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lundi 9 juillet 2018

[Bref] En Italie, le Monopole du tabac menace de bloquer un forum de vapoteurs

Depuis décembre dernier, l'Agence des Douanes et du Monopole du tabac (AAMS) bloquent des sites internet pour "violation constatée d'offre de tabac ou de produits liquides d'inhalation sans combustion". Autrement dit, des sites de vente de tabac ou de liquide de vape, y compris sans nicotine, en vertu du décret lui octroyant le monopole de distribution et en interdisant la vente à distance. Jusque-là, les listes publiées régulièrement visaient effectivement des boutiques de vapotage en ligne. Mais la dernière parue sur le site du Monopole le 4 juillet annonce le futur blocage de deux sites faisant office de blogs et forums de discussion dans les 15 jours "à partir de la publication de ce communiqué, si l'offre interdite n'est pas enlevée". 

Le premier consacré à des produits de tabac se nomme Rolling Tobacco, le second Svapo.it regroupe près de 45'000 vapoteurs. Sur celui-ci, dans la rubrique dédiée à des boutiques en ligne, nous n'avons constaté aucune offre de liquide. Le document du Monopole ne dit pas quelle "offre interdite" précise doit être enlevée pour chacun des sites visés. "À la suite de signalements reçus à ce bureau, il a été constaté la présence sur les sites web répertoriés d'offre interdite", se borne à expliquer le Monopole pour justifier ce qui s'apparente à une condamnation sans appel possible. Parmi les sites listés, la boutique en ligne Svapem.it est déjà offline.

Des descentes policières au même prétexte ont eu lieu, notamment en mars à la Vapor Expo de Forlì, alors que le vendeur faisait payé 5€ ses liquides pour couvrir les frais de taxes (taxe anti-vape et la TVA dessus) sans bénéfice pour lui. Opération commerciale qui n'a rien d'illégale mais dont le prix n'était pas assez élevé au goût des autorités italiennes.

Essor du tabagisme

Le contrôle de la distribution des liquides de vapotage a été remis à l'Administration des Douanes et du Monopole suite aux rentrées fiscales jugées décevantes les années précédentes. Des 115 millions € escomptés, la surtaxe de 4 € par fiole de 10 mL n'a rapporté à l'Etat que 4 millions € en 2016. Trop peu aux yeux des gouvernants qui ont imposé le régime du Monopole aux liquides de vapotage, en interdisant aussi la vente par internet. Depuis l'instauration des taxes, le secteur est en récession et les statistiques de l'Instituto Superiore di Sanità (ISS) montre un recul du nombre de vapoteurs accompagné d'une hausse des fumeurs, repassés au dessus de la barre des 12 millions cette année en Italie. 

Le modèle italien appliqué à l'Europe ?

Le Commissaire européen à la santé, le lituanien Vyrtenis Andriukaitis, avait évoqué en novembre au site Euractiv la possibilité d'un durcissement similaire au niveau de l'Union Européenne. Depuis, la Commission des taxes a lancé une consultation publique jusqu'au 3 septembre envisageant d'imposer une surtaxe minimale contre la vape à l'ensemble des pays. Une mobilisation lancée par 16 organisations d'usagers et de réduction des risques appellent à répondre à la consultation et signer une pétition en ligne s'opposant à une telle surtaxe. Pour le moment, en plein été, la mobilisation reste faible avec seulement un peu plus de 16'000 signatures collectées en dix jours.




mardi 5 juin 2018

Revue de pneumologie clinique: la vape expliquée aux professionnels de santé par les usagers

Comment fonctionnent les produits de vapotageL'Association indépendante des utilisateurs de cigarettes électroniques, plus souvent nommée par son acronyme Aiduce, explique en détail et avec pédagogie le vapotage aux professionnels de santé dans la dernière publication en date de la Revue de pneumologie clinique. "Pour maximiser les chances de remplacer le tabagisme par l’usage des produits du vapotage, il convient de connaître les différents types qui existent, leurs caractéristiques et réglages essentiels ainsi que leur influence sur le ressenti", invitent les auteurs Claude Bamberger, Véronique Deiss et Stéphane Gros. Un passage à la vape bénéfique aux fumeurs. "Un éclairage sur la composition des e-liquides et des émissions permet de comprendre la réduction d’au moins 95 % des risques par rapport au tabagisme tout en mesurant l’influence de ces composés sur l’expérience de l’utilisateur", soulignent les trois militants de l'Aiduce.

Processus collectif

Ils retracent rapidement l'évolution depuis la cigalike jusqu'à la troisième génération de matériel de vapotage depuis 2014. Le florilège de termes du monde de la vape tient à son modus vivendi. "Une des explications de ce riche vocabulaire est que la croissance du vapotage et les améliorations techniques ont résulté de la demande et de l’expérience de millions d’utilisateurs. Ceux-ci apprennent collectivement puis améliorent les techniques collaborativement au travers de forums, réseaux sociaux et chaînes vidéo, ce qui conduit à devoir créer et partager des termes pour décrire et désigner les produits et les usages", précisent les auteurs. Mais élément supplémentaire,  l'outil se prête à cette créativité collective par sa plasticité technique. "Le principe relativement simple d’une résistance vaporisant de façon thermiquement stable du liquide permet certaines variations au-delà de la forme".

Variation du volume de vapeur en ajustant la relation entre volume de liquide vaporisé et puissance de dissipation, ajustement par l'inspiration du volume et de densité de la vapeur, jeu entre le diamètre d'entrée d'air, de la position de la résistance par rapport à l'embout de sortie et la taille de celui-ci, font parties des paramètres de la combinaison adaptée à chaque usager. "Un point souvent peu connu est que la température de vaporisation (donc la température de la vapeur de liquide) est essentiellement liée à la composition du liquide, en particulier la proportion du propylène glycol et de la glycérine végétale qui représentent environ 90 à 95 % du volume de celui-ci. La température de la vapeur inhalée est la moyenne pondérée entre celle de la vapeur de liquide, créée dans le dispositif, et celle de l’air inhalé en même temps (celui-ci représentant la majorité du volume inhalé)", soulignent les usagers experts.

Eviter glouglou et dry puff

De manière pratique, à trop faible puissance, le liquide se vaporise mal et se transforme souvent en phénomène dit du "glougloutage". A trop forte puissance, la vaporisation n'absorbe pas l'excès d'énergie et la surchauffe du liquide dégage des substances détestables, dont notamment l'acroléine au goût âcre et insupportable. En terme de vapoteurs: un dry hit. Cela peut arriver en cas de manque de liquide dans le réservoir, de résistance neuve mal amorcée ne laissant pas circuler correctement le liquide ou de résistance usée ou encrassée, mais aussi de puissance inadaptée à la valeur (en ohm Ω) de la résistance. "Habituellement des valeurs de résistances de l’ordre de 1 à 2 Ω sont adaptées à des puissances de 8 à 15 W et donc à un vapotage dit « indirect » (...) Sans que cela soit une règle absolue (parce que les matériaux et donc la résistance par unité de surface peuvent varier), les résistances inférieures à 1 Ω sont plutôt utilisées à des puissances plus élevées avec des liquides moins concentrés en nicotine et des arrivées d’air plus ouvertes, soit plus de liquide vaporisé mais dans beaucoup plus d’air", distillent en points de repère les vapoteurs.

L'élément e-liquide est évidemment central. Composé pour l'essentiel de propylène glycol (PG) et de glycérine végétale (VG), il transporte de 0 à 2% de nicotine au maximum dans l'Union Européenne et environ 5% d'arômes alimentaires. La proportion entre PG et VG est une "information utile pour les consommateurs car le ressenti et l’adaptation à certains dispositifs diffèrent. Certains consommateurs ont par ailleurs des sensibilités différentes à l’un ou l’autre: le PG pouvant être desséchant et pour certains irritant, et la VG donnant pour sa part une sensation parfois trop dense et grasse altérant le goût de certains arômes"

Nicotine vaporisée contre tabac fumé

Substance du diable aux yeux de certains, la nicotine est recherchée par les ex-fumeurs pour tenir éloignée la cigarette. "Le taux de nicotine, couramment en France se situe à 0, 3, 6, 9, 12, 16, 18 ou 20 mg/mL, et dans le monde à 0, 6, 12, 18, 24 et 36 mg/mL. Il est important car il va déterminer, pour un régime de vapotage (durée des aspirations, puissance) donné, la quantité de nicotine absorbée. Dans les premiers mois après l’arrêt du tabac, le mécanisme de substitution est important car le vapotage délivre plus lentement la nicotine que le tabac fumé", expliquent les trois vapoteurs également ex-fumeurs. On pourrait ajouter que les récents liquides aux sels de nicotine permettent même des dosages à 50 mg voire 60 mg/mL très prometteurs pour aider certains fumeurs. Malheureusement, la directive européenne interdit les concentrations au delà de 2% (20mg/mL), sans raison de science.

"Par rapport au tabac fumé, il est important d’avoir en tête quelques équivalences: la consommation courante en volume se situait il y a quelques années vers 1 à 3 mL/jour de liquide dosé de 12 à 18 mg/mL de nicotine, puis on évoluait vers 4-6 mL à 6-12 mg/mL pour les vapoteurs plus expérimentés, mais aussi avec du matériel plus puissant. Cela représente 1 à 3 mg de nicotine vapotée par cigarette fumée sur une base moyenne d’un paquet par jour" expliquent-ils, avant de préciser, "la quantité de nicotine contenue dans la vapeur est linéairement proportionnelle à la puissance de vaporisation et à la durée tant que la vaporisation reste stable. Les dispositifs plus puissants sont difficiles à utiliser pour les débutants dans la mesure où ils ne reproduisent pas du tout le mode de consommation auquel ils étaient habitués avec la cigarette de tabac (et consomment aussi plus de liquide). Après quelques mois on constate empiriquement une baisse de la consommation et une stabilisation qui peuvent être expliquées par une meilleure maîtrise du vapotage et par le lien rétabli entre nicotine consommée et geste, mais aussi par une moindre dépendance".

Fais gaffe à ton accu

Dernier conseil, mais important, les précautions à prendre avec les batteries. "Comme pour tout appareil électronique, le risque d’utilisation n’est pas nul, mais est largement dépendant de l’utilisateur : les accus ne doivent jamais être déplacés sans protection de leurs bornes (des boîtes ou des tubes silicone sont généralement vendus en accessoires ou fournis avec) et ne doivent pas entrer en contact avec du métal sous peine de risquer un court-circuit pouvant entraîner un emballement thermique", insistent les représentants de l'Aiduce. Ils préviennent également de vérifier que les accus tiennent des capacités de décharge adéquate à l'usage prévu, notamment avec des résistance basses qui vont demander une forte puissance.

Les vertus sanitaires de la liberté d'expression

"Pour un nouvel utilisateur, les produits du vapotage peuvent nécessiter un temps d’adaptation et surtout des explications. D’où l’utilité, voire la nécessité, des boutiques spécialisées et des forums ou groupes soutien entre vapoteurs, deux sources d’accompagnement concernant les bonnes résistances/puissances pour éviter la surchauffe, les bonnes habitudes pour utiliser, transporter et recharger ses batteries, et les accus pour les modèles plus avancés. Evidemment une communication plus ouverte sera(it) utile pour un produit qui vise à faire disparaître une mauvaise habitude pour près de 20 millions de Français", expliquent les usagers actifs de l'Aiduce. L'interdiction de "publicité et de propagande" pour les produits de vapotage en France d'une part, et la frilosité des autorités de l'autre, rendent évidemment cette communication honnête rare et difficile à entendre pour le public. 

En ce sens, l'article des trois usagers tente d'apporter un éclairage dans une revue de professionnels de santé sur le vapotage comme aide à l'arrêt des cigarettes dans ce contexte difficile. Jetant un coup d’œil sur les dix années d'évolution des produits de vape, les membres de l'Aiduce concluent: "On peut aussi lire dans la montée de la puissance une solution à la limitation des dosages en nicotine par la directive européenne et à l’impression, renforcée par les avertissements sanitaires rendus obligatoires, que le dosage doit être réduit. Des débuts pleins de paradoxes pour qui essaie d’arrêter complètement de fumer, assez de nicotine pour «évacuer» l’envie de fumer mais en même temps la pression inutile pour en réduire le dosage".

Référence de l'article: Bamberger C, et al. Comment fonctionnent les produits du vapotage. Rev Pneumol Clin (2018), https://doi.org/10.1016/j.pneumo.2018.03.005

lundi 4 juin 2018

Santé Canada: "Le vapotage est moins nocif que le tabagisme"


Le Gouvernement canadien informe le public sur la réduction des risques"Si vous êtes fumeur, le vapotage est une option de rechange moins nocive que le tabagisme". Suite à l'entrée en vigueur le 23 mai de la modification S-5 de la loi sur les produits du tabac et les produits de vapotage (LTPV, ex-loi sur les produits du tabac), le site du Gouvernement canadien a édité une page sur le vapotage. "Le vapotage est moins nocif que le tabagisme", informe clairement la page gérée par Santé Canada. "La majeure partie des substances chimiques toxiques et cancérigènes contenues dans le tabac et dans la fumée de tabac sont produites lorsque le tabac est brûlé. Les produits de vapotage ne contiennent pas de tabac, n'entraînent pas de combustion et ne produisent pas de fumée", explique t-elle en livrant des références scientifiques.

La vape peut aider à l'arrêt de la cigarette

"Arrêter de fumer peut être difficile, mais cela reste possible. Les produits de vapotage et les cigarettes électroniques procurent de la nicotine sous une forme moins nocive que le tabagisme", invite le Ministère de santé publique. En soulignant que la vape peut aider à arrêter de fumer: "Quoique les données sont récentes, elles semblent indiquer néanmoins un lien entre l'amélioration du taux de réussite en ce qui concerne l'abandon du tabac et l'usage de la cigarette électronique". CBC, la radio nationale, précise ce 31 mai: "Ottawa [ndr. le gouvernement fédéral] prévoit d'intensifier ses efforts pour aider les citoyens à cesser de fumer en adoptant une approche plus pragmatique, axée sur la solidarité"

Prise en considération des avantages mais aussi de risques du vapotage

Ginette Petitpas Taylor, Ministre de la santé, a annoncé son orientation lors de l'officialisation du changement de loi: "Le projet de loi S-5 présente de nouvelles mesures pour aider à gérer les risques et les avantages des produits de vapotage". Parmi les craintes de autorités de santé, celle d'une initiation à la consommation de nicotine de non-fumeurs, notamment des jeunes. "Si vous n'êtes pas fumeur, le vapotage peut augmenter le risque d'exposition à certaines substances chimiques nocives pouvant nuire à votre santé. Le vapotage peut également entraîner une exposition à la nicotine, une substance qui crée une dépendance", avertit Santé Canada sur le site du Gouvernement. 

"La nicotine n'est pas une cause connue du cancer. Son usage est approuvé dans les thérapies de remplacement de la nicotine telles que le timbre et la gomme à mâcher. Des risques demeurent tout de même associés à l'usage de la nicotine", poursuit le site insistant sur le risque de dépendance, sans préciser clairement que la nicotine seule a une puissance dependogène bien plus faible que le tabac et que la vitesse d'absorption, différente entre fumée et vapeur, joue un rôle également. 

Eviter la surchauffe

En dehors de la nicotine, le site informe de la possibilité de dégagement de produits chimiques néfastes en cas de mésusage et de surchauffe. "Ils sont normalement présents à faible concentration dans la vapeur, et à un niveau beaucoup plus bas que dans la fumée de cigarette. À ce jour, la concentration de métaux relevée dans les vapeurs des produits de vapotage n'est pas considérée comme une source d'inquiétude majeure en matière de sécurité", précise Santé Canada. 

Concernant la "vapeur secondaire", en toute logique "étant donné le faible niveau de concentration de produits chimiques contenu dans la vapeur comparé à celui de la fumée du tabac, les risques sont considérés comme étant nettement inférieurs. Néanmoins, à titre de précaution, Santé Canada recommande que les utilisateurs soient prudents à l'égard des non-utilisateurs et des jeunes"

Information sanitaire autorisée

La loi interdit la vente aux mineurs de produits de vapotage et en restreint partiellement la publicité, notamment sur les noms des liquides et leurs emballages pour éviter un marketing attirant pour les jeunes. "Le vapotage de nicotine était techniquement illégal au pays. Nous l’avons légalisé et encadré, entre autres, en interdisant la publicité visant les jeunes", explique la Ministre à CBC à l'occasion de la Journée mondiale sans tabac.

Grande première cependant, les informations sanitaires sur la réduction des dommages par le vapotage en regard du tabagisme sont autorisées. "La réduction du risque et la comparaison du vapotage avec le tabac que les fabricants et les détaillants seront autorisés à utiliser au Canada est en fait quelque chose que nous n'avons pas au Royaume-Uni, où les fabricants ne peuvent pas explicitement promouvoir leur produit comme moins dangereux que le tabagisme", souligne la Pr Linda Bauld, de l'Université de Stirling et chercheuse britannique au Cancer Research UK. 

Provinces progressistes et provinces répressives

Mais la nouvelle loi fédérale canadienne ne protège pas l'approche de réduction des risques de mesures plus restrictives au niveau des provinces. L'Ontario doit mettre en vigueur le 1er juillet une loi anti-vape extrêmement néfaste. "Un des points les plus troublant de cette nouvelle réglementation est l’interdiction de vapotage en intérieur, y compris dans les boutiques de vape dont l'accès est déjà limité légalement aux adultes. Cela n’a aucun sens. Les utilisateurs ont besoin de pouvoir essayer correctement les produits. Pourtant, l’interdiction du vapotage en intérieur va empêcher des fumeurs adultes voulant essayer le vapotage de le faire dans les boutiques spécialisées", déplore le Dr Akbar Khan, directeur du Medicor Cancer Centres de Toronto, dans une tribune pour CBC

Au Québec le public est maintenu dans l'ignorance par la loi 44
La Colombie-Britannique a aménagé le droit pour permettre des explications pratiques des appareils en magasins de vape, le Manitoba a autorisé le vapotage dans les boutiques spécialisées, tandis que l'Alberta et le Saskatchewan n'ont pas jugé nécessaire de législations anti-vape. A l'opposé, le Québec a instauré une loi anti-vape qui a entraîné la fermeture de près de la moitié des boutiques et quasiment fait disparaître le vapotage comme alternative possible aux fumeurs dans la province francophone. L'Ontario suit son exemple semble t-il. "Ce gouvernement va promulguer une loi hypocrite qui va compliquer l’arrêt des cigarettes aux fumeurs", regrette le Dr Akbar Khan, avant de conclure: "Nous avons besoin de politiques intelligentes pour aider les Ontariennes et les Ontariens à abandonner le tabac au lieu d'une foule de nouvelles réglementations lourdes".