliminée.

Interdictions européennes

La réglementation révisée n'ouvre pas la porte à tout, loin s'en faut. En premier lieu, l'interdiction de publicité pour le vapotage dans les mass-média, provenant de l'implémentation de la directive européenne (TPD), règne encore au Royaume-Uni. "Sans licence [pharmaceutique], les produits de vapotage contenant de la nicotine ne peuvent faire objet d'annonces dans les médias audiovisuels ; le BCAP souligne donc que la proposition de lever l'interdiction des allégations de santé pour les produits de vapotage pourrait bien être très limitée dans son application, mais il a exprimé le souhait de procéder néanmoins au changement par cohérence du régime du CAP et afin de refléter l'état des meilleures connaissances scientifiques disponibles", explique le memo de l'Agence de normalisation de la publicité (ASA), chargée de l'application.

Flou sur ce qui est permis de dire

D'autre part, les allégations médicales restent interdites. Le vapotage n'étant pas un médicament, cela semble de bon sens. Mais la limite entre allégation de santé, désormais autorisée, et allégation médicale interdite est très floue. Si des termes comme "guérir" appartient assez clairement au registre médical, des mots comme "prévenir" ou "éviter" ne semblent pas être la propriété des seuls médecins. Le CAP n'ayant pas défini précisément les allégations possibles ou non, il y aura probablement des ajustements en pratique. D'autre part, l'ASA insiste sur le fait que les assertions se doivent d'être établies et générales à la classe des produits de vapotage: pas de publicité annonçant que tel modèle particulier a des vertus. 

Pouvoir combattre la désinformation

L'esprit de la modification s'éclaire par les justifications du CAP à celle-ci. Les principales autorités de santé publique britanniques, notamment l'organisation anti-tabac Action on Smoking and Health (ASH), le Cancer Research UK (CRUK), le Public Health England et le Royal College of Physicians, ont soutenu une révision du code publicitaire en faveur du vapotage. "La compréhension par le public du risque relatif plus faible [du vapotage par rapport au tabagisme] est limitée et semble être en déclin. Or les spécialistes du marketing sont actuellement dans l'impossibilité de corriger cette mécompréhension dans leur propre publicité", résume le mémo de l'ASA. 

Face aux campagnes de désinformations des lobbys anti réduction des risques, cette modification du code publicitaire donne un peu de liberté pour répliquer aux organisations de santé et aux professionnels du vapotage britanniques. "Une annonce majeure comme celle-ci envoie également un signal positif aux consommateurs: il est bien plus prudent de vapoter que de fumer. Cela n’est peut-être pas allé aussi loin que nous le souhaiterions, mais c’est un grand pas en avant dans la bonne direction", estime James Dunworth sur Ashtray Blog.

Lever le bâillon de la réduction des risques

Après le Canada, le Royaume-Uni donne ainsi un peu plus de marge de liberté d'expression au camp de la réduction des risques face aux divers lobbys affairistes s'y opposant. A contrario, la France reste toujours bloquée dans une position répressive où les défenseurs de l'arrêt tabagique à l'aide du vapotage risquent à tout moment des poursuites pour "propagande"

Une situation paradoxale alors que la vape est de loin le moyen matériel le plus utilisé par les français qui tentent d'éviter de fumer, selon les données de Santé Publique France. La propagande pour ne pas arrêter de fumer à l'aide du vapotage, elle, est légale et largement répandue par les médias. En Suisse, aucune restriction n'existe pour le moment, ce qui permet à des magasins de vapotage a faire ouvertement campagne en faveur de l'arrêt tabagique.



vendredi 9 novembre 2018

Un scanning de la couverture de presse mondiale sur le vapotage montre le grand décalage entre les journalistes et le public

Ils ont déniché 86'872 articles d'information traitant du vapotage depuis 2013. Une équipe de chercheurs américains du domaine de la santé publique a scanné plus de 100'000 sources en 23 langues provenant de 148 pays dans les archives de Google News, Bing News et des partages sur Twitter à partir de mots-clefs dans le registre du vapotage. De 8 articles publiés par jour en 2013, la moyenne de publications quotidiennes a bondi à 75 au premier semestre 2018. "Les informations données sont à la fois un marqueur de l'essor des ENDS [systèmes électroniques de délivrance de nicotine, acronyme utilisé par les auteurs pour parler de vapotage] et un vecteur de la manière dont les informations (et la désinformation) sont diffusées à propos des ENDS", estiment les auteurs de l'étude dirigée par John Ayers, de l'Université de San Diego, et publiée dans la revue Plos One

Une étude financée par le milliardaire anti-vape Michael Bloomberg

"Où les ENDS bénéficient-ils d'une couverture? Quelles problématiques émergent? Quelles stratégies réglementaires sont privilégiées? Le monitorage des médias d'information peuvent répondre à ces questions, et à bien d'autres encore", argumentent les auteurs. Financés par l'organisation de l'affairiste anti-vape Michael Bloomberg, ils ont analysé la provenance géographique, le sujet des reportages, la popularité des sujets dans le public, et le sentiment à propos du vapotage véhiculé par les articles.

La plupart des articles concernent les Etats-Unis avec 34% du total des publications, devant le Royaume-Uni (7%). Les articles de France sont très loin derrière symbolisant le peu de traitement du sujet au niveau francophone. La menace que fait peser la loi française contre l'information positive sur le vapotage jouant probablement un rôle dans ce mutisme.

Alarmisme contre arrêter de fumer

Le grand écart entre l'intérêt et l'orientation des journalistes et le public commence à se dévoiler avec les catégories des articles sur le vapotage. Les médias anglophones et francophones privilégient les informations d'avertissements contre le vapotage, devant les questions d'interdictions. Les sujets sur les prix viennent en troisième place dans ces régions, tandis qu'ils sont le centre d'intérêt premier dans les pays de l'est (Russie, Ukraine), en Inde et en Egypte.

Mais ces intérêts éditoriaux ne sont pas forcément ceux du public. Le principal sujet propulsant la popularité d'articles sur la vape est l'arrêt tabagique. "Il y a peu d'articles sur les ENDS centrés sur l'arrêt du tabac, mais ces articles ont le plus de chances d'être populaires, avec une probabilité de 13% de finir dans les 3 premiers déciles du classement de popularité", souligne la recherche. Dans la sphère francophone, les journalistes privilégient dans 30% des cas l'alarmisme, contre seulement 8% d'articles traitant de l'arrêt du tabac à l'aide du vapotage. 

Le double d'articles négatifs que positifs

Une accentuation de la faible popularité des sujets de prédilection des journalistes est peut-être à chercher dans l'orientation qu'ils impriment à leurs articles. En analysant des marqueurs de sentiment exprimés par les registres sémantiques, les chercheurs notent que "très peu d'articles (17%) expriment des sentiments positifs, et seuls environ 1% sont fortement positifs". Selon l'analyse des chercheurs, le double d'articles expriment une orientation négative (39%), voire très négative (2%). Parmi les 44% d'articles classés comme neutres, on peut noter que ceux utilisant un registre très légèrement négatif sont plus de quatre fois plus nombreux que ceux très légèrement positifs.
La provenance géographique ne semble pas jouer de rôle sur l'orientation positive ou négative des articles. "Cependant, les articles sur l'abandon du tabac et les prix étaient généralement plus positifs que les articles ayant d’autres sujets", remarque l'étude publiée dans Plos One.

La césure avec le public 

"Nos résultats mettent en évidence plusieurs déconnexions entre les priorités de la communauté scientifique et les domaines de préoccupation potentiels du public", concluent les auteurs. Ils déplorent que les journalistes ne traitent pas suffisamment à leur goût du projet d'interdiction des arômes de vapotage. "De plus, les articles les plus populaires concernent comment arrêter de fumer, alors que ces articles contiennent plus de représentations positives que d’autres articles sur les ENDS", regrettent les auteurs, avant d'insister: "Bien que les études sur les ENDS comme aide à l'arrêt tabagique restent limitées et controversées dans le monde universitaire, le public semble désirer en apprendre davantage et les rédacteurs discutent souvent de manière positive de l'arrêt tabagique à l'aide du vapotage".

samedi 3 novembre 2018

[Bref] Les astuces pratiques pour passer au vapotage et arrêter de fumer des britanniques

"Staying switched". Les 'conseils pour les néo-vapoteurs de la part d'anciens' est le fruit d'une collaboration entre professionnels de santé et vapoteurs anglais. Le tract double-face (voir plus bas), publié par le Centre national de formation à l'abandon du tabagisme (NCSCT), est issu de l'expérience des usagers de la New Nicotine Alliance (NNA) ainsi que des études des chercheurs de l’Université d’East Anglia (IEA) et du Cancer Research UK (CRUK). "Rappelez-vous qu'en arrêtant de fumer, vous faites la meilleure chose possible pour votre santé. Vapoter n'est pas tricher. C'est une alternative beaucoup plus sûre que de fumer".

Nicotine & fun sans fumée

Le flyer couleur, qui sera distribué dans tout le Royaume-Uni, liste les conseils pour bien démarrer avec le vapotage et arrêter "pour de bon" de fumer:
  • Trouver le bon appareil
  • S'amuser à essayer des arômes de vape: "Ils aident à faire perdre le goût des cigarettes moins attrayant"
  • Face au manque, ne pas hésiter à utiliser un liquide plus concentré en nicotine
  • Ne pas s'inquiéter de vapoter fréquemment: "Les recherches montrent que les usagers auto-régulent leur niveau de nicotine sans devenir plus dépendant qu'en fumant"
  • Lors de sorties en soirée ou d'événements excitants, ne pas hésiter à utiliser un liquide plus dosé en nicotine pour éviter une envie de cigarette
  • Avoir un appareil de secours pour éviter de se retrouver en rade en cas de problème technique

Ne vous flagellez pas si vous trébuchez

Manquent peut-être le rappel de boire suffisamment d'eau pour éviter la sécheresse, et parfois un léger mal de tête, liée à la capture de l'humidité par le vapotage, ainsi que les plages de puissances correctes, entre 3,5 et 4,5 volts, pour éviter de surchauffer le liquide. Les conseils techniques sont laissés à l'initiation en magasin spécialisé.

Pour ceux qui trébuchent et fument quelques cigarettes, "ne vous flagellez pas". Les recherches montrent que cela ne se traduit pas systématiquement par une rechute. "Augmentez votre nicotine, essayez une nouvelle saveur ou offrez-vous un nouveau gadget", encouragent les auteurs.

Concernant la question d'arrêter le vapotage, "cela doit être votre décision - pas celle de quelqu'un d'autre". La fiche d'information de santé rappelle "qu'inhaler de la nicotine en vaporisant du e-liquide est beaucoup plus sûr que l'inhalation de fumée de tabac".

Qui va piano, va sano

Pour les vapoteurs voulant réduire leur consommation de nicotine, la devise "qui va piano, va sano" s'impose.  "Réduire trop rapidement votre taux de nicotine vous rend plus vulnérable aux envies de fumer". Au cas d'arrêt du vapotage, garder une vaporette de secours: "Il est préférable de recommencer de vapoter que de fumer".

Pour plus d'aide, le flyer invite à aller voir au magasin de vape spécialisé et de contacter le centre stop-tabac local. Enfin, "si vous n'êtes pas en mesure de vapoter, prenez en considération des alternatives nicotinées telles que les patchs, les gommes ou les sprays".


dimanche 28 octobre 2018

Nouveau jeu #******* pour arrêter de fumer: découvre où se trouve le groupe facebook Vape Info Service !

[Titre édité et illustration retirée pour des raisons de blocages - l'humour n'est pas universellement partagé...]

Origami, jeu de la paille et design Castor & Pollux. Volontairement ou non, le ludique s'invite chaque année au Mois Sans Tabac français. Original, novembre 2018 se place sous le signe du jeu de piste. On sent déjà renaître le cœur d'adolescent des aspirants à se libérer de la clope. Leur première mission: découvrir où se trouve le groupe facebook d'entraide à l'arrêt du tabac VAPE INFO SERVICE. Le réseau compte plus de 2'000 inscrits, dont une équipe de modérateurs formés par le tabacologue Jacques Le Houezec. Le neuroscientifique s'est fait une spécialité d'instruire professionnels de santé et de vape à l'accompagnement au sevrage tabagique et spécifiquement l'art du bon usage de la nicotine. Une formation solide financée grâce à une subvention de Santé Publique France.

Le plagiat autorisé, l'information pas trop

Mais pour autant la quête des fumeurs espérant bénéficier de l'entraide de leurs pairs, des professionnels de santé soutenant le groupe et de l'équipe de vapoteurs expérimentés et formés sera moins simple qu'il n'y paraît. Les participants n'auront droit à aucune indication sur le site de Tabac Info Service à propos ni de l'emplacement ni même de l'existence du groupe. Pour corser l'affaire, Vape Info Service ne doit pas même se signaler avec la charte graphique du Mois Sans Tabac. Celle-la même qui a copié le logo de l'action Vapin'Liberty de 2013.

Alors comment les fumeurs espérant de l'aide peuvent-ils s'y retrouver ? Le bouche à oreille, quelques mots chuchotés au détour d'une rencontre fortuite, quelques flyers mauves déposés au coin d'un comptoir de vapeshop ou un post partagé sur les réseaux sociaux. Les indices seront à dénicher à la loupe. Pourtant le groupe Vape Info Service a déjà fait ses preuves. L'an passé, son ancêtre avait pris en charge plus de 4'000 fumeurs, dont la moitié ne fumaient plus à la fin novembre. Cinq mois plus tard ils étaient encore 38% a déclarer ne pas fumer au suivi organisé par l'association Sovape.

Des milliers de fumeurs libérés l'an passé, combien trouveront le chemin cette année ?

Le rapport de Sovape, auquel j'ai participé, insistait tout particulièrement sur la nécessité de "renforcer significativement la place du vapotage dans le Mois Sans Tabac". Une méthode embrassée par un tiers des participants selon François Bourdillon, directeur de Santé Publique France, qui avait été interrogé par France télévision. Six mois après, l'étrange jeu auquel se livrent les autorités françaises, donnant d'une main quelques billets pour former les cadres de l'opération et enlevant, de l'autre, la possibilité de faire connaitre son existence est déconcertant. Signe que le #MoisSansTabac n'est pas le #MoisSansKafka.




lundi 9 juillet 2018

[Bref] En Italie, le Monopole du tabac menace de bloquer un forum de vapoteurs

Depuis décembre dernier, l'Agence des Douanes et du Monopole du tabac (AAMS) bloquent des sites internet pour "violation constatée d'offre de tabac ou de produits liquides d'inhalation sans combustion". Autrement dit, des sites de vente de tabac ou de liquide de vape, y compris sans nicotine, en vertu du décret lui octroyant le monopole de distribution et en interdisant la vente à distance. Jusque-là, les listes publiées régulièrement visaient effectivement des boutiques de vapotage en ligne. Mais la dernière parue sur le site du Monopole le 4 juillet annonce le futur blocage de deux sites faisant office de blogs et forums de discussion dans les 15 jours "à partir de la publication de ce communiqué, si l'offre interdite n'est pas enlevée". 

Le premier consacré à des produits de tabac se nomme Rolling Tobacco, le second Svapo.it regroupe près de 45'000 vapoteurs. Sur celui-ci, dans la rubrique dédiée à des boutiques en ligne, nous n'avons constaté aucune offre de liquide. Le document du Monopole ne dit pas quelle "offre interdite" précise doit être enlevée pour chacun des sites visés. "À la suite de signalements reçus à ce bureau, il a été constaté la présence sur les sites web répertoriés d'offre interdite", se borne à expliquer le Monopole pour justifier ce qui s'apparente à une condamnation sans appel possible. Parmi les sites listés, la boutique en ligne Svapem.it est déjà offline.

Des descentes policières au même prétexte ont eu lieu, notamment en mars à la Vapor Expo de Forlì, alors que le vendeur faisait payé 5€ ses liquides pour couvrir les frais de taxes (taxe anti-vape et la TVA dessus) sans bénéfice pour lui. Opération commerciale qui n'a rien d'illégale mais dont le prix n'était pas assez élevé au goût des autorités italiennes.

Essor du tabagisme

Le contrôle de la distribution des liquides de vapotage a été remis à l'Administration des Douanes et du Monopole suite aux rentrées fiscales jugées décevantes les années précédentes. Des 115 millions € escomptés, la surtaxe de 4 € par fiole de 10 mL n'a rapporté à l'Etat que 4 millions € en 2016. Trop peu aux yeux des gouvernants qui ont imposé le régime du Monopole aux liquides de vapotage, en interdisant aussi la vente par internet. Depuis l'instauration des taxes, le secteur est en récession et les statistiques de l'Instituto Superiore di Sanità (ISS) montre un recul du nombre de vapoteurs accompagné d'une hausse des fumeurs, repassés au dessus de la barre des 12 millions cette année en Italie. 

Le modèle italien appliqué à l'Europe ?

Le Commissaire européen à la santé, le lituanien Vyrtenis Andriukaitis, avait évoqué en novembre au site Euractiv la possibilité d'un durcissement similaire au niveau de l'Union Européenne. Depuis, la Commission des taxes a lancé une consultation publique jusqu'au 3 septembre envisageant d'imposer une surtaxe minimale contre la vape à l'ensemble des pays. Une mobilisation lancée par 16 organisations d'usagers et de réduction des risques appellent à répondre à la consultation et signer une pétition en ligne s'opposant à une telle surtaxe. Pour le moment, en plein été, la mobilisation reste faible avec seulement un peu plus de 16'000 signatures collectées en dix jours.




mardi 5 juin 2018

Revue de pneumologie clinique: la vape expliquée aux professionnels de santé par les usagers

Comment fonctionnent les produits de vapotageL'Association indépendante des utilisateurs de cigarettes électroniques, plus souvent nommée par son acronyme Aiduce, explique en détail et avec pédagogie le vapotage aux professionnels de santé dans la dernière publication en date de la Revue de pneumologie clinique. "Pour maximiser les chances de remplacer le tabagisme par l’usage des produits du vapotage, il convient de connaître les différents types qui existent, leurs caractéristiques et réglages essentiels ainsi que leur influence sur le ressenti", invitent les auteurs Claude Bamberger, Véronique Deiss et Stéphane Gros. Un passage à la vape bénéfique aux fumeurs. "Un éclairage sur la composition des e-liquides et des émissions permet de comprendre la réduction d’au moins 95 % des risques par rapport au tabagisme tout en mesurant l’influence de ces composés sur l’expérience de l’utilisateur", soulignent les trois militants de l'Aiduce.

Processus collectif

Ils retracent rapidement l'évolution depuis la cigalike jusqu'à la troisième génération de matériel de vapotage depuis 2014. Le florilège de termes du monde de la vape tient à son modus vivendi. "Une des explications de ce riche vocabulaire est que la croissance du vapotage et les améliorations techniques ont résulté de la demande et de l’expérience de millions d’utilisateurs. Ceux-ci apprennent collectivement puis améliorent les techniques collaborativement au travers de forums, réseaux sociaux et chaînes vidéo, ce qui conduit à devoir créer et partager des termes pour décrire et désigner les produits et les usages", précisent les auteurs. Mais élément supplémentaire,  l'outil se prête à cette créativité collective par sa plasticité technique. "Le principe relativement simple d’une résistance vaporisant de façon thermiquement stable du liquide permet certaines variations au-delà de la forme".

Variation du volume de vapeur en ajustant la relation entre volume de liquide vaporisé et puissance de dissipation, ajustement par l'inspiration du volume et de densité de la vapeur, jeu entre le diamètre d'entrée d'air, de la position de la résistance par rapport à l'embout de sortie et la taille de celui-ci, font parties des paramètres de la combinaison adaptée à chaque usager. "Un point souvent peu connu est que la température de vaporisation (donc la température de la vapeur de liquide) est essentiellement liée à la composition du liquide, en particulier la proportion du propylène glycol et de la glycérine végétale qui représentent environ 90 à 95 % du volume de celui-ci. La température de la vapeur inhalée est la moyenne pondérée entre celle de la vapeur de liquide, créée dans le dispositif, et celle de l’air inhalé en même temps (celui-ci représentant la majorité du volume inhalé)", soulignent les usagers experts.

Eviter glouglou et dry puff

De manière pratique, à trop faible puissance, le liquide se vaporise mal et se transforme souvent en phénomène dit du "glougloutage". A trop forte puissance, la vaporisation n'absorbe pas l'excès d'énergie et la surchauffe du liquide dégage des substances détestables, dont notamment l'acroléine au goût âcre et insupportable. En terme de vapoteurs: un dry hit. Cela peut arriver en cas de manque de liquide dans le réservoir, de résistance neuve mal amorcée ne laissant pas circuler correctement le liquide ou de résistance usée ou encrassée, mais aussi de puissance inadaptée à la valeur (en ohm Ω) de la résistance. "Habituellement des valeurs de résistances de l’ordre de 1 à 2 Ω sont adaptées à des puissances de 8 à 15 W et donc à un vapotage dit « indirect » (...) Sans que cela soit une règle absolue (parce que les matériaux et donc la résistance par unité de surface peuvent varier), les résistances inférieures à 1 Ω sont plutôt utilisées à des puissances plus élevées avec des liquides moins concentrés en nicotine et des arrivées d’air plus ouvertes, soit plus de liquide vaporisé mais dans beaucoup plus d’air", distillent en points de repère les vapoteurs.

L'élément e-liquide est évidemment central. Composé pour l'essentiel de propylène glycol (PG) et de glycérine végétale (VG), il transporte de 0 à 2% de nicotine au maximum dans l'Union Européenne et environ 5% d'arômes alimentaires. La proportion entre PG et VG est une "information utile pour les consommateurs car le ressenti et l’adaptation à certains dispositifs diffèrent. Certains consommateurs ont par ailleurs des sensibilités différentes à l’un ou l’autre: le PG pouvant être desséchant et pour certains irritant, et la VG donnant pour sa part une sensation parfois trop dense et grasse altérant le goût de certains arômes"

Nicotine vaporisée contre tabac fumé

Substance du diable aux yeux de certains, la nicotine est recherchée par les ex-fumeurs pour tenir éloignée la cigarette. "Le taux de nicotine, couramment en France se situe à 0, 3, 6, 9, 12, 16, 18 ou 20 mg/mL, et dans le monde à 0, 6, 12, 18, 24 et 36 mg/mL. Il est important car il va déterminer, pour un régime de vapotage (durée des aspirations, puissance) donné, la quantité de nicotine absorbée. Dans les premiers mois après l’arrêt du tabac, le mécanisme de substitution est important car le vapotage délivre plus lentement la nicotine que le tabac fumé", expliquent les trois vapoteurs également ex-fumeurs. On pourrait ajouter que les récents liquides aux sels de nicotine permettent même des dosages à 50 mg voire 60 mg/mL très prometteurs pour aider certains fumeurs. Malheureusement, la directive européenne interdit les concentrations au delà de 2% (20mg/mL), sans raison de science.

"Par rapport au tabac fumé, il est important d’avoir en tête quelques équivalences: la consommation courante en volume se situait il y a quelques années vers 1 à 3 mL/jour de liquide dosé de 12 à 18 mg/mL de nicotine, puis on évoluait vers 4-6 mL à 6-12 mg/mL pour les vapoteurs plus expérimentés, mais aussi avec du matériel plus puissant. Cela représente 1 à 3 mg de nicotine vapotée par cigarette fumée sur une base moyenne d’un paquet par jour" expliquent-ils, avant de préciser, "la quantité de nicotine contenue dans la vapeur est linéairement proportionnelle à la puissance de vaporisation et à la durée tant que la vaporisation reste stable. Les dispositifs plus puissants sont difficiles à utiliser pour les débutants dans la mesure où ils ne reproduisent pas du tout le mode de consommation auquel ils étaient habitués avec la cigarette de tabac (et consomment aussi plus de liquide). Après quelques mois on constate empiriquement une baisse de la consommation et une stabilisation qui peuvent être expliquées par une meilleure maîtrise du vapotage et par le lien rétabli entre nicotine consommée et geste, mais aussi par une moindre dépendance".

Fais gaffe à ton accu

Dernier conseil, mais important, les précautions à prendre avec les batteries. "Comme pour tout appareil électronique, le risque d’utilisation n’est pas nul, mais est largement dépendant de l’utilisateur : les accus ne doivent jamais être déplacés sans protection de leurs bornes (des boîtes ou des tubes silicone sont généralement vendus en accessoires ou fournis avec) et ne doivent pas entrer en contact avec du métal sous peine de risquer un court-circuit pouvant entraîner un emballement thermique", insistent les représentants de l'Aiduce. Ils préviennent également de vérifier que les accus tiennent des capacités de décharge adéquate à l'usage prévu, notamment avec des résistance basses qui vont demander une forte puissance.

Les vertus sanitaires de la liberté d'expression

"Pour un nouvel utilisateur, les produits du vapotage peuvent nécessiter un temps d’adaptation et surtout des explications. D’où l’utilité, voire la nécessité, des boutiques spécialisées et des forums ou groupes soutien entre vapoteurs, deux sources d’accompagnement concernant les bonnes résistances/puissances pour éviter la surchauffe, les bonnes habitudes pour utiliser, transporter et recharger ses batteries, et les accus pour les modèles plus avancés. Evidemment une communication plus ouverte sera(it) utile pour un produit qui vise à faire disparaître une mauvaise habitude pour près de 20 millions de Français", expliquent les usagers actifs de l'Aiduce. L'interdiction de "publicité et de propagande" pour les produits de vapotage en France d'une part, et la frilosité des autorités de l'autre, rendent évidemment cette communication honnête rare et difficile à entendre pour le public. 

En ce sens, l'article des trois usagers tente d'apporter un éclairage dans une revue de professionnels de santé sur le vapotage comme aide à l'arrêt des cigarettes dans ce contexte difficile. Jetant un coup d’œil sur les dix années d'évolution des produits de vape, les membres de l'Aiduce concluent: "On peut aussi lire dans la montée de la puissance une solution à la limitation des dosages en nicotine par la directive européenne et à l’impression, renforcée par les avertissements sanitaires rendus obligatoires, que le dosage doit être réduit. Des débuts pleins de paradoxes pour qui essaie d’arrêter complètement de fumer, assez de nicotine pour «évacuer» l’envie de fumer mais en même temps la pression inutile pour en réduire le dosage".

Référence de l'article: Bamberger C, et al. Comment fonctionnent les produits du vapotage. Rev Pneumol Clin (2018), https://doi.org/10.1016/j.pneumo.2018.03.005

lundi 4 juin 2018

Santé Canada: "Le vapotage est moins nocif que le tabagisme"


Le Gouvernement canadien informe le public sur la réduction des risques"Si vous êtes fumeur, le vapotage est une option de rechange moins nocive que le tabagisme". Suite à l'entrée en vigueur le 23 mai de la modification S-5 de la loi sur les produits du tabac et les produits de vapotage (LTPV, ex-loi sur les produits du tabac), le site du Gouvernement canadien a édité une page sur le vapotage. "Le vapotage est moins nocif que le tabagisme", informe clairement la page gérée par Santé Canada. "La majeure partie des substances chimiques toxiques et cancérigènes contenues dans le tabac et dans la fumée de tabac sont produites lorsque le tabac est brûlé. Les produits de vapotage ne contiennent pas de tabac, n'entraînent pas de combustion et ne produisent pas de fumée", explique t-elle en livrant des références scientifiques.

La vape peut aider à l'arrêt de la cigarette

"Arrêter de fumer peut être difficile, mais cela reste possible. Les produits de vapotage et les cigarettes électroniques procurent de la nicotine sous une forme moins nocive que le tabagisme", invite le Ministère de santé publique. En soulignant que la vape peut aider à arrêter de fumer: "Quoique les données sont récentes, elles semblent indiquer néanmoins un lien entre l'amélioration du taux de réussite en ce qui concerne l'abandon du tabac et l'usage de la cigarette électronique". CBC, la radio nationale, précise ce 31 mai: "Ottawa [ndr. le gouvernement fédéral] prévoit d'intensifier ses efforts pour aider les citoyens à cesser de fumer en adoptant une approche plus pragmatique, axée sur la solidarité"

Prise en considération des avantages mais aussi de risques du vapotage

Ginette Petitpas Taylor, Ministre de la santé, a annoncé son orientation lors de l'officialisation du changement de loi: "Le projet de loi S-5 présente de nouvelles mesures pour aider à gérer les risques et les avantages des produits de vapotage". Parmi les craintes de autorités de santé, celle d'une initiation à la consommation de nicotine de non-fumeurs, notamment des jeunes. "Si vous n'êtes pas fumeur, le vapotage peut augmenter le risque d'exposition à certaines substances chimiques nocives pouvant nuire à votre santé. Le vapotage peut également entraîner une exposition à la nicotine, une substance qui crée une dépendance", avertit Santé Canada sur le site du Gouvernement. 

"La nicotine n'est pas une cause connue du cancer. Son usage est approuvé dans les thérapies de remplacement de la nicotine telles que le timbre et la gomme à mâcher. Des risques demeurent tout de même associés à l'usage de la nicotine", poursuit le site insistant sur le risque de dépendance, sans préciser clairement que la nicotine seule a une puissance dependogène bien plus faible que le tabac et que la vitesse d'absorption, différente entre fumée et vapeur, joue un rôle également. 

Eviter la surchauffe

En dehors de la nicotine, le site informe de la possibilité de dégagement de produits chimiques néfastes en cas de mésusage et de surchauffe. "Ils sont normalement présents à faible concentration dans la vapeur, et à un niveau beaucoup plus bas que dans la fumée de cigarette. À ce jour, la concentration de métaux relevée dans les vapeurs des produits de vapotage n'est pas considérée comme une source d'inquiétude majeure en matière de sécurité", précise Santé Canada. 

Concernant la "vapeur secondaire", en toute logique "étant donné le faible niveau de concentration de produits chimiques contenu dans la vapeur comparé à celui de la fumée du tabac, les risques sont considérés comme étant nettement inférieurs. Néanmoins, à titre de précaution, Santé Canada recommande que les utilisateurs soient prudents à l'égard des non-utilisateurs et des jeunes"

Information sanitaire autorisée

La loi interdit la vente aux mineurs de produits de vapotage et en restreint partiellement la publicité, notamment sur les noms des liquides et leurs emballages pour éviter un marketing attirant pour les jeunes. "Le vapotage de nicotine était techniquement illégal au pays. Nous l’avons légalisé et encadré, entre autres, en interdisant la publicité visant les jeunes", explique la Ministre à CBC à l'occasion de la Journée mondiale sans tabac.

Grande première cependant, les informations sanitaires sur la réduction des dommages par le vapotage en regard du tabagisme sont autorisées. "La réduction du risque et la comparaison du vapotage avec le tabac que les fabricants et les détaillants seront autorisés à utiliser au Canada est en fait quelque chose que nous n'avons pas au Royaume-Uni, où les fabricants ne peuvent pas explicitement promouvoir leur produit comme moins dangereux que le tabagisme", souligne la Pr Linda Bauld, de l'Université de Stirling et chercheuse britannique au Cancer Research UK. 

Provinces progressistes et provinces répressives

Mais la nouvelle loi fédérale canadienne ne protège pas l'approche de réduction des risques de mesures plus restrictives au niveau des provinces. L'Ontario doit mettre en vigueur le 1er juillet une loi anti-vape extrêmement néfaste. "Un des points les plus troublant de cette nouvelle réglementation est l’interdiction de vapotage en intérieur, y compris dans les boutiques de vape dont l'accès est déjà limité légalement aux adultes. Cela n’a aucun sens. Les utilisateurs ont besoin de pouvoir essayer correctement les produits. Pourtant, l’interdiction du vapotage en intérieur va empêcher des fumeurs adultes voulant essayer le vapotage de le faire dans les boutiques spécialisées", déplore le Dr Akbar Khan, directeur du Medicor Cancer Centres de Toronto, dans une tribune pour CBC

Au Québec le public est maintenu dans l'ignorance par la loi 44
La Colombie-Britannique a aménagé le droit pour permettre des explications pratiques des appareils en magasins de vape, le Manitoba a autorisé le vapotage dans les boutiques spécialisées, tandis que l'Alberta et le Saskatchewan n'ont pas jugé nécessaire de législations anti-vape. A l'opposé, le Québec a instauré une loi anti-vape qui a entraîné la fermeture de près de la moitié des boutiques et quasiment fait disparaître le vapotage comme alternative possible aux fumeurs dans la province francophone. L'Ontario suit son exemple semble t-il. "Ce gouvernement va promulguer une loi hypocrite qui va compliquer l’arrêt des cigarettes aux fumeurs", regrette le Dr Akbar Khan, avant de conclure: "Nous avons besoin de politiques intelligentes pour aider les Ontariennes et les Ontariens à abandonner le tabac au lieu d'une foule de nouvelles réglementations lourdes".


Printfriendly

Licence Creative Commons: Attribution (BY) + Non Modification des partages (ND)

 
Real Time Analytics