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mardi 13 novembre 2018

[Bref] Australie: les 45% d'aborigènes qui fument sont abandonnés par les autorités

Le problème est connu. Régulièrement, les autorités australiennes annoncent de bonnes intentions sur le sujet. Mais concrètement depuis 20 ans, l'écart de 30 points de pourcentage entre les taux de tabagisme des autochtones et du reste de la population australienne ne s'est pas réduit. Actuellement, près de 45% des aborigènes adultes fument contre 16% de la population générale, selon les statistiques officielles. Dans les deux populations, la réduction du tabagisme a suivi une moyenne faible d'à peu près 1/2 point de pourcentage par an sur cette période. Y a t-il une option pour ne pas attendre un siècle afin de donner une chance aux aborigènes de s'en sortir? Ce 8 novembre, la 5ème Conférence nationale sur les drogues et l'alcool à l'intention des populations autochtones (NIDAC18) à Adélaïde a consacré un atelier à cette question avec la Pr Marewa Glover de Nouvelle-Zélande, le Pr Colin Mendelsohn et le Pr Scott Wilson.

Fossé social

En Australie, les inégalités sociales et de santé entre autochtones et le reste de la population sont telles que le Gouvernement a lancé le programme "closing the gap" visant à réduire ces écarts. "Le tabagisme est la principale cause de morbidité, d'incapacités, de traumatismes et de décès prématurés chez les peuples autochtones et représente 23% de l'écart de santé entre les Australiens autochtones et non autochtones", reconnaissait l'an passé Ken Wyatt, Ministre de la Santé des peuples autochtones. 

Mais la seule réponse uniforme des autorités australienne au tabagisme est une hausse des taxes des cigarettes, dont le prix a doublé depuis 2008 pour atteindre le record mondial en la matière à plus de 20 Fs le paquet. A ce tarif, fumer ruine les groupes sociaux à faible revenu. "Cela a créé un stress financier substantiel et des difficultés pour les fumeurs autochtones persistants. Ils doivent rogner sur leur budget en matière d'alimentation, de vêtements, de chauffage et d'autres éléments de base", constatent les participants à l'atelier de la Conférence.

Aucune aide

Malgré ce constat, rien n'a été pensé jusqu'ici pour appréhender cette question spécifique pour les autochtones. Comme les autres groupes sociaux soumis à un fort stress social, les aborigènes australiens fument plus et ont plus de difficulté à arrêter de fumer. "Bien que la motivation à cesser de fumer soit la même chez les fumeurs autochtones que chez les fumeurs non autochtones, il leur est plus difficile de cesser de fumer et les taux de renoncement au tabac sont faibles. Il est clair que la stratégie actuelle «cesser ou mourir» (Quit or Die) agit trop lentement. De nombreux fumeurs autochtones ne peuvent tout simplement pas ou ne veulent pas arrêter de fumer et restent à haut risque", résume le compte-rendu de l'atelier par l'Association Australienne pour la réduction des risques liés au tabac (ATHRA).

La prohibition du vapotage nuit aux fumeurs aborigènes

Le message principal des intervenants est clair: "Le tabagisme nuit de manière disproportionnée aux populations autochtones. L’Australie a l’obligation morale de donner la priorité à cette question chez les autochtones et d’envisager toutes les options. Le vapotage devrait faire partie d'une approche globale pour réussir à «combler le fossé»". L'accès à l'outil de réduction des risques est interdit avec nicotine en Australie sauf sur prescription médicale. 

La prohibition du vapotage nicotiné handicape les fumeurs pour quitter le tabagisme, a fortiori les fumeurs autochtones. "Une étude récente sur les fumeurs australiens autochtones a révélé que 21% ont déjà essayé le vapotage. Cependant, les auteurs ont constaté «qu'il y a beaucoup de malentendus concernant le risque relatif du vapotage par rapport aux cigarettes classiques, en partie à cause du cadre réglementaire strict en Australie»", rapportent les intervenants.

Respect des droits humains

Pourtant, chez le voisin néo-zélandais, l'approche de réduction des risques montre des résultats encourageant dans les populations maoris, également en proie à un fort tabagisme. Le groupe d'auto-support Vape2Save a ainsi aidé de nombreux maoris à cesser de fumer.  La Pr Marewa Glover, néo-zélandaise spécialiste de santé publique et d'origine Maori, conclue: "Empêcher les peuples autochtones de passer à ces alternatives à risque grandement réduit et sans fumée est une atteinte à leur droit humain et au droit à la santé des autochtones"


dimanche 11 novembre 2018

[Bref] Le Département des accises de Thaïlande voudrait légaliser le vapotage avec une taxe

"Des changements majeurs sont en cours concernant le vapotage en Thaïlande", annonce le site d'information thaïlandais Sanook. Le Directeur général du Département des accises Anuntasilpa Patchara a annoncé à la presse ce 7 novembre étudier une légalisation du vapotage en le taxant. Mais le dossier est épineux. "Le Ministère des Accises est prêt à taxer le vapotage en tant que produit légitime. Parce que ce n'est pas une drogue. Mais le Ministère du Commerce en a interdit l'importation et le Ministère de la Santé s'oppose à sa consommation", explique le directeur du Département des accises au journal local Khaosod

L'association des vapoteurs reçue au Ministère du commerce

Ces dernières semaines, le Ministère du commerce a reçu l'association de défense des vapoteurs Ends Cigarette Smoke Thaïland (ECST). Le dernier rendez-vous le 31 octobre a débouché sur la constitution d'un comité pour reconsidérer le statut du vapotage. Autre motif de réformer la vape pour le Gouvernement: le tourisme. Les ambassades de huit pays ont demandé des clarifications sur le statut du vapotage suite aux arrestations de leurs ressortissants. "Au cours des seuls trois derniers mois, le Département des accises a saisi 80 produits de vapotage divers et infligé des amendes d’un montant total de 5 millions de bahts [≃152'000 Fs]", précise le Bangkok Post du 8 novembre

Les arrestations de touristes sont un "gros problème"

Depuis la prohibition décrétée en décembre 2014 par la junte militaire, détenir un produit de vapotage équivaut à du trafic illégal, punissable jusqu'à dix ans de prison et d'une amende. De manière aléatoire, des vapoteurs locaux et étrangers ont été arrêtés, parfois amendés, parfois incarcérés"L'impact sur les touristes entre en jeu sur le dossier du vapotage. C'est un gros problème chaque jour", reconnait le Directeur Anuntasilpa Patchara. Son département estime les cigarettes de tabac chauffé simples à réglementer, tandis que le cas des liquides de vapotage doit être évalué pour fixer "une fiscalité correcte"

Dans l'attente d'une réforme, la détention de produits de vapotage reste punissable d'amende et de prison en Thaïlande. Le Royaume compte officiellement 42% de fumeurs, qui consomment pour 80% des cigarettes du Monopole du Tabac de Thaïlande.

samedi 3 novembre 2018

[Bref] L'internationale des vapoteurs demande au Gouvernement italien de supprimer la surtaxe scélérate et le régime de monopole

Il faut en finir avec la situation absurde et délétère de la surtaxe anti-vape et du régime de monopole de l'Administration des Douanes et des Monopoles (ADM - ex-AAMS) en Italie. C'est en substance le message envoyé par INNCO, le réseau international des organisations de consommateurs de nicotine à risque réduit, au Premier ministre Conte et ses vices-Premiers ministres Salvini et Di Maio. Représentant 38 associations d'usagers, dont l'association des vapoteurs italiens ANPVU, INNCO demande "la supression de la taxe régressive sur le vapotage, le rétablissement des ventes en ligne et l'élimination du régime de l'ADM" dans la lettre également adressée au Ministre de l'économie Tria, la présidente de la Commision finance du Sénat Comaroli et les sous-Secrétaire au gouvernement Garavaglia et Castelli.

Le pire est pour les usagers et la santé publique

"Le régime de l'administration autonome des monopoles d'État limite la vente de vapotage aux buralistes, aux pharmacies et aux magasins agréés par la même administration, l'interdiction des ventes en ligne et transfrontalières, le niveau drastique de taxe sur les "consommables" imposée aux liquides et ses ingrédients et les normes floues ont décimé ce qui était autrefois le secteur à la plus forte croissance de l'Union Européenne (UE). Le résultat est une perte énorme pour l'économie italienne et le secteur italien du vapotage. Mais le pire préjudice est porté par les consommateurs de nicotine et la santé publique", explique la lettre d'INNCO publiée par le site italien spécialisé SigMagazine.

En 2014, le gouvernement d'alors avait créé une catégorie de "liquides d'inhalation contenant ou non de la nicotine", pour les taxer à hauteur de 4€ la fiole de 10 ml selon une règle d'équivalence ahurissante par rapport aux cigarettes de  tabac. "Le gouvernement italien précédent avait défendu cette politique en tant que réponse fiscale légitime nécessaire pour compenser la chute des revenus du tabac. La santé des ex-fumeurs qui sont passés à un produit nicotiné présentant un risque au moins inférieur de 95% était et continue d'être totalement ignorée", regrette l'organisation internationale.

Que deviennent les promesses de Matteo Salvini?

Bien que "la coalition au gouvernement se soit engagée à cet égard dans son "contrat" ​​de 57 pages. Et que l’honorable Matteo Salvini a promis personnellement à la filière et aux consommateurs de vapotage en janvier de supprimer la taxe", rien ne se trouve dans le budget du Gouvernement soumis ces derniers jours au Sénat. Au contraire, la hausse des taxes tabac envisagée se répercuterait automatiquement contre le vapotage en raison de la loi de 2014, accroissant l'inégalité de traitement en défaveur du produit à risque réduit sans tabac ni combustion.

Marché noir, discrimination et protection du tabagisme

Les conséquences de la situation actuelle pour les usagers sont pourtant manifestement néfastes. "Loin de "maintenir la qualité", les restrictions actuelles ont considérablement accru le potentiel de circulation d'ingrédients illégaux non testés de provenance inconnue: un risque potentiel pour la santé de l'utilisateur et une perte de revenus pour l'économie", témoigne la lettre du réseau d'usagers.

"L'interdiction des ventes intérieures en ligne a un impact direct sur les personnes vivant dans les zones rurales ayant peu ou pas d'accès aux magasins spécialisés. Le succès du vapotage en substitution du tabac dépend souvent de l'accès du consommateur à un large éventail de choix pour personnaliser à la fois le "vaporisateur" et le goût du liquide. Cela dépend aussi beaucoup de l'accès des nouveaux utilisateurs aux conseils et instructions personnalisées des spécialistes indépendants des produits de vapotage", dénonce INNCO. Le Gouvernement italien prendra t-il enfin en considération les demandes des usagers? 



jeudi 18 octobre 2018

[Bref] En Thaïlande, les vapoteurs demandent à l'Ombudsman d'intervenir pour faire cesser la répression

Détenir une vaporette en Thaïlande peut vous faire condamner, pour importation d'un objet illicite, à dix ans de prison et une amende d'un million de baths (26'000€). Depuis le 12 décembre 2014, la junte militaire a interdit les produits de vapotage. Depuis des arrestations de vapoteurs bourgeonnent de manière aléatoire au gré des humeurs arbitraires des forces de l'ordre. La presse locale fait parfois l'écho de ses arrestations absurdes, de la vieille dame ayant arrêté de fumer avec le vapotage à la jeune starlette du web contrôlée avec une vaporette dans sa voiture, où même le touriste suisse mal-informé de la situation.

L'Ombudsman saisi de l'affaire

L'Ends Cigarette Smoke Thaïland (ECST), l'association des vapoteurs "pour en finir avec la cigarette fumée", s'est adressé au Directeur du département des droits de l'Ombudsman pour que cette interdiction soit reconsidérée. L'Ombudsman, qui a un rôle de médiateur lors de contentieux entre citoyens et pouvoirs publics, est officiellement entré en matière pour "enquêter sur la légalité de la prohibition du vapotage en Thaïlande".

L'ECST entendu au Ministère du commerce

Dans une situation réglementaire considérée comme la pire au monde par les spécialistes du domaine, l'association des vapoteurs de Thaïlande active les leviers à sa portée pour faire bouger les choses. Le 12 octobre, une délégation de l'ECST était reçu au Ministère du commerce, qui a ouvert un examen sur la question du vapotage depuis le 8 octobre. Les représentants des vapoteurs ont remis entre autres documents, une pétition de plus de 40'000 signatures pour légaliser le vapotage en Thaïlande.

Marit Karunyawat, représentant de l'ECST, fait valoir, dans le journal Asia Times, que régulariser le vapotage serait bénéfique à toutes les parties. Les usagers ne seraient plus en prise avec une répression absurde et arbitraire et ils trouveraient des produits avec plus de sécurité sur leur qualité. Surtout, les fumeurs auraient accès plus facilement à un moyen de réduction des risques reconnu, alors que le tabagisme touche une large part de la population. En régularisant les produits de vapotage, les pouvoirs publics pourraient les réglementer et en contrôler les conditions de vente.

De son côté, Roengrudee Patanavanich, responsable adjoint du Centre de recherche sur la lutte antitabac, reconnait qu'il y a de plus en plus de vapoteurs en Thaïlande et dans le monde. Cependant, selon lui "jusqu'à 30,5% des personnes qui vapotent pensent, à tort, que celles-ci ont un bon parfum, sont sûres et modernes et sans additifs". Seront-ils entendus dans un pays où l'Etat détient le Monopole du Tabac de Thaïlande ?

L'ECST a reçu une réponse d'entrée en matière de l'Ombudsman:

vendredi 5 octobre 2018

#COP8FCTC Le Secrétariat de l'OMS fait un coup de force pour violer le principe de réduction des risques de la Convention-cadre anti-tabac !

Entamées lundi, les discussions au Sommet mondial anti-tabac de l'Organisation Mondiale de la Santé sont dans une impasse au sujet de la réduction des risques face au tabagisme. D'un côté, les pays favorables à intégrer le vapotage, à l'image du Royaume-Uni qui a réduit d'un quart le nombre de fumeurs depuis 2011 grâce à cet outil. De l'autre les grandes nations productrices de tabac, l'Inde, le Brésil, la Thaïlande notamment, qui veulent prohiber ce moyen d'éviter de fumer. Ce matin, Vera Da Costa, la Secrétaire générale du Secrétariat de la Convention de l'OMS, tente un coup de force inouïe en annonçant à la presse allemande que "l'OMS demande l'interdiction du vapotage". Ceci sans décision de l'assemblée  et contre le principe inscrit dans le texte même de la Convention-cadre, dans son premier article, qui fonde cette réunion des 180 pays et l'Union Européenne. 

Hier, la Framework Convention Alliance, ONG pour ainsi dire "double jumelle" du Secrétariat, appelait les délégués à abandonner le sujet de la réduction des risques dans son bulletin. Un enfumage pour étourdir et endormir les potentiels défenseurs de la réduction de srisques. Ce matin, la brésilienne a eu le champ libre pour lancer son appel à la guerre aux vapoteurs dans la presse. Vera da Costa a donc décidé de son propre chef de remettre en cause le fondement même de cette Convention-cadre, et de déclarer la guerre aux vapoteurs sans accord de l'ensemble des pays membres. 

Vera da Costa abolit de facto l'article 1 de la Convention-cadre anti-tabac !

Dans toute autre organisation, un tel coup de force méprisant les membres de l'organisme se solderait par un scandale et l'exigence de la démission illico de la Secrétaire générale, qui outrepasse définitivement son rôle. Les heures qui viennent nous diront si les pays démocratiques, et notamment le Royaume-Uni qui finance très généreusement l'organisme, sauront mettre le holà à cette dérive ahurissante du Secrétariat de la Convention-cadre anti-tabac de l'OMS. Mais les violations répétées de transparence et des droits des usagers des moyens de réduction des risques du Sommet anti-tabac de l'OMS depuis le début de cette semaine à Genève n'inclinent pas à l'optimisme d'une réaction à la mesure de la dérive...

Voir la vidéo en 4 petites parties (à faire enchainer ;) ) d'une discussion hier de membres d'INNCO à Genève sur le déroulement de la COP8FCTC



jeudi 4 octobre 2018

#COP8FCTC L'OMS a t-elle censuré les images du débat sur le statut d'observateur demandé par INNCO ?

Le bâillon sur la réduction des risques ne sera pas télévisé. Lundi après-midi, le flux du streaming s'est arrêté juste à ce moment-là. Durant les dix minutes du débat et du vote sur l'obtention du statut d'observateur à INNCO, le réseau des organisations de consommateurs de produits nicotinés à risque réduit. Verdict du procès sans témoin: les délégués au 8è sommet mondial "anti-tabac" de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont refusé le statut d'observateur à l'INNCO. "Non seulement la coupure de la vidéo est un exemple flagrant du manque de transparence. Mais c'est aussi la démonstration de la nécessité de la présence des parties concernées non partisanes au cours de la procédure pour garantir le processus démocratique et sa transparence", explique Kim Dabelstein Petersen, de l'association des vapoteurs danois DADAFO, dans le communiqué du jour d'INNCO.

OMS Zéro transparence

Les représentants des vapoteurs espèrent encore récupérer l'enregistrement de la séance dont la retransmission a été coupée. Un vote lors de la séance d'ouverture avait garanti l'accès public par vidéo-streaming des séances. Mais quatre jours après l'incident, le Secrétariat anti-tabac de l'OMS n'a toujours pas tenu cet engagement. "Nous pensons que c'était une ruse pour détourner l'attention du fait qu'interdire le public et l'organisation INNCO rendrait la transparence réelle pratiquement nulle. Le fait que les sessions plénières n’aient toujours pas été chargées sur le site à des fins de contrôle externe, comme convenu et promis, quelle que soit la raison, fait de la transparence un zéro absolu", s'agace l'organisation faîtière qui regroupe 36 associations.

"Nous sommes de vraies personnes"

Quelques représentants des associations de vapoteurs ont pu assister dans le public à la séance d'ouverture durant seulement 3 heures sur la semaine de réunions. "Mais avoir été dans la tribune du public ne suffit pas, INNCO aurait dû bénéficier du statut d'observateur", explique Tomas O'Gorman, de l'association ProVapeo Mexico. Le mexicain, en butte à l'interdiction du vapotage dans son pays, poursuit: "Nous avons besoin de partager nos expériences avec les délégués, de leur montrer que nous ne sommes pas juste un chiffre dans des statistiques ou des tableaux. Nous sommes de vraies personnes et qu'ils décident de notre vie". 

"Le Secrétariat de la Convention de l'OMS et la lutte anti-tabac n'acceptent aucun apport de la société civile et des 1,4 milliards de consommateurs dans le monde. Ceci est totalement inacceptable selon le droit des traités, selon le droit international et selon les principes de fonctionnement de l'ONU et de l'OMS", appuie le communiqué d'INNCO. Face à la tour d'ivoire dans laquelle le Secrétariat anti-tabac de l'OMS a enfermé les délégués avec quelques 1'500 lobbyistes triés, Tomas O'Gorman est dépité: "Les fumeurs méritent d’avoir des alternatives plus sûres, et la Convention anti-tabac de l'OMS veut leur refuser ce droit".

Quelques membres d'INNCO ce midi sur la place des Nations discutent à bâtons rompus du manque de transparence de l'OMS:


mardi 25 septembre 2018

#VaperBeHeard Les associations de vapoteurs d'Asie demandent à être prises en compte par l'OMS avant la #COP8FCTC

La Thaïlande, la Corée du Nord, Singapour et désormais l'Inde, font la chasse à la vape sur le continent asiatique. Ceci avec le soutien actif du secrétariat anti-tabac (FCTC) de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), notamment par les harangues à la criminalisation des vapoteurs de sa représentante Jagdish Kaur. Face à cette répression contre l'arrêt du tabac à l'aide du vapotage, qui peut coûter l'emprisonnement en Thaïlande notamment, les associations des utilisateurs de vapotage en Asie lancent un appel à l'OMS, notamment par une pétition. Une semaine à peine avant que ne débute le Sommet anti-tabac COP8 de l'OMS le 1er octobre à Genève.

En arriver à devoir rappeler que les vapoteurs aussi sont des humains

L'association des vapoteurs des Philippines, l'Ends Cigarette Smoke de Thaïlande (ECST), l'Organisation des vapoteurs de Malaisie (MOVE) et celle d'Indonésie (AVI) notamment se sont regroupées pour lancer la campagne #VapersBeHeard. Leur pétition revendique le simple droit d'avoir accès aux produits de réduction des risques et à l'information sur ceux-ci plutôt que de devoir continuer de fumer des cigarettes. "Les vapoteurs sont aussi des êtres humains - des mères, des pères, des fils ou des filles - et nous avons le droit d'avoir une chance de mener une meilleure vie à l'aide de ces produits alternatifs", explique le texte en ligne. 

En conférence de presse à Manille le 14 septembre, pour lancer la campagne, Asa Saligupta, de l'Ends Cigarette Smoke Thaïland, regrette l'attitude dogmatique et conservatrice du secrétariat anti-tabac de l'OMS, qui appelle à "interdire ou réglementer strictement le vapotage, alors qu'il existe des preuves scientifiques de sa nette réduction des risques par rapport au tabagisme". A ses côtés, le Pr Satriya Suhardjo, de la faculté de sciences politiques de l'Université de Padjadjaran (UNPAD) à Bandung, estime que "les produits à risque réduit nécessitent un cadre politique approprié et complet".

Prendre en considération les usagers

Il y aurait près d'un million de vapoteurs en Indonésie, "ce nombre est encore très faible par rapport au nombre de fumeurs", précise le Pr Satriya. "Pour être en mesure de cesser de fumer, les fumeurs ont besoin de temps et de soutien, cela ne peut pas être instantané", explique Jeremia Dimasz de l'association des vapoteurs d'Indonésie à la presse locale dubitative sur l'efficacité du vapotage pour l'arrêt tabagique. "En tant qu’utilisateurs, nous avons directement ressenti les avantages de ce produit. Nous espérons que les autorités prendront en compte le point de vue des utilisateurs", insiste le vapoteur indonésien, espérant être entendu de son gouvernement et des lointains bureaux genevois de l'OMS. 


samedi 22 septembre 2018

#COP8FCTC Le Réseau des usagers INNCO demande à l'OMS de respecter les droits de l'homme et sa charte anti-tabac en incluant la réduction des risques

Le 8ème Sommet anti-tabac #COP8FCTC de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) se tiendra à huis-clos à Genève du 1er au 6 octobre. INNCO, le Réseau international regroupant plus de 30 organisations d'usagers de produits nicotinés à risque réduit, a vu sa demande d'accréditation comme observateur rejetée sans explication par le bureau anti-tabac (FCTC) de l'OMS. A défaut d'être considérés partie prenante du sujet les concernant au premier chef du vapotage, qui sera au cœur de cette COP8, les usagers ont écrit une lettre ouverte avant son ouverture. "L'OMS devrait rejeter la prohibition et reconnaître l'approche de réduction des risques, par une réglementation proportionnée au risque des produits nicotinés sans combustion dans le cadre d'une stratégie efficace de réduction des risques, requise et définie par l'article 1.d de sa Convention-cadre de lutte antitabac", appelle la lettre d'INNCO, signée de sa présidente Nancy Sutthoff. 

Fin juin, le bureau anti-tabac de l'OMS a publié son rapport préliminaire sur le vapotage pour préparer ce sommet. Son soutien est clair aux pays prohibitionnistes qui ont criminalisé le vapotage, et parfois même les vapoteurs, tels que les nations du tabac de Thaïlande, du Brésil et les régimes totalitaires comme la Corée du Nord ou le Turkménistan. Depuis, l'Inde, autre grande nation productrice de tabac, s'est appuyée notamment sur ce rapport préliminaire pour justifier une interdiction de vente du vapotage, alors que plus de 125 millions d'indiens fument.

Une violation des droits humains préjudiciable à la santé publique

Pourtant, "c'est la fumée de la combustion qui cause le fardeau des maladies liées au tabagisme. Il ne fait aucun doute que les produits non combustibles sont beaucoup moins nocifs que les cigarettes", explique l'INNCO. "Nous considérons que l'interdiction de ces produits est contraire à l'éthique, non scientifique, préjudiciable à la santé publique et constitue une protection irrationnelle du commerce des cigarettes", poursuit l'organisation avant de préciser, "une réglementation excessive ou une taxation [des moyens de réduction des risques] est contre-productive et négligente, car la réduction des risques est un droit de l'homme"

INNCO considère que le vapotage n'étant pas un produit de tabac, il ne devrait pas être concerné par les restrictions sur ces produits prônées par l'OMS. Au contraire, l'INNCO pense qu'il devrait être intégré dans une approche de réduction des risques, telle que le prévoit la Convention-cadre élaborée en 2003 sous la direction de Derek Yach. Mais ce point n'a jamais été mis en oeuvre depuis. INNCO exhorte les participants au Sommet COP8FCTC de suivre cette exigence de la charte qu'ils ont signé. Et en conséquence de réviser l'appel à l'interdiction ou la restriction des droits de vente, fabrication ou d'usage du vapotage que propage le bureau anti-tabac de l'OMS. 

Sans témoin

Les délégués des 180 pays membres et de la Commission Européenne entendront-ils cet appel à respecter les droits humains et prendre en considération l'approche de réduction des risques de la part des usagers? On peut en douter. L'exclusion par le bureau anti-tabac de l'OMS de la participation du réseau INNCO à son Sommet foule aux pieds les principes de la charte d'Ottawa de 1986 de l'OMS sur la participation du public aux questions de santé le concernant. La COP8FCTC se déroulera à huis-clos avec près de 2'000 lobbyistes choisis par le bureau anti-tabac de l'OMS. Pour une grande part, des organisations liées à l'industrie pharmaceutique ou au milliardaire affairiste Michael Bloomberg. 

Le public et les journalistes aussi seront interdits de suivre les séances et les débats, à l'exception du traditionnel et ligneux speech d'inauguration. Une stratégie d'opacité propice au noyautage comme l'a montré la dernière édition du Sommet de 2016 dans le smog de New Delhi. Mais une opacité qui confère surtout une extension sans contrôle du pouvoir du bureau anti-tabac de l'OMS, qui dépasse désormais largement les prérogatives prévues initialement de son rôle de secrétariat. 

Il n'y aura donc aucun témoin dans le Centre international de conférences de Genève (CICG) de la manière dont les délégués des pays membres prennent leurs décisions sous la pression des lobbyistes. La sélection des délégués des pays membres est elle-même assez obscure. En l'absence d'information transparente, la rumeur qui circule sur le nom de la déléguée française a d'ailleurs de quoi interloquer...


mercredi 29 août 2018

L'Inde, grande nation du tabac, annonce la prohibition du vapotage

"L'Inde a choisi de criminaliser le vapotage. Une mesure régressive basée sur une mésinformation, de la peur et le refus de prendre en considération la science. Elle va coûter des millions de vies au pays". Le tweet de l'Association des Vapoteurs d'Inde (AVI) semble désabusé après des mois de lutte pour faire reconnaître le droit à l'accès au moyen de réduction des risques en Inde. En pièce jointe, l'avis du Ministère de la santé sur les produits de vapotage et les cigarettes chauffées, que les autorités indiennes ne différencient pas.  Le document officiel publié hier demande aux Etats indiens "d'empêcher la vente (y compris en ligne), la production, la distribution, la vente, l'importation et la publicité" des produits de vapotage et assimilés. L'avis du Ministère reproche au vapotage de délivrer de la nicotine. Bien que les produits nicotinés, dont les cigarettes, les bidies et le tabac oral local extrêmement nocifs, sont en vente libre et massivement produits en Inde.

L'Inde rejoint la Corée du Nord, la Thaïlande et le Brésil

Le Ministère de la santé appuie aussi son avis de prohibition sur le fait que les six Etats indiens, producteurs de tabac, ainsi que trente pays récemment mis en avant par le Secrétariat anti-tabac (FCTC) de l'OMS ont déjà interdit le vapotage. L'Inde rejoint ainsi les autres grandes nations productrices de tabac comme le Brésil, la Thaïlande et l'Indonésie, ainsi que les dictatures totalitaires comme la Corée du Nord et une série de régime religieux du moyen-orient dans le camp des pays prohibitionnistes du vapotage. L'Inde est parmi les grand producteurs mondiaux de tabac et instrumentalise la lutte anti-tabac pour protéger sa production locale. L'Indian Tobacco Company détient 80% du marché intérieur des cigarettes. Près de 270 millions d'indiens consomment un des produits de tabac, dont près de 120 millions de fumeurs. Il y aurait près d'un million de décès liés à une maladie provoquée par le tabagisme par an en Inde [édité].

Combien de morts au crédit de la FCTC de l'OMS ?

Le rôle du Secrétariat anti-tabac (FCTC) de l'OMS, dont le sommet bisannuel COP 8 se tiendra la première semaine d'octobre à Genève, dans cette décision violant le devoir de réduction des risques de sa convention (art. 1.d) est affligeant. La complicité silencieuse des délégations des pays démocratiques, notamment celles européennes et britanniques, sur les agissements contraires aux droits humains et en violation de la convention qu'il est sensée défendre du secrétariat de la FCTC n'est plus acceptable. Cette décision catastrophique pour la santé publique en est un nouvel épisode.

L'avis du Ministère de santé d'Inde publié hier:


mercredi 25 juillet 2018

[couic] L'Etat italien bloque le forum de vapoteurs Svapo.it


Depuis aujourd'hui, Svapo.it n'est plus atteignable aux ordinateurs dont les adresses électroniques (ip) se situent en Italie. Le forum regroupant près de 45'000 vapoteurs est toujours en ligne, mais les services de l'Etat bloquent son accès. Le 4 juillet dernier, l'Agence des Douanes et du Monopole avait listé Svapo.it dans les sites en violation de son monopole de distribution de produits de vapotage. Bien que le forum ne vende rien, le Monopole l'accuse "d'offre interdite" mais sans autre précision. Aujourd'hui, sur son compte Facebook, Svapo.it rappelle "n'avoir aucune activité commerciale, mais seulement mettre en contact de nombreux passionnés"

L'usage de VPN permet de contourner un tel dispositif de blocage en offrant une adresse ip délocalisée à un ordinateur. Mais la mesure condamne le forum à se couper d'une importante catégorie de destinataires: les vapoteurs débutants cherchant des conseils techniques et pratiques. Avec ce blocage, le Monopole du tabac franchit une étape supplémentaire en s'attaquant directement à l'entraide entre utilisateurs. L'accès à de nombreux sites de ventes de produits de vapotage était déjà bloqué aux italiens par le Monopole. C'est la première fois qu'il bloque l'accès à un forum de discussion sur le sujet.

mardi 19 juin 2018

Repenser la nicotine: plus de 500 experts, usagers et professionnels dialoguent au Global Forum on Nicotine 2018

Après cinq éditions, le Global Forum on Nicotine (GFN) est devenu le rendez-vous incontournable sur la question de la réduction des risques liés au tabagisme. Plus de cinq cents experts scientifiques, professionnels de santé, usagers du vapotage et de snus, ainsi que des représentants de firmes d'une soixantaine de pays ont dialogué du 14 au 16 juin à Varsovie. Fil conducteur des interventions, dont les vidéos seront mises sur Youtube sous peu, de ces trois jours intenses: repenser la nicotine.

Repenser la manière de la consommer en premier lieu évidemment. "De toute évidence, l'usage du tabac est extrêmement dangereux pour la santé, et il devrait y avoir un soutien et une intervention disponibles pour aider les gens à adopter des moyens moins risqués d'utiliser de la nicotine", explique la Dr Caitlin Notley, de l'Université d'East Anglia. Mais aussi repenser la place et la considération sociales à propos de l'usage de nicotine, poursuit la maître de conférence en santé mentale. "Pour le bien de la santé publique, nous devons promouvoir des discours positifs sur l'usage récréatif de la nicotine afin de promouvoir des alternatives moins nocives au tabagisme".

Éliminer la fumée

L'enjeu de santé publique est énorme. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime à près de 7 millions de morts prématurés le bilan annuel des maladies provoquées par les cigarettes. "La réduction des méfaits du tabac est comparable à l'élimination de la variole en termes d'impact sur la santé publique. Tout dépend de savoir si les politiciens saisiront l'occasion", explique le Pr David Sweanor, de l'Université d’Ottawa.

Le Dr Colin Mendelsohn, de l'Université de New South Wales, fait face à l'incompréhension des autorités australiennes devant cette opportunité. "Ce que réalise le vapotage est qu'il supprime les dommages provoqués par le tabagisme. Vous enlevez le mal en enlevant la fumée. Ce qui tue les gens, c'est la fumée. La nicotine est relativement inoffensive. C'est ce à quoi les gens s'adonnent, mais les effets sur la santé sont relativement mineurs", insiste le membre de l'Association pour la réduction des risques tabagiques en Australie (ATHRA).

Repenser le plaisir

Sarah Jakes de la New Nicotine Alliance NNA UK
Mais promouvoir des modes de consommation à dommage minime ne fait-il pas courir le risque d'attirer de nouveaux consommateurs de nicotine ? "Souvent, les gens sont tellement obsédés par le concept que les fumeurs ne sont rien de plus que les pitoyables victimes d'une industrie maléfique [ndr. du tabac], qu'ils ne peuvent pas envisager que des gens peuvent profiter de l'utilisation de la nicotine", pointe Sarah Jakes, porte-parole de la New Nicotine Alliance (NNA UK) et vapoteuse elle-même. Alors que le vapotage et le snus permettent aux usagers de remettre la main sur leur consommation, le plaisir de la nicotine reste tabou pour une large partie du domaine de la santé. 

"Michael Russell pensait que de nouveaux produits à base de nicotine pouvaient se substituer à long terme au tabac fumé. Pour que cela se produise, ils devaient être «aussi savoureux et acceptables que possible». Un autre mot pour cela est "agréable". Mike a dit cela il y a 27 ans et pourtant les vapoteurs se retrouvent encore aujourd'hui face à une opposition moralisatrice à leur utilisation continue d'un produit légèrement addictif, inoffensif et finalement agréable. Un produit qui, pour beaucoup, sinon la plupart, a amélioré leur santé et prolongé leur vie", insiste Sarah Jakes.

Plaisir et vertu

Frances Thirlway - Claude Bamberger (Aiduce) et moiRepenser la nicotine semble donc impliquer aussi de repenser les rapports de pouvoir et de domination de certaines autorités à vouloir imposer et régir des habitudes de vies par rejet du plaisir. Un plaisir ressenti par les usagers dont on peut se demander s'il n'aurait pas pour origine des vertus de la nicotine. Le Pr Paul Newhouse a présenté une série de recherches extrêmement intéressantes sur les effets psychiques bénéfiques de la nicotine pour la mémoire, la concentration... Potentiellement, la molécule pourrait avoir un rôle thérapeutique pour certaines affections comme la dépression, les maladies d'Alzheimer et de Parkinson...

En éliminant l'essentiel des toxiques liés à la combustion des cigarettes, le vapotage offre un moyen non seulement de sortir du tabagisme, mais donc aussi de continuer de bénéficier de la consommation de nicotine. Un autre mode avait déjà émergé au début des années 1970', et mis sur le marché après une décennie de lutte contre ceux-ci par les tenants de l'abstinence totale: les gommes nicotinées. Mais cette opposition a inhibé le développement de l'efficacité par le plaisir du produit. "Les substituts nicotiniques pharmaceutiques ont, par exemple, environ 5% de taux de réussite, c'est-à-dire 95% d'échecs", déplore Gerry Stimson, Professeur honoraire à la London School of Hygiene and Tropical Medicine, spécialiste des sciences sociales en santé publique et organisateur du GFN. 

Cigarettiers prêts à devenir non-fumeurs ?

Plus efficace et entraînant, le vapotage rogne des parts de marchés aux cigarettiers depuis 2010. Après l'avoir méprisé, ils s’intéressent désormais au secteur. En marge du GFN, quelques stands présentaient leurs produits à risque réduit. Présents également dans l'auditoire à l'écoute des recherches et des quelques interventions d'usagers. Sur scène aussi avec des présentations plus ou moins convaincantes sur leur démarche. Le dialogue est ouvert. Reste à voir si les cigarettiers ont la capacité de se tenir à leur déclaration de bonne intention et de se transformer en non-fumeurs. ...

Agir avant des millions de morts supplémentaires

Du coté du monde de la santé aussi, le vapotage bouscule le vieux modèle confortable pro-abstinence, qui avait l'habitude de reporter ses échecs de santé publique sur le dos des fumeurs et des cigarettiers. Dans son allocution d'ouverture, le Dr Joe Kosterich sonne le réveil. Les preuves de l'impact terrible du tabagisme sont là et les connaissances sur l'ampleur de la réduction des dommages par le vapotage sont suffisantes pour aller de l'avant. "Si nous attendons 20 ans pour découvrir et faire les études épidémiologiques, beaucoup de personnes seront mortes inutilement. Avons-nous besoin d'une preuve absolue pour quelque chose de vraiment évident maintenant ... Les gens vont perdre des années de leur vie, et les gens vont mourir pendant que nous attendons", presse le médecin généraliste australien.

"Il est contraire à l'éthique de priver les fumeurs d'une option supplémentaire pour arrêter leur habitude de fumer", renchérit le Dr Konstantinos Farsalinos, fameux cardiologue grec. Au travers des débats, un écart béant apparait entre les évidences de terrain et les connaissances d'une part, et de l'autre l'avis des autorités sanitaires déconnectées, dont notamment le bureau dirigeant anti-tabac de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Tandis que les quelques représentants de cigarettiers semblent tenter avec hésitations de rattraper une machine à vapeur déjà bien lancée. 

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Hit-parade des politiques de réduction des risques avec le vapotage:

L'OMS et la junte militaire thaïlandaise, détentrice du Monopole du tabac, ont un partenariat
Un petit sondage parmi les participants a listé les pays les plus hostiles à une politique offrant la possibilité au public de sortir du tabagisme à l'aide du vapotage et, en contraste, ceux les plus amicaux à la réduction des risques pour la consommation de nicotine.

Junte militaire, monopole d'Etat de vente de tabac et partenaire privilégié du bureau anti-tabac de l'OMS : la Thaïlande a "gagné" le titre de pire pays du domaine, devant l'Australie et l'Inde.

Plus positivement, le Royaume-Uni a été salué du titre de pays le plus bienveillant pour les vapoteurs, devant l'Allemagne et la France. "Le gouvernement du Royaume-Uni a connu le changement de cœur le plus remarquable en matière de vapotage. Il y a quatre ans, il envisageait d'interdire le vapotage. Aujourd'hui, le Royaume-Uni compte trois millions de vapoteurs, ce qui accélère le déclin du tabagisme chez les Britanniques", commente Gerry Stimson.

Il est probable que le peu de relief médiatique de certaines situations a laissé de coté des pays. Du côté négatif, on peut penser à la situation en Tunisie, où le monopole du tabac sur la distribution du vapotage laisse les usagers démunit. A l'opposé, la fantastique chute en trois ans de près de 40% du tabagisme en Islande avec l'engouement pour le vapotage mérite les honneurs.

La vidéo en anglais d'un débat 'Repenser la nicotine':




dimanche 10 juin 2018

[Bref] Deux experts allemands décortiquent les raisons de la haine des lobbyistes contre le vapotage dans Zeit

"Qu'est-ce que les lobbyistes ont contre le vapotage?". Heino Stöver, directeur de l'Institut de recherche sur les addictions de l'Université de Frankfort, et Dietmar Jazbinsek, journaliste spécialisé sur l'influence des lobbys dans la santé publique, ont écrit un article à quatre mains pour Die Zeit le 31 mai. Ils y décortiquent les raisons des deux grands lobbys manœuvrant en coulisse autour du vapotage dans l'hebdomadaire allemand. Cet article, placé dans sa série "Global drug survey" liée à l'enquête mondiale sur les usages de substances psychoactives, commence par pointer le problème. De 28,8% de fumeurs en 2013, l'Allemagne a réduit à 28,3% la part de fumeurs dans sa population en 2018. Une baisse insignifiante de 0,5% en cinq ans. "Le nombre de fumeurs de cigarettes a très peu changé, mais leur composition sociale a fortement évolué. Alors que la grande majorité des enseignants du secondaire ont arrêté de fumer, huit déménageurs sur dix se grillent une cigarette à la pause. Les chômeurs à faible revenu et de longue durée restent de fidèles clients de l'industrie du tabac jusqu'à la mort", soulignent les deux chercheurs en sciences sociales.

Le tournant du vapotage

Dans l'économie mondiale du tabagisme, "l'Allemagne est l'un des plus grands exportateurs de cigarettes au monde et gagne beaucoup dans la mondialisation de la mortalité par cancer", notent les auteurs, comme on pourrait le faire aussi pour la Suisse. Fumer provoque chaque année près de six millions de morts prématurés selon une estimation de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)"Ce n'est que dans ce contexte qu'il devient compréhensible à quel point 2003 marque un tournant", ciblent Heino Stöver et Dietmar Jazbinsek pour présenter le dépôt cette année-là du brevet d'une e-cigarette par Hon Lik, un pharmacien chinois. 

"Il est vite devenu évident que la nouvelle variante de consommation de nicotine pouvait devenir l'innovation chinoise la plus conséquente depuis l'invention de la porcelaine. Par l'échange d'expériences des utilisateurs, la scène du vapotage au niveau mondial a émergé, combinant les caractéristiques d'une communauté en ligne, d'une sous-culture et d'un groupe social. En bref, un mouvement de base", esquissent les auteurs.

Plus la vape progresse, plus l'hostilité devient féroce

L'implication des usagers a rapidement permis de développer des appareils plus efficaces et agréables. "Aucun expert sérieux, aucun chercheur du domaine de la lutte antitabac, ne nie que la vaporisation ait un risque sanitaire beaucoup plus faible que de fumer des cigarettes ordinaires. Cependant, de nombreux débats persistent sur la façon d'évaluer le risque résiduel du vapotage. Au fur et à mesure que le débat progresse, il devient évident que plus la technologie devient mature, plus l'hostilité à son encontre devient féroce", constatent les experts. 

Le tabac et la pharma lui ont fait la guerre, selon lui
A défaut de problèmes sanitaires réels à montrer, certains accusent la vape d'être le cheval de Troyes de l'industrie du tabac. Effectivement, les cigarettiers avaient des prototypes d'inhalateurs dans leur tiroirs depuis longtemps. Mais ils ne les avaient pas sortis pour ne pas dévaloriser et mettre en péril leur cœur de métier, les cigarettes de tabac. En français, le rideau de fumée de Gérard Dubois racontait en 2003 certains projets enterrés par les cigarettiers.

Les manœuvres cigarettières

"Ce n'est que lorsqu'il est devenu évident que les start-up de la scène de la vape devenaient une concurrence sérieuse que de grandes entreprises se sont mises sur le marché", rappellent les deux auteurs. Achat du brevet de Hon Lik par Imperial Tobacco en 2013 puis tentatives d'interdire des produits en faisant jouer les brevets par sa filiale Reemtsma en sont des épisodes. Philip Morris de son côté s'est tourné vers le tabac chauffé. Une récente étude de l'Institut fédéral allemand d'évaluation des risques estime que la teneur en toxiques de la fumée des cigarettes chauffées Iqos est au moins 80% moindre par rapport aux cigarettes conventionnelles. "Si cela s'avère être un coûteux flop, ce ne sera pas nécessairement mauvais pour Philip Morris, car les clients frustrés d'Iqos retournent aux Marlboro. Les dirigeants du leader du marché mondial sont fiers de la fable d'un «avenir sans fumée». À la fin, bien sûr, c'est la marge bénéficiaire d'aujourd'hui qui compte"

"Les compagnies pharmaceutiques n'aiment pas le sevrage tabagique électronique"

Plus discrètes que les coups à plusieurs bandes des cigarettiers, les manœuvres du lobby de la Pharma n'en sont pas moins intenses et puissantes. "Les compagnies pharmaceutiques n'aiment pas le sevrage tabagique électronique", titre le second volet de l'article. Concurrence aux substituts nicotiniques et au Champix, le vapotage ennuie des géants comme Glaxo Smith and Kline (GSK) et Pfizer. "Ces entreprises assoient leur lobbying avec leurs leaders d'opinion médicaux, dont elles subventionnent les recherches, des postes de consultant, les frais de cours et d'autres avantages", rappellent, en évidence généralement passée sous silence sur le sujet, les deux spécialistes.

Exemple de cette influence contre la santé publique, une déclaration signée de 50 sociétés médicales et organismes de santé allemands en mai 2015 annonçant que le vapotage a un "plus grand potentiel de dommages que de bénéfices parce qu'il met en péril les réalisations de la lutte anti-tabac". "Nous ne savons pas de quels succès dont ils parlent", rétorquent Heino Stöver et Dietmar Jazbinsek. Avant dernière au classement européen des mesures de lutte anti-tabac, l'Allemagne n'a pas interdit la publicité pour les cigarettes, ni le tabagisme dans les bars de manière stricte et les taxes sur le tabac n'ont évolué "qu'à doses homéopathiques" depuis 15 ans, rappellent-ils. Au-delà des mesures, le taux de fumeurs stagne. Les auteurs se demandent si la diabolisation délirante du vapotage n'est pas une manière de refouler l'échec allemand en matière de prévention sur le tabagisme.

La vape cannibalise les cigarettes

A l'opposé de la peur allemande, le pragmatisme britannique obtient des résultats par la réduction des risques avec le vapotage. "La politique de prévention britannique diffère de l'allemande à deux égards: d'une part, la réglementation des cigarettes est beaucoup plus stricte que la nôtre; d'autre part, les experts et les autorités britanniques de la santé se fient au vapotage depuis plusieurs années pour réduire la prévalence du tabagisme", résument les auteurs, avant de préciser que "le nombre d'arrêts du tabac réussis a augmenté de manière significative grâce au vapotage. La proportion de consommateurs de tabac dans la population britannique totale est passé de 27% en 2001 à 15,8% en 2016, selon l'Office for National Statistics (ONS)".

Aux Etats-Unis, le vapotage met en danger les grands cigarettiers, tandis qu'au Japon, le tabac chauffé a pris un sixième du marché des cigarettes. En Allemagne, "dans Tabak-Zeitung, le journal de l'industrie cigarettière allemande, du 18 mai, un directeur d'Imperial Brands avertit: les ventes de cigarettes traditionnelles s'écroulent". Les auteurs concluent: "Une politique de santé intelligente devrait soutenir et accélérer cette cannibalisation des ventes de cigarettes grâce à des alternatives à faible risque"


lundi 4 juin 2018

Santé Canada: "Le vapotage est moins nocif que le tabagisme"


Le Gouvernement canadien informe le public sur la réduction des risques"Si vous êtes fumeur, le vapotage est une option de rechange moins nocive que le tabagisme". Suite à l'entrée en vigueur le 23 mai de la modification S-5 de la loi sur les produits du tabac et les produits de vapotage (LTPV, ex-loi sur les produits du tabac), le site du Gouvernement canadien a édité une page sur le vapotage. "Le vapotage est moins nocif que le tabagisme", informe clairement la page gérée par Santé Canada. "La majeure partie des substances chimiques toxiques et cancérigènes contenues dans le tabac et dans la fumée de tabac sont produites lorsque le tabac est brûlé. Les produits de vapotage ne contiennent pas de tabac, n'entraînent pas de combustion et ne produisent pas de fumée", explique t-elle en livrant des références scientifiques.

La vape peut aider à l'arrêt de la cigarette

"Arrêter de fumer peut être difficile, mais cela reste possible. Les produits de vapotage et les cigarettes électroniques procurent de la nicotine sous une forme moins nocive que le tabagisme", invite le Ministère de santé publique. En soulignant que la vape peut aider à arrêter de fumer: "Quoique les données sont récentes, elles semblent indiquer néanmoins un lien entre l'amélioration du taux de réussite en ce qui concerne l'abandon du tabac et l'usage de la cigarette électronique". CBC, la radio nationale, précise ce 31 mai: "Ottawa [ndr. le gouvernement fédéral] prévoit d'intensifier ses efforts pour aider les citoyens à cesser de fumer en adoptant une approche plus pragmatique, axée sur la solidarité"

Prise en considération des avantages mais aussi de risques du vapotage

Ginette Petitpas Taylor, Ministre de la santé, a annoncé son orientation lors de l'officialisation du changement de loi: "Le projet de loi S-5 présente de nouvelles mesures pour aider à gérer les risques et les avantages des produits de vapotage". Parmi les craintes de autorités de santé, celle d'une initiation à la consommation de nicotine de non-fumeurs, notamment des jeunes. "Si vous n'êtes pas fumeur, le vapotage peut augmenter le risque d'exposition à certaines substances chimiques nocives pouvant nuire à votre santé. Le vapotage peut également entraîner une exposition à la nicotine, une substance qui crée une dépendance", avertit Santé Canada sur le site du Gouvernement. 

"La nicotine n'est pas une cause connue du cancer. Son usage est approuvé dans les thérapies de remplacement de la nicotine telles que le timbre et la gomme à mâcher. Des risques demeurent tout de même associés à l'usage de la nicotine", poursuit le site insistant sur le risque de dépendance, sans préciser clairement que la nicotine seule a une puissance dependogène bien plus faible que le tabac et que la vitesse d'absorption, différente entre fumée et vapeur, joue un rôle également. 

Eviter la surchauffe

En dehors de la nicotine, le site informe de la possibilité de dégagement de produits chimiques néfastes en cas de mésusage et de surchauffe. "Ils sont normalement présents à faible concentration dans la vapeur, et à un niveau beaucoup plus bas que dans la fumée de cigarette. À ce jour, la concentration de métaux relevée dans les vapeurs des produits de vapotage n'est pas considérée comme une source d'inquiétude majeure en matière de sécurité", précise Santé Canada. 

Concernant la "vapeur secondaire", en toute logique "étant donné le faible niveau de concentration de produits chimiques contenu dans la vapeur comparé à celui de la fumée du tabac, les risques sont considérés comme étant nettement inférieurs. Néanmoins, à titre de précaution, Santé Canada recommande que les utilisateurs soient prudents à l'égard des non-utilisateurs et des jeunes"

Information sanitaire autorisée

La loi interdit la vente aux mineurs de produits de vapotage et en restreint partiellement la publicité, notamment sur les noms des liquides et leurs emballages pour éviter un marketing attirant pour les jeunes. "Le vapotage de nicotine était techniquement illégal au pays. Nous l’avons légalisé et encadré, entre autres, en interdisant la publicité visant les jeunes", explique la Ministre à CBC à l'occasion de la Journée mondiale sans tabac.

Grande première cependant, les informations sanitaires sur la réduction des dommages par le vapotage en regard du tabagisme sont autorisées. "La réduction du risque et la comparaison du vapotage avec le tabac que les fabricants et les détaillants seront autorisés à utiliser au Canada est en fait quelque chose que nous n'avons pas au Royaume-Uni, où les fabricants ne peuvent pas explicitement promouvoir leur produit comme moins dangereux que le tabagisme", souligne la Pr Linda Bauld, de l'Université de Stirling et chercheuse britannique au Cancer Research UK. 

Provinces progressistes et provinces répressives

Mais la nouvelle loi fédérale canadienne ne protège pas l'approche de réduction des risques de mesures plus restrictives au niveau des provinces. L'Ontario doit mettre en vigueur le 1er juillet une loi anti-vape extrêmement néfaste. "Un des points les plus troublant de cette nouvelle réglementation est l’interdiction de vapotage en intérieur, y compris dans les boutiques de vape dont l'accès est déjà limité légalement aux adultes. Cela n’a aucun sens. Les utilisateurs ont besoin de pouvoir essayer correctement les produits. Pourtant, l’interdiction du vapotage en intérieur va empêcher des fumeurs adultes voulant essayer le vapotage de le faire dans les boutiques spécialisées", déplore le Dr Akbar Khan, directeur du Medicor Cancer Centres de Toronto, dans une tribune pour CBC

Au Québec le public est maintenu dans l'ignorance par la loi 44
La Colombie-Britannique a aménagé le droit pour permettre des explications pratiques des appareils en magasins de vape, le Manitoba a autorisé le vapotage dans les boutiques spécialisées, tandis que l'Alberta et le Saskatchewan n'ont pas jugé nécessaire de législations anti-vape. A l'opposé, le Québec a instauré une loi anti-vape qui a entraîné la fermeture de près de la moitié des boutiques et quasiment fait disparaître le vapotage comme alternative possible aux fumeurs dans la province francophone. L'Ontario suit son exemple semble t-il. "Ce gouvernement va promulguer une loi hypocrite qui va compliquer l’arrêt des cigarettes aux fumeurs", regrette le Dr Akbar Khan, avant de conclure: "Nous avons besoin de politiques intelligentes pour aider les Ontariennes et les Ontariens à abandonner le tabac au lieu d'une foule de nouvelles réglementations lourdes".


vendredi 25 mai 2018

Maladies Non-Transmissibles: l'IG-ED s'inquiète que l'OMS ne soit atteinte du syndrome du joueur compulsif

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a mis entre le 10 et le 16 mai en consultation publique son projet de rapport sur les maladies non-transmissibles (MNT). Nous sommes probablement nombreux à avoir raté la proposition de la Commission sur les MNT de l'OMS à lui faire parvenir des observations avant qu'elle ne publie son rapport le 1er juin. Mais l'IG-ED, l'association des vapoteurs en Allemagne, a pris la peine de répondre. "Les responsables de la mise en œuvre de la Convention-cadre de lutte anti-tabac (CCLAT) semblent avoir perdu de vue le louable objectif initial énoncé à son Article 1.d", qu'elle cite: "on entend par "lutte antitabac", toute une gamme de stratégies d'offre, de demande et de réduction des risques visant à améliorer la santé d'une population en éliminant ou en réduisant sa consommation de produits du tabac et son exposition à la fumée du tabac".

Lutter contre les fumeurs ou contre les maladies ?

Or, la Commission de l'OMS n'intègre pas, ni même ne mentionne la notion de réduction des risques et dommages dans les stratégies proposées dans son rapport. "Aucune des stratégies présentées ne mentionne même la «réduction des risques». Il n'y a pas non plus d'évaluation du succès des mesures actuellement mises en œuvre concernant la «santé d'une population»", relève Norbert Schmidt pour l'IG-ED. Il souligne que le principal facteur à prendre en compte sur long terme devrait être la prévalence des maladies liées au tabagisme de la population. La prévalence tabagique devrait être le second facteur mesuré à court terme. "Au lieu de cela, toutes les parties de la CCLAT ne présentent que la soi-disant «échelle de contrôle du tabac» comme mesure supposée du succès. Mais cette «échelle» ne prend en compte aucune mesure de «la santé d'une population». Cet objectif important est-il vraiment hors de propos?", s'étonne l'association de usagers de l'outil de réduction des risques.

Le vapotage et la réduction des risques méprisés par l'OMS

Le ton dogmatique du document de l'OMS surprend aussi les vapoteurs allemands. "Aucune considération n'est accordée aux faits scientifiques selon lesquels il existe des alternatives au tabagisme beaucoup moins nocives. Par exemple, le vapotage (appelé par l’acronyme ENDS) et le tabac sans fumée préparé comme le snus suédois. En fait, ils sont écartés sommairement et destinés à être arbitrairement interdits", regrette le texte soumis en réponse à la consultation.

Aucune évaluation de l'action du bureau anti-tabac de l'OMS

L'OMS disserte sans évaluer l'impact de son action dans son rapport. "Les stratégies n'ont pas été modifiées ni évaluées depuis des années. Tout ce qui est demandé, es l'augmentation des taxes et autant d'interdiction que possible de produits nicotinés, à l'exception des substituts pharmaceutiques", s'agace le courrier de l'IG-ED. Avant d'ironiser. "Ce sont les symptômes d'une autre maladie non-transmissible: le jeu compulsif!". Pour Norbert Schmidt, l'OMS agit comme un joueur accro à sa stratégie préconçue, incapable de changer même si les résultats sont désastreux. La prise de position de l'association conclue sur un appel à la raison: "Il est urgent que les participants de la CCLAT se retirent de cet état d'esprit obsessionnel malsain et reconsidèrent l'intention originale de la CCLAT qu'ils ont signé".

L'appel de Jagdish Kaur, cadre de l'OMS, à criminaliser les personnes ayant arrêté de fumer avec le vapotage:
Appel à criminaliser les vapoteurs par l'OMS