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samedi 3 février 2018

7,5 millions d'européens se sont libérés de la cigarette grâce à la vape selon l'Eurobaromètre 2017

A partir des données de l'Eurobaromètre n°458 menée au printemps 2017, Frank Baeyens, chercheur à l'Université de Louvain, estime que près de 7,5 millions d'européens de plus de 15 ans ont arrêté de fumer à l'aide du vapotage. Cette enquête dans les pays de l'Union Européenne permet aussi de dénombrer 9 millions de fumeurs ayant réduit leur consommation de cigarettes en se mettant à vapoter. Frank Baeyens a calculé ces chiffres à partir des pourcentages présentés dans le document publié en mai 2017, comme il l'avait fait pour la précédente édition 2014. Son estimation d'alors de 6 millions d'européens ayant cessé de fumer à l'aide du vapotage en 2014 avait été confirmée ensuite par l'analyse détaillée menée par le Pr Konstantinos Farsalinos. En passant de 6 millions à 7,5 millions d'européens libérés de la cigarette en deux ans, le vapotage confirme son rôle disruptif, en dépit des entraves des fonctionnaires européens à l'image du Commissaire à la santé, le lituanien Andriukaitis, et des lobbys bénéficiant du tabagisme.


7,5 millions d'européens sevrés des cigarettes à l'aide de la vape

Selon les données de l'Eurobaromètre, 15% des répondants ont essayé, au moins une fois, de vapoter. Parmi eux, 14% déclarent avoir arrêté définitivement de fumer grâce au vapotage. Cela ferait 7,5 millions de résidents de l'Union Européenne à avoir stoppé les cigarettes grâce au vapotage. 17% déclarent avoir réduit leur consommation de cigarettes. Soit 9 millions de fumeurs à s'aider du vapotage pour moins fumer. Les données restreintes communiquées publiquement ne permettent pas de savoir dans quelle proportion se mesure cette réduction.

Mais l'analyse à partir des données brutes du précédent Eurobaromètre 2014, menée par K. Farsalinos, K. Poulas, V. Voudris et J. le Houezec et publiée dans la revue Addiction, avait montré une réduction en moyenne de 9 cigarettes évitées chaque jours par ces fumeurs. Lors de l'Eurobaromètre 2017, les fumeurs européens déclarent consommer en moyenne 13,7 cigarettes quotidiennement.

Aujourd'hui, l'Europe a peur

Selon la nouvelle enquête de 2017, un dixième de ceux qui ont utilisé le vapotage avaient réussi à arrêter de fumer mais ont rechuté dans la cigarette. Sans que les données publiées ne permettent de savoir si cette parenthèse vapoteuse leur a permis de réduire le nombre de cigarettes fumées entre les deux périodes tabagiques. En parallèle, on constate une inquiétante augmentation de la peur du vapotage dans la population européenne soumise aux multiples campagnes des médias contre cet outil d'arrêt du tabac.


Pourtant, 41% des européens utilisant ou ayant utilisé le vapotage déclarent que celui-ci les a aidé dans leur objectif d'arrêt ou de réduction tabagique. Ce sont désormais 10% de toutes les tentatives d'arrêt qui s'appuient sur la vape, tandis que l'ensemble des substituts nicotiniques (gommes, patchs, pastilles, inhalateurs...) sont utilisés dans 11% des cas. Le recours au vapotage dans les tentatives de quitter le tabagisme varie fortement selon les pays et l'environnement plus ou moins amical ou hostile à cet outil de minimisation des méfaits.

Variations entre aide et abandon des fumeurs par les pouvoirs publics

Dans les pays abandonnant les fumeurs à eux-mêmes, le taux de tentatives avec l'aide du vapotage oscille de 2% en Roumanie à 5% dans la Lituanie de Philip Morris. A l'opposé, au Royaume-Uni, 22% des fumeurs tentant d'arrêter bénéficient de l'assistance du vapotage, désormais intégré aux conseils des Services stop-tabac. Signe de l'efficacité de cette politique intelligente et respectueuse des droits des personnes, le tabagisme britannique a chuté à 16%, tandis que les suédois approchent de l'élimination de la fumée grâce au snus. La France fait un peu figure d'exception sur cette question. Une grande part des tentatives se font avec l'aide de substituts, pour 18% des cas, ou du vapotage dans 17% des essais d'arrêt du tabac, mais la France reste pourtant un des pays les plus fumeurs de l'Union Européenne.

Plus de 1,7 millions de français auraient arrêté de fumer grâce à la vape

[Edit 14H: en note, l'Eurobaromètre se réfère à une évaluation de la population en France de la Sofres excluant les étrangers et comptant 48 millions de plus de 15 ans, différente du chiffre de l'Insee que j'avais utilisé de 54 millions de résidents en France de plus de 15 ans, ce qui donnerait 1,7 millions de personnes ayant arrêté de fumer grâce au vapotage... j'ai refait les calculs à partir de ce chiffre, même si cela semble discutable d'exclure une partie des résidents]

Les données par pays indiquent que les français seraient un peu au dessus de la moyenne européenne sur la question du vapotage. Sur les 48 millions de français de plus de 15 ans, un quart a au moins essayé la vape.   Sur ces quelques 12 millions, 13% déclarent avoir réussi à arrêter de fumer à l'aide du vapotage. Plus de 1,5 millions de français auraient réussi à arrêter de fumer à l'aide du vapotage selon ces données datant de mars 2017.

Parmi eux, une partie a arrêté de vapoter après avoir arrêté de fumer. Ces ex-fumeurs et ex-vapoteurs sont environ un cinquième des 9% (4,3 millions) de français qui ont utilisé puis arrêté le vapotage, soit environ 800'000 français. Dans les 4% de vapoteurs actifs, soit 1,9 millions de français, près de 4/10 a arrêté de fumer. Par ailleurs 11% des français déclarent avoir essayé une ou deux fois seulement le vapotage, soit à peine moins de la moitié des français qui ont essayé la vape. En laissant de côté ces expérimentations de curiosité, les français ayant réussi à arrêté de fumer avec le vapotage représente 59% de ceux qui ont tenté sérieusement la démarche.

Combien la vape coûte aux cigarettiers ?

16% des 12 millions de français utilisant ou ayant utilisé le vapotage ont réduit grâce à cela leur consommation de cigarettes. Ce serait près de 2 millions de fumeurs français à moins fumer grâce au vapotage. En extrapolant à la hache, sans prétention de rigueur scientifique de ma part, cela représenterait une baisse des ventes d'un million de paquets quotidiennement. Ajouté aux 1,5 millions a avoir stoppé totalement de fumer à l'aide de la vape, ce sont probablement plus de 2,5 millions de paquets non vendus chaque jour en France sous l'impact de la vape.

A défaut d'une analyse plus poussée, en ayant accès aux données brutes non communiquées de l'Eurobaromètre, ce bref survol permet de saisir l'impact du vapotage contre le tabagisme. De quoi expliquer les manœuvres en cour des buralistes français pour rattraper le train à vapeur. La France ne s'étant jamais dotée d'un outil sérieux de monitorage, tel que les anglais avec le Smoking Toolkit Study depuis dix ans, ces données représentent un indice intéressant de la situation française.

En résumé:

  • en mars 2017, 7,5 millions d'européens avaient arrêté de fumer à l'aide du vapotage et 9 millions ont réduit leur consommation de cigarettes, selon le calcul de Frank Baeyens d'après les données de l'Eurobaromètre 458.
  • En s'inspirant de sa démarche, on peut estimer qu'en France, 1,5 millions ex-fumeurs ont arrêté grâce à la vape, dont environ 800'000 ne vapotent plus. Sur les 1,9 millions de vapoteurs actifs, plus de 700'000 seraient vapoteurs exclusifs. 
  • Si l'on met de côté les essais par curiosité, près de 60% des français utilisant ou ayant utilisé le vapotage déclarent avoir atteint leur objectif d'arrêt ou de réduction tabagique.

edit. le baromètre à été mené début mars 2017, et non en 2016 comme je l'avais écrit dans un premier temps. Désolé ;)

vendredi 27 mai 2016

La cigarette ultra-light OGM «Magic» des anti-tabac américains débarque en France


Cela ressemble à un enfumage de première. La nouvelle cigarette ultra-light, à «très bas taux de nicotine», créée par la firme biogénétique 22nd Century, devrait débarquer chez les buralistes français dès juin. «Nous orienterons notre marketing sur les bénéfices uniques de Magic et sur son innovant tabac à très faible teneur en nicotine», explique Mourad Senouci, directeur de Royal Distribution qui va importer le produit en France, sur le site de l'AFP. Avant de s'attaquer au reste du marché européen comme l'annonce Henry Sicignano, président de 22nd Century. La firme américaine annonce viser la "réduction des risques liés au tabagisme". Elle est à ce titre en partenariat avec le National Institute on Drug Abuse (NIDA), agence du gouvernement américain sous l'autorité du Département de la Santé. Notamment dans le projet de recherche Spectrum sur des cigarettes OGM à très faible teneur nicotinique.

Le secret de cette nouvelle clope: son tabac génétiquement modifié pour ne dégager que 0,04mg de nicotine par cigarette aux tests des machines. Contre des taux de 0,3 à 1 mg pour celles de marques classiques. Autrement dit, le fumeur pourra s'envoyer les 4000 à 6000 toxiques dégagés par la combustion du tabac presque sans nicotine. Le site marketing de la marque, aussi en français, n'hésite pas à pousser à la surconsommation avec les vieux arguments publicitaires cigarettiers. «Les fumeurs de cigarettes MAGIC 0 peuvent choisir de fumer quand et aussi souvent qu’ils le souhaitent, en toute liberté», peut-on y lire en caractère gras. Une incitation à fumer à destination du public français dont on peut se demander si elle est conforme à la législation.

Magic ou mystification ?

Cigarette à très bas taux de nicotine
Les mesures anti-vape de la FDA assureront-elles
le succès de leur nouvelle cigarette? 
Argument de vente: fumer Magic, autant que l'on veut donc, permettrait de moins fumer. «Peu importe la quantité fumée, les fumeurs [de cette cigarette] ne vont pas obtenir de shoot de nicotine alors ils finissent par se sevrer», explique sans rire la Dr Nathalie Walker, de l'Université d'Auckland (New-Zealand), au NZ Herald fin 2011. Le hic? L'étude qu'elle venait de terminer comparait deux groupes utilisant ces cigarettes (non commercialisées à l'époque), l'un portant des patchs de nicotine, l'autre sans, et sans groupe témoin. Résultats: les fumeurs patchés ont été 1,5 fois plus nombreux a arrêter de fumer les futures Magic que ceux sans substitution nicotinique. En somme, l'étude montre surtout que la consommation de nicotine aide à se sevrer du tabac. 
«Ces cigarettes sont tout aussi nocives que toute autre cigarette», Dr Nathalie Walker
«Ces cigarettes sont tout aussi nocives que toute autre cigarette», précise la Dr Walker. Autant... ou plus nocives? Les études passées ont mis en évidence «l'effet compensatoire» des cigarettes lights. Le fumeur, à la recherche de nicotine, aspire plus fort sur sa clope, le plus souvent inconsciemment, pour compenser sa faible teneur et en retirer malgré tout sa dose habituelle. Le phénomène de l'auto-titration par inhalation est un des rares principes établis en addictologie de la nicotine. En conséquence, le fumeur de cigarettes lights inhale encore plus de toxiques et plus profondément dans ses alvéoles pulmonaires. Sanitairement, les cibiches légères induisent plus de risques et de dommages que les plus fortes, déjà extrêmement nocives.

Mais les créateurs prétendent que ce qui est vrai des cigarettes lights, ne le serait plus des leurs «ultra-lights». Partenariat avec les organismes de santé américains aidant, quelques études ont soutenu qu'il n'y aurait pas d'effet compensatoire dans ce cas. Clive Bates, ex-directeur de l'Action on Smoking and Health (ASH) anglais, en doute sur son blog. «Ces études souffrent de sévères faiblesses pour constituer des preuves», explique le renommé spécialiste anti-tabac. Les trois études sont de tailles très réduites. Et de si courte durée qu'elles peuvent n'avoir mesuré que des effets temporaires chez les fumeurs. 

Méthodologiquement, il souligne notamment le manque de réalisme de ces expériences de réduction de nicotine, alors que dans un contexte normal les fumeurs pourraient reprendre des cigarettes normalement nicotinées. En 2007 déjà, une étude dirigée par le Pr Andrew Strasser, chercheur en comportement de santé à l'Université de Pennsylvanie, conclue que "les nouvelles cigarettes à très bas taux de nicotine peuvent produire un effet compensatoire du tabagisme et accroître l'exposition au monoxyde de carbone".

Nicotine sans fumer ou fumer sans nicotine ?

De son côté, la Dr Walker souligne le rôle palliatif de conserver la gestuelle de fumer sans nicotine. «Une partie du tabagisme est de composante comportementale. Mettre quelque chose dans la bouche, sentir la fumée dans la bouche puis descendre dans la poitrine. Il y a tout un rituel de fumer», explique la chercheuse. Mais alors pourquoi le faire avec un produit mortellement nocif, alors que le vapotage permet aussi cette prise en charge comportementale sans les toxiques de combustion? A l'opposé de ce tabagisme sans nicotine, le Royal College of Physicians, dans son récent rapport «Nicotine sans fumer», préconise les alternatives à risques et dommages réduits pour la consommation de nicotine, telles que le vapotage.

Les deux approches renvoient à une opposition de paradigmes scientifiques prenant racine au siècle précédent. D'un côté, les tenants du danger et de l'addiction expliqués uniquement par la substance nicotine. Illustrant cette matrice, le Dr David Kessler, ex-Commissaire de la Food and Drug Administration (FDA), d'ailleurs cité comme caution par le site publicitaire de la Magic. Lors des procès des cigarettiers dans les années 1990', il avait notamment porté ses attaques sur le rôle du tabac Y1 de la firme Brown & Williamson, dont la teneur en nicotine était gonflée par sélection génétique. Pour lui et la quasi totalité du Tobacco Control, les anti-tabac américains, la nicotine seule est toujours la coupable désignée des méfaits du tabac. Et qui s'oppose à ce dogme fait partie du complot cigarettier.

Pourtant, dés les années 1970', le Pr Michael Russell, scientifique sud-africain enseignant à Londres, avait mis en exergue le danger du mode de consommation. «Ils fument pour la nicotine, mais meurent des goudrons», avait-il synthétisé. Les recherches ultérieures ont montré que le monoxyde de carbone et des milliers d'autres toxiques sont aussi impliqués dans les maladies du tabac. Mais pas la nicotine non cancérigène. Cela ne fait que renforcer la thèse du chercheur sur le comportement tabagique. 
«Les substances addictives devraient impérativement être analysées en intégrant également les bénéfices qu’elles procurent aux consommateurs», Dr Anne François
Depuis l'addictologie en général suit cette piste. La dangerosité des «drogues» ne résulte pas uniquement de la substance psycho-active elle-même, mais du contexte de consommation. Le mode de prise en étant un élément incontournable. C'est succinctement l'analyse récente signée du sociologue Sandro Cattacin, de l'Université de Genève, et de Dagmar Domenig, directrice de la fondation Arcadis, pour leur rapport final de la Commission fédérale sur les drogues, publié par l'OFSP le 23 décembre 2015 (et du coup évidemment passé inaperçu des médias…). 

Invitée à donner la réparti à la présentation de ce rapport au séminaire «Les drogues dans tous leurs états», la Dr Anne François, médecin de premiers recours aux HUG, souligne que «les substances addictives devraient impérativement être analysées en intégrant également les bénéfices qu’elles procurent aux consommateurs», selon le compte-rendu de M. von Arx sur le blog du séminaire. Un aspect tabou dans le champ tabagique en dépit des connaissances établies sur les bénéfices de la nicotine contre les maladies neurodégénérative comme la Parkinson - voir l'article du Pr J. Le Houezec Positive effects of nicotine- , des pistes sérieuses concernant les troubles mentaux tels l'angoisse ou la dépression - voir l'article du Pr Nitzkin sur ce blog -, et, de ma propre expérience, dans les troubles musculo-squelettiques en myorelaxant. Tout un pan de recherche est ici bloqué, au grand dam de malades comme le groupe Parkinson 29. Alors que l'engouement tabagique devrait inciter à se questionner sur les raisons de l'attraction qu'exerce la nicotine.

Magic, tragique ou bide

Stanton Glantz : la vape c'est mal, car les fumeurs fument (sic!)
Quelle chance de succès à cette clope nocive sans plaisir et bénéfice de la nicotine ? Difficile de se prononcer, mais de fait fumer des végétaux sans nicotine, à part le cannabis, ne fait pas recette. Peut-elle aider des fumeurs à se sevrer ? Peut-être, mais je vois mal en quoi elle apporte un quelconque avantage par rapport au vapotage, que l'on peut consommer au taux de nicotine souhaité, y compris à zéro. Alors quel intérêt de sortir ce produit ? Il y a évidemment la logique bureaucratique de consommer les budgets par des projets, même inutiles, afin de justifier leur perpétuation. Mais au-delà, Clive Bates met en relief la stratégie anti-tabac incohérente visant à éradiquer la consommation de nicotine. Une matrice de «solution finale» qui a fait ses preuves d'échec total dans la guerre aux drogues depuis un siècle. Non sans être une des pires sources de morts évitables, aux côtés du tabagisme.


Edit 27.05.2016 20h30: couper le suivi des liens pour éviter de booster le référencement de tragic, et qqls petites corrections ;)

EDIT 07/2017: finalement la Magic n'a pas été (encore?) mise sur le marché français...


samedi 17 octobre 2015

SOS Addiction appelle les professionnels de santé à soutenir la réduction des risques. Et en Suisse ?

L'association française SOS Addiction, qui vise à informer et agir dans une approche de réduction des risques, lance un appel à signatures des professionnels de la santé français et étrangers.

1. Approuver ensemble les conclusions du rapport de Public Health England du 19 août 2015 sur la e-cigarette.
2. Demander que le gouvernement français pratique lui aussi une véritable politique de réduction des risques du tabagisme, s’appuyant sur tout le potentiel de la cigarette électronique.
Cet appel a vocation à être signé par de nombreux spécialistes Français et étrangers.

vendredi 4 septembre 2015

Stop-tabac de Leicester (UK): l'expérience ecig friendly


Accueillir et aider tout le monde. Même ceux qui veulent arrêter par la vape. C'est l'idée novatrice de Louise Ross, la directrice du Stop-Tabac de Leicester. Ouvert depuis 13 ans, le centre a aidé plus de 15'000 fumeurs à lâcher la clope. En janvier 2014, ce service de l'East-midlands anglais initie une démarche originale: c'est le premier service de cessation tabagique a devenir 'ecig friendly'. «Nous ne pouvons pas fournir d'ecigs, qui ne sont pas reconnues comme médication. Mais les personnes qui veulent arrêter de fumer à l'aide de ces appareils sont vraiment bienvenues», explique t-elle dans le bilan après une année de cette pratique. 

Au début, l'équipe du centre s'est préparé en rencontrant un vendeur, lui-même vapoteur, pour apprendre l'usage, les différents modèles, les arômes, les prix, les préférences et les styles de vapes. Cet apprentissage a donné lieu à de nombreux échanges au sein des membres de l'équipe, avec les utilisateurs du centre, par des rencontres de vapoteurs expérimentés et de nombreuses lectures sur internet. Une initiation à la culture de la vape qui les conduit à mieux conseiller les débutants. «Nous recommandons aux gens de se renseigner par eux-mêmes pour un vaporisateur de meilleure qualité [de 2ème à 4ème génération], plutôt qu'une cigalike bon marché mais inefficace», précise t-elle. L'équipe a découvert sa diversité, notamment des saveurs des liquides, aspect crucial pour aider le fumeur a passé à la vape avec plaisir.