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vendredi 6 juillet 2018

24 Heures refait le coup du vendeur fantôme de vaporette à un enfant, pour servir le Sommet Etat & Tabac contre la vape

Le jour même où l'administration convie l'industrie cigarettière pour "réguler" le vapotage en Suisse, le quotidien lausannois 24 Heures nous refait le coup du vendeur fantôme de vaporette à un enfant. Six mois après le bidonnage de la Liberté, le quotidien de Tamedia annonce en titre de Une qu'un garçon de 10 ans a acheté "une vapoteuse en toute légalité". Le journaliste s'appuie sur le récit d'un papa anonyme sans jamais aller vérifier ses dires auprès du vendeur indélicat soi-disant de Morges. Pourtant le journaliste précise que l'enfant aurait indiquer l'endroit de l'achat. Je n'ai jamais vu un journaliste agir de cette manière: enregistrer un témoignage accusant une partie et ne pas essayer de contacter cette partie accusée. Or, comme lors de l'affaire de la pseudo-vente à Fribourg de la Liberté, aucune vérification n'est faite. Sic ! Pourtant, le code de déontologie du Conseil de la presse Suisse précise en directive (3.1) que "l‘acte premier de la diligence journalistique consiste à s‘assurer de l‘origine d‘une information et de son authenticité".

Lors du précédent buzz, la Liberté avait été incapable de me confirmer l'existence d'un vendeur et une équipe, dépêchée spécialement à Fribourg dans ce but et très motivée, de la RTS n'avait pas réussi à retrouver ce mystérieux vendeur fantôme. Cela n'avait pas empêché la chaîne nationale de diffuser un reportage à charge sur "cette histoire" sans sujet. D'autres opérations médiatiques similaires de "vente fantôme" laissent à penser à un nouvel épisode d'une technique de communication bien éprouvée. 24 Heures y ajoute le buzz de la pseudo étude mensongère sur les souris et quelques assertions sans fondement de lobbyistes pour livrer son article à sens unique.

24 Heures au service du Yalta Etat-Tabac

L'article du jour, à sens unique, prend une saveur particulière puisqu'il est publié le jour même que l'administration fédérale organise son Yalta de la vape, sous l'impulsion de lobbyistes de la pharmaceutique, de connivence avec les grands cigarettiers conviés et quelques représentants isolés de l'industrie indépendante du vapotage. Aucun représentant des usagers n'a été contacté. L'objectif de ce sommet de l'Etat et du tabac: restreindre les ventes de vapotage. Le prétexte: le risque de vente à des mineurs. alors que près de 16% sont fumeurs en Suisse. Un taux stable durant les années de prohibition du vapotage commencée en 2009 (et non 2015 comme l'invente le journal vaudois). 

Les comptes du tabagisme adolescent caché en Suisse

Dans la même période, les parts de fumeurs chez les adolescents américains et britanniques a été divisé de moitié sous l'impact du vapotage. En France, le suivi Paris Sans Tabac rapporte le même phénomène de ringardisation du tabagisme sous l'effet des vaporettes. Sur les données récoltés avant les législations en interdisant la vente aux mineurs, les trois quarts des quelques 20% d'adolescents expérimentant le vapotage le faisaient sans nicotine. Un moyen d'essayer, de "jouer à", pour les ados sans risque de dépendance. Le 1,7% des ados américains vapotant régulièrement avec nicotine étaient pour la quasi totalité (9/10) déjà fumeurs. En bref, là où le vapotage s'est développé, le tabagisme des jeunes a dégringolé. En Suisse, il s'est maintenu. 

Conserver la situation propice au tabagisme est bien l'objectif de la plupart des acteurs poussant à ce sommet anti-vape Suisse, alors même que la vente de cigarettes est autorisée aux mineurs au niveau fédéral. On y retrouve donc une administration encaissant plus de 2,2 milliards Fs par an en taxe tabac, et faisant l'économie de plus de 15% de retraites non versées aux morts prématurées du tabac, l'industrie cigarettière, et la pression des petits soldats du lobby du cancer qui veulent "soumettre la cigarette électronique au même cadre légal que les produits du tabac". Aujourd'hui les jeunes qui avaient 16 ans au moment de la prohibition du vapotage en Suisse en 2009, ont 25 ans. Ils sont 38% de fumeurs en suisse romande, selon les statistiques officielles. C'est la défense de ce statu-quo, favorable au tabac, à la pharma et à l'Etat, au détriment de la population qui se joue aujourd'hui et pour lequel le journal vaudois a déployé ce grossier enfumage émotionnel.


lundi 11 juin 2018

USA: le tabagisme adolescent continue de s'écrouler en 2017, tandis que le vapotage fréquent est minime selon les données de 2015

National Youth Tobacco Survey 2005 - 2017
Depuis 2011, le tabagisme adolescent a chuté de plus de moitié aux Etats-Unis. En 2017, les lycéens sont 7,6% à avoir fumé, ne serait-ce qu'une bouffée, dans les trente jours précédents l'enquête National Youth Tobacco Survey (NYTS), contre 16% six ans auparavant. Dans la même période, le vapotage, selon un critère équivalent d'usage, a pris son envol passant de moins de 2% en 2011 à 11,7% l'an passé. Mais contrairement à ce que l'hystérie médiatique contre la vaporette Juul laissait croire, ce taux est stable par rapport à 2016 (11,4%) et même nettement inférieur aux 15,8% de 2015. "Mais où sont donc passé les ados 'juulers' ?", ironise le site Vaping 360 à la lecture du rapport du Center of Disease Control (CDC) sur l'enquête NYTS. Chez les collégiens aussi, le tabagisme continue de chuter avec seulement 2,1% qui déclarent avoir fumé dans les trente jours précédents l'enquête. Tandis que le vapotage dans les trente derniers jours diminue à 3,3% en 2017, contre 4,3% en 2016. 

Présentation étrangement anxiogène

Cependant, la manière de présenter les résultats du CDC étonne. Puisque l'organisme non seulement assimile le fait de vapoter, y compris sans nicotine, à du tabagisme. Mais il prend surtout pour critère de fumer et de vapoter "couramment", la prise ne serait-ce qu'une bouffée dans les trente jours précédents l'enquête devenant ainsi, l'une ou l'autre, du tabagisme caractérisé. De plus, le CDC présente ses résultats en extrapolant les pourcentages de déclarations de son échantillon en nombres de jeunes à l'échelle nationale. Or, contrairement à ce qui est écrit dans son communiqué, le CDC n'a pas interrogé les "3,6 millions d'élève des collèges (middle school) et lycées (high school) qui déclarent être usagers courants de produits du tabac, y compris de produits de vapotage". En réalité, l'enquête porte sur un échantillon de 17'872 élèves en 2017. La sociologue canadienne Amelia Howard, de l'Université de Waterloo, a relevé cette incongruité dans une série de tweets.

1,7% de vapotage fréquent en 2015

Une présentation plus claire et honnête serait probablement moins anxiogène pour le public. Notamment sur le chapitre du vapotage, où des usages très différents sont masqués derrière le chiffre présenté de vapotage dans les trente derniers jours. Pourtant. ces données sont collectées par l'enquête NYTS. Sur celle de 2015, au moment du pic de consommation de vape annoncé par le CDC, une analyse plus détaillée des données, menée par le Dr Konstantinos Farsalinos, les Prs Riccardo Polosa et Venera Tomaselli, montre que seuls 1,1% des adolescents vapotaient au quotidien, 0,6% fréquemment (entre 20 et 30 fois dans le mois) et encore 1,1% entre 10 et 19 fois dans le mois. L'étude, en voie de publication dans l'American Journal of Preventive Medicine (AJPM), met aussi en relief que ce vapotage fréquent est très largement le fait de fumeurs ou ex-fumeurs.

K. Farsalinos, R. Polosa, V. Tomaselli dans American Journal of Preventive Medicine juin 2018

"Un non-fumeur qui essaie une seule bouffée de vape est massivement différent d'un vapotage quotidien. L'utilisation chaque jour, peut être potentiellement un problème, une seule bouffée est probablement juste de la curiosité et mérite à peine d'être mentionnée", souligne Lee Johnson, journaliste spécialisé du domaine, dans son compte-rendu de l'analyse. Parmi les lycéens n'ayant jamais fumé, seuls 0,3% vapotaient fréquemment. "Bien que l'augmentation récente de l'utilisation du vapotage à 30 jours chez les jeunes américains suscite des préoccupations raisonnables, les données présentées ici montrent que la majorité de cette consommation de vapotage est expérimentale ou peu fréquente, alors que l'utilisation régulière est minime chez les non-fumeurs", conclue l'étude publiée dans l'AJPM.

American Journal of Prventive Medicine juin 2018

Une vérité dérangeante pour le CDC

Lee Johnson pointe le problème de catégorisation des autorités américaines. "Le choix du CDC de définir "l'utilisation courante" comme tout vapotage au cours du mois passé, en ignorant complètement la fréquence d'utilisation, a contribué à beaucoup de confusion autour du sujet. Le vapotage est souvent dépeint comme une épidémie de toxicomanie et de comportements compulsifs, mais les données montrent qu'il s'agit principalement d'une épidémie d'expérimentation - mis à part dans le groupe à qui il bénéficie: les fumeurs réguliers", avant d'insister: "La vérité dérangeante pour le CDC est que si la plupart des vapoteurs réguliers sont des fumeurs et des ex-fumeurs - et c'est le cas - la hausse du vapotage peut être une bonne chose pour les adolescents de la même manière que cela l'est pour les adultes. Le vapotage est un allié de la santé publique, que la santé publique choisisse de l'accepter ou non".

mercredi 13 septembre 2017

[Expresso] Adam Padilla, le faussaire de la vape pour bébé, choqué par ce qu'il a déclenché

Lancée le 26 août, l'image a fait le tour du monde virtuel. Un article de promotion de "My first vape", le faux produit de vapotage pour bébé, a même été repris un moment sur les agrégateurs d'information. Derrière l'image parodique, comme nous l'avions expliqué, se trouve Adam Padilla, un stratège en marketing et directeur de la boite de pub new-yorkaise Brand Fire. Le faux produit a abusé une partie de la population, tandis que d'autres en riaient. "La fausse image est devenue virale alors que des parents en colère ont réagi avec fureur", rapporte le Coventry Telegraph le 31 août, "naturellement des mamans et des papas sont en rage contre cette publicité, qu'ils ont pris pour argent comptant et croient être vraie"


L'indignation et les insultes contre les vapoteurs n'ont évidemment pas tardé sur les réseaux sociaux, et on peut l'imaginer dans la vie réelle. "C'est insensé qu'ils osent donner des vapoteuses à des bébés maintenant!", réagit une maman sur twitter selon le journal de Coventry. Plus violent, un autre anglophone écrit sur twitter: "A tous ces enculés de vapoteurs, donnez ça aux enfants pour qu'ils finissent comme des crêpes eux aussi #vape #vapers". Pour finir, Snopes, le site spécialisé anti-hoax, a publié un article pour désamorcer la rumeur: "Rien de tout ceci n'est vrai".


Dans un premier temps, Adam Padilla n'avait pas caché espérer ce type de réactions en lançant ce meme. Les informations de mon article, repris sans être cité par des sites américains [ouais, le respect du travail des autres tout ça, bref...], a changé son discours. Le publicitaire semble agacé que ses liens avec Pfizer ait été révélés. "Certaines personnes ont été jusqu'à vérifier le site web de ma société et ont vu Pfizer parmi ma liste de clients (...)Le logo de Pfizer dans notre liste de clients ne signifie pas qu'ils nous ont engagé actuellement pour quoi que ce soit. Cela signifie seulement que nous avons travaillé sur quelque chose à un certain niveau à un moment... et la plupart des adultes rationnels du monde des affaires comprennent cela", explique Adam Padilla dans un interview à Ecigclick.co.uk


"Les gens doivent se demander si une image virale d'un jouet pour bébé absurde inspiré d'une vapoteuse pourrait être déclenchée par une multinationale de la pharma? Croyez-moi, Big Pharma n'est pas aussi nerveux! Taco Bell ou Wendy peut-être... mais Pfizer?? Allons", plaide le publicitaire dans le même interview. "Je ne suis pas un activiste et je n'ai pas d'agenda anti-vapotage", assure t-il, "la pensée derrière tout mon travail est de chercher une prise humoristique sur un phénomène social ou une expérience représentée qui fasse rire et soit partagée par ses adeptes. J'ai deux enfants et cela m'amuse toujours de penser à des bébés qui feraient des choses d'adultes"


Adam Padilla se dit choqué des critiques, insultes et menaces qu'il a reçu suite à la diffusion de cette image. "Il est effrayant de voir à quel point les gens deviennent violents et font des menaces sur facebook. "Meurs petite merde!", "Tu es un idiot d'avoir fait cela, crétin" etc. Vraiment? Nous sommes des adultes en 2017?", s'offusque le publicitaire, sans évoquer ni se soucier du climat haineux qu'il a déclenché à l'encontre des vapoteurs. 


A titre personnel, j'ai pu constater que les fans d'Adam Padilla ne sont pas beaucoup plus marrants. Du "ferme ta gueule" à l'accusation de vouloir perpétrer un massacre à la Charlie Hebdo, j'ai aussi reçu mon lot de propos bas de plafond pour avoir informé (et rien d'autre) sur la nature et la provenance de cette image. Etant moins tendance à Manhattan qu'Adam Padilla, personne ne s'en est offusqué. Contrairement à la cause du publicitaire défendue par plusieurs sites de vape. Bref.

Adam Padilla invite les défenseurs du vapotage à évoluer dans leur communication. "Aucun militant n'a pensé à cloner mon image avec une autre d'un vapoteur adulte en légendant "ce que le gouvernement pense de la vape et ce que nous sommes réellement" ", propose le new-yorkais. "A présent, nous sommes dans la meme culture, en prenant une menace perçue pour utiliser sa popularité et exprimer son point de vue de façon créative", estime t-il de manière un peu paradoxale. Après avoir plaider l'humour sans arrière-pensée, il explique ici viser un message par sa création, qu'il estime même possible d'attribuer au gouvernement (sic!). D'autre part, son accueil à mon image n'avait pas l'air aussi enthousiaste pour l'usage de retournement qu'il ne le semble en interview. Du post-situationnisme à dimension variable...

On retiendra certaines de ses remarques sur les améliorations possibles de la communication des vapoteurs, mais le reste du discours égocentré d'Adam Padilla n'est pas très cohérent ni consistant. Dans une certaine mesure ce nombrilisme crédibilise son lancement de ce meme sans aucune réflexion préalable. Idiocracy n'est peut-être pas un film d'anticipation... Accordons-lui aussi qu'il est probablement sympa avec ses amis vapoteurs. "Et pour que ce soit dit. Je vape à l'occasion et j'espère que le vapotage se développe contre ceux qui veulent le tuer. Cela permet de sauver des vies et c'est une meilleure alternative aux cigarettes et autres produits de tabac. Je pense que les mods et les coils customisés sont joliment cools... La moitié de mes potes sont des clouds-chasers. Ils le font dans mon bureau en permanence, assis sur ma table. Avec des jus réguliers, ou avec d'autres choses encore... [Rire]"


dimanche 27 août 2017

Qui est derrière la nouvelle fausse pub virale de vape pour les enfants ?

Elle se propage comme un virus depuis hier. Cette publicité pour un produit de vapotage pour bébé est fausse. On peut le deviner, mais elle ne s'annonce pas comme telle. Au contraire, son créateur l'a lancé en la présentant comme un vrai produit s'attaquant aux enfants. "Damn, they got vapes for babies now", affirme "adam the creator" source de diffusion de la fausse pub en s'auto-citant pour vaguement brouiller les pistes. Derrière ce pseudo se trouve Adam Padilla. Le Directeur de l'agence publicitaire BrandFire se présente lui-même comme stratège de marketing et tout particulièrement de marketing viral. La firme pharmaceutique Pfizer figure parmi ses clients.

Spécialiste de pubs virales

Adam Padilla est un des chouchous des médias branchés de la côte Est américaine. Le publicitaire à la mode se félicite d'avoir touché plus d'un milliard de personnes avec un montage d'un faux jouet mettant en scène des enfants, cette fois-là autour d'un bar. Habile, la méthode est efficace en touchant l'émotionnel et par sa rupture avec les cadres habituels de diffusion publicitaire. Astuce évidemment possible parce qu'elle ne se présente pas comme une véritable publicité et échappe donc aux réglementations. Mais sa dernière pub contre la vape n'est-elle vraiment qu'un canular ? 

Dans le contexte politique actuel et les intérêts économiques autour du vapotage, il serait pour le moins naïf de s'en tenir à une simple blague du "stratège" de campagne médiatique de l'agence de New-York. En répandant l'idée que le vapotage vise les enfants plutôt qu'il n'est un outil pour les fumeurs de sortir du tabagisme, l'image diffuse un schème de pensée destinée à se graver dans l'opinion publique. Ceci au moment où la bataille entre conceptions de lutte anti-tabac est un sujet sensible depuis l'annonce de la nouvelle stratégie de Scott Gottlieb. Le nouveau directeur de la Food and Drug Administration (FDA) entend intégrer le vapotage et l'approche de réduction des méfaits à sa politique, en rupture du dogme unique pro-abstinence comme nous l'avons expliqué

Pour qui travaille Adam Padilla ?

Cette rupture, au moins partielle avec l'approche suivie jusque-là, froisse plusieurs groupes d'intérêts. Les grands cigarettiers évidemment. Mais aussi les élus Démocrates et les tenants du "Quit or die". L'approche pro-abstinence, farouchement opposée à la liberté de choix pour les usagers de nicotine, prédomine dans les organismes de santé publique aux Etats-Unis. A portée d'une porte battante de ceux-ci, les entreprises pharmaceutiques n'apprécient guère non plus ce qui pourrait concurrencer la vente de drogue labellisée pour le sevrage tabagique, telle que la varénicline, commercialisée sous le nom de Champix ou Chantix aux USA par Pfizer. Mais la réduction des méfaits par le vapotage pourrait aussi être un danger commercial pour toute la gamme de médicaments vendus aux personnes rendues malades par leur tabagisme. 

Trouver Pfizer parmi les clients de BrandFire, l'entreprise d'Adam Padilla, le diffuseur de cette fausse publicité, n'est peut-être pas anodin. Créer une pub qui n'existe pas en tant que telle, et produire l'illusion d'un danger pour justifier d'interdictions qui toucheront plus largement la possibilité d'informer les fumeurs, parait une stratégie de manipulation efficace. Difficile de croire qu'elle n'est pas réfléchie et au service d'intérêts commerciaux et politiques précis...

E. Bernays, le pape de la publicité moderne et auteur de Propaganda
edit 27-08-2017 à 21h30 : ajout de la capture du tweet d'Adam Padilla en illustration