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dimanche 15 juillet 2018

[Bref] Le Tages Anzeiger anticipe un développement du vapotage en Suisse

L'édition dominicale du Tages anzeiger consacre une page à la prochaine expansion du vapotage en Suisse. Fin avril, le Tribunal administratif fédéral (TAF) a cassé la prohibition illégale imposée par l'administration fédérale. "Jusqu'à présent, principalement les petits fournisseurs du secteur du vapotage étaient actifs. La nicotine pour les liquides était disponible dans les boutiques en ligne étrangères ou sous le comptoir de vente. Mais avec la nouvelle situation juridique, les gros commerçants flairent la bonne affaire", annonce Eric Bürgler du Tagi.  

"Nous prévoyons d'inclure des cigarettes-électroniques et des liquides contenant de la nicotine dans notre gamme", confirme un porte-parole de la chaîne de supermarchés Coop. Les concurrents de Denner observe la situation attentivement. Valora, qui déteint la chaîne de kiosques Naville, a déjà franchi le pas avec des produits de l'entreprise suisse Insmoke. En Allemagne, la chaîne offre des produits de vapotage depuis plusieurs années. Au hit-parade des liquides, ce sont les arômes After-eight et cheesecake les plus populaires. 

Près de deux millions de fumeurs à sortir du tabagisme

Le Tages Anzeiger anticipe une belle croissance du secteur. Avec plus de 25% de fumeurs, la Suisse a réussi à maintenir son taux de tabagisme avec la prohibition arbitraire du vapotage nicotiné depuis 2009. Tandis qu'au Royaume-Uni, près de 6% de la population est passé de la cigarette au vapotage observe le quotidien zurichois. "Le secteur bénéficie des recommandations du ministère de la Santé britannique. Celui-ci conseille fortement aux fumeurs de passer au vapotage car il est significativement moins nocif que les cigarettes traditionnelles", souligne le journal. 

Une situation qui contraste fortement avec la protection de la situation actuelle par les lobbys anti-vape en Suisse. "Selon Thomas Beutler de l'Association de prévention du tabagisme en Suisse (AT-Suisse), il n'existe pas d'étude significative à long terme sur les effets négatifs du vapotage sur la santé", mentionne la Tages Anzeiger.

Que va faire Big Tobacco ?

Du côté d'Insmoke, Stefan Meile se réjouit des perspectives de développement. Mais il reste sur ses gardes. "Les grandes compagnies de tabac vont bientôt apporter leurs e-cigarettes sur le marché suisse, avec un budget marketing élevé", prévient le président de l'Association indépendante des professionnels de la vape suisse (SVTA). Un porte-parole de Japan Tobacco confirme travailler sur le dossier. En Allemagne, le cigarettier genevois a opté pour une stratégie de dénigrement contre le vapotage, y compris par campagnes publicitaires.

Alors qu'aucune restriction sur l'âge de vente des cigarettes n'existe au niveau fédéral, l'administration a convoqué une table-ronde le 6 juillet dernier pour restreindre la vente des produits de vapotage. Les professionnels indépendants de la vape étaient bien isolés au milieu des lobbyistes des cigarettiers à ce meeting de l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et vétérinaire (OSAV), qui a évité d'y convier les représentants des vapoteurs. Selon le Tages Anzeiger, aucun résultat n'est ressorti de la réunion. "Ils veulent se revoir en septembre".


samedi 23 juin 2018

L'administration Suisse prépare son Yalta du vapotage avec les cigarettiers sans les usagers

Au nom de la protection des jeunes, les services d'Alain Berset s'apprêtent à livrer les vapoteurs helvétiques aux cigarettiers dans une sorte de Yalta Suisse de la vape. L'Office fédéral de la Sécurité Alimentaire et des affaires Vétérinaires (OSAV) annonce, dans une mise à jour du 18 juin de sa page consacrée au vapotage, inviter "les acteurs de la branche à une table ronde début juillet". D'après nos renseignements, seuls sont conviés à ce rendez-vous pour s'entendre sur le vapotage: les grands cigarettiers et quelques professionnels indépendants. L'initiative des bureaucrates bernois suit, en en reprenant les termes, l’interpellation au début du mois du Conseiller aux Etats Joachim Eder.

Le Conseil Fédéral "est-il disposé à organiser une table ronde avec l'industrie du tabac et le commerce des produits du tabac en vue d'étendre l'autorégulation de la branche aux nouveaux produits et de convenir avec le commerce d'un âge minimal de 18 ans pour la remise de produits du tabac et de cigarettes électroniques?", demande Joachim Eder au Conseiller fédéral Alain Berset, en charge du domaine de la santé. Celui-ci n'aura pas eu le temps de répondre officiellement que son administration s’exécute déjà. Promptitude exceptionnelle dans la capitale helvétique.

L'alliance des anti-tabac et des cigarettiers

Joachim Eder, qui siège au Conseil d'administration d'une entreprise pharmaceutique avec la Conseillère nationale ultra anti-vape Ruth Humbel, cache à peine avoir préparé son interpellation en bonne intelligence avec les cigarettiers. Japan Tobacco se déclare évidemment enthousiaste. "Nous sommes tout à fait ouvert à un tel dialogue et un régime de protection des jeunes intra-industrie", affirme Kevin Suter chargé de communication de Japon Tobacco International (JTI) au quotidien gratuit suisse-allemand 20 Minuten"Voici une entreprise responsable envers la protection des mineurs", commente Joachim Eder, dans le même article. Le tout est d'avaler que le vapotage est un danger pour les jeunes tandis que la vente de cigarettes, sans restriction d'âge au niveau fédéral et fumées par un tiers des 15-24 ans, est un acte "responsable envers la protection des mineurs".

Les usagers écartés par les autorités

La couleuvre est grosse, mais l'entente entre lobby du tabac et soi-disant anti-tabac sur le dos des vapoteurs, bien assaisonnée d'enfumage par les médias mainstreams, semble réussir à la faire passer. L'OSAV va donc orchestrer le partage de la vape avec les grands cigarettiers et, pour faire bonne figure, quelques représentant de l'association des professionnels du vapotage indépendants (SVTA). Les usagers, eux, semblent avoir tout loisir d'attendre un hypothétique rendez-vous. Dialoguer avec les principaux concernés ne semble pas une priorité de l'administration Suisse. Ah oui, n'oublions, tout ça se fait au nom de la défen$e des jeunes en voulant les priver d'un moyen d'éviter de fumer... 



lundi 21 mai 2018

Vapecon 2018: brefs retours sur les débats et des infos suisses sorties à l'occasion

Le Dr Reto Auer et le Pr Riccardo Polosa
Ce week-end s'est tenue la Vapecon au Palais des Congrès de Bienne. Le salon, plus petit que ses grands frères Vapexpo français ou Vapitaly, accueillait des conférenciers scientifiques de premier plan le samedi, tandis que le dimanche était réservé à une discussion sur la nouvelle situation post-prohibition en Suisse. Brefs retours malgré que j'y ai égaré mon bloc notes...

Le Pr Riccardo Polosa, de l'Université de Catania et membre de la Ligue Italienne Anti-Fumée (LIAF), a présenté un ensemble de recherches sur les effets du vapotage. Les arrêts de la cigarette suivi d'une amélioration des problèmes respiratoires, y compris pour des personnes souffrant d'asthme, font partie des effets les plus saillants. Le Pr Konstantinos Farsalinos, de l'Université de Patras, a pour sa part décrypté les biais ou erreurs manifestes d'une série d'études alarmistes sur le vapotage. Erreur méthodologiques, dont celle des vaporettes poussées bien au-delà de la puissance d'utilisation prévue et courant pour le modèle de l'étude, ou énigmes sur la manière dont les résultats irréalistes ont été obtenus, étaient au menu d'un échantillon d'études erronées assez inquiétant concernant la qualité des publications scientifiques.

Une étude sur le sevrage à l'aide de la vape en Suisse

Pour sa part, le Pr Reto Auer, de l'Université de Berne, a présenté le projet d'étude clinique ESTxENDS (Efficacy, Safety and Toxicology on Electronic Nicotine Delivery Systems) qui va débuter dans les semaines à venir en Suisse. Plus de 1'200 fumeurs désirant arrêter de fumer vont être suivis, les uns utilisant des vaporettes et des liquides nicotinés en plus de conseils d'arrêt tabagique, les autres avec les seuls conseils, sur six mois. Des mesures toxicologiques évalueront l'évolution des niveaux de toxines présentes chez les participants au long de l'étude. [édité 24.05.2018] En teasing, on peut annoncer que plus de détails seront présentés dans un article pour le très prochain numéro du Bulletin de Sovape, auquel vous pouvez vous abonner gratuitement.

Sur nos monts

Le dimanche était consacré à la situation Suisse avec les représentants romands et suisse-allemands de la SVTA, l'organisation des professionnels de la vape, et de Helvetic Vape, l'association des usagers, modéré par Phil Scheck, le fameux revieweur Youtube. De part et d'autre, on se réjouit de l'abolition de la prohibition illégale de vente des liquides nicotinés après neuf ans de régime sec en Suisse. Pour autant, les contours de cette légalisation forcée par la justice ne sont pas encore clairs, l'administration n'ayant visiblement pas compris, ou n'ayant pas envie de comprendre, les termes même du jugement. 

Jugement avec effet immédiat pas encore appliqué !

Phil Scheck, Marc Szeemann, Olivier Théraulaz, Stefan Meile, Nicolas Michel
Bien que le verdict rendu le 24 avril s'applique avec effet immédiat, aucune directive ne semble encore avoir été donnée aux douanes qui ont bloqué certains colis de liquides nicotinés pour des professionnels, d'après des témoignages recueillis par la SVTA. Olivier Théraulaz, le président d'Helvetic Vape, a annoncé l'envoi imminent d'une lettre à l'administration pour avoir des précisions explicites concernant les dispositions prises pour respecter le rendu de justice. Les galimatias publiés sur le site de l'OSAV étant au mieux n'importe quoi, tant au niveau légal que sur les explications techniques qui frisent le ridicule [message aux débutants: ATTENTION, pour éviter un accident, ne suivez surtout pas les indications techniques des sites de l'OSAV et de l'OFSP !].

Une opportunité et un défi

Même si les détails adminsitratifs ne sont pas éclaircis, Nicolas Michel de la SVTA voit dans la légalité de vente des liquides nicotinés une opportunité de développement pour la vape mais aussi un défi pour les boutiques spécialisées dans le nouvel environnement qui va se mettre en place. Pour le vendeur lausannois, se reposer sur la niche commerciale des vapoteurs déjà convertis ne sera pas pérenne et impose aux boutiques d’affûter leurs conseils aux fumeurs pour sortir du tabagisme à l'aide du vapotage afin d'attirer et étendre la clientèle. Développer une culture de réduction des risques pour les boutiques en première ligne de l'aide à l'arrêt du tabagisme avec le vapotage, d'ors et déjà moyen le plus populaire utilisé pour cela par les fumeurs suisses, est la clef de développement de la branche.

Les risques du vapotage

Articuler des formations spécifiques, peut-être même avec les milieux de la santé, pourrait être un apport de premier choix dans cette perspective. Mais l'ombre d'une assimilation du vapotage au tabagisme dans la future Loi Tabac (LPTab), sur laquelle Helvetic Vape a fait une prise de position argumentée lors de la consultation publique, pourrait évidemment freiner un tel développement en restreignant massivement les possibilités de communiquer pour les professionnels de santé, de vape évidemment, mais aussi les usagers, notamment sur les réseaux sociaux. Cette assimilation interdirait aussi de fait de pouvoir tester, goûter et recevoir des instructions pratiques en boutiques par l'interdiction de vapoter dans les lieux publics, au même titre que le tabagisme. 

Une assimilation d'un produit sans combustion ni tabac au tabagisme dont la seule logique semble la défense du tabagisme, ou de ceux qui en vivent indirectement. Les opposants aux vapotage pourraient d'ailleurs prendre des initiatives au niveau des cantons pour restreindre le droit d'arrêter de fumer à son aide. Une première motion inquiétante en ce sens a été déposée au Grand Conseil vaudois en mars, sans avoir consulté les usagers ni les professionnels.

La salle a eu l'occasion de poser des questions aux intervenants dans des échanges stimulants. Il serait long de tout détailler ici. Surveillez la chaîne de Phil Scheck, si la prise de son le permet, il mettra des vidéos des conférences et débats. L'ambiance générale du salon était très sympa avec un bon panel de stands, de matériel et de liquides, notamment des découvertes locales. Mais des commentateurs plus calés que moi feront probablement des retours plus précis sur ce volet... 

Bonus track [Parental advisory explicit lyrics]

Un sujet du journal de la Télé locale Bielingue avec une brève apparition de votre dévoué ...


vendredi 27 avril 2018

Suisse: le Tribunal Administratif Fédéral invalide la prohibition des liquides nicotinés [MàJ]

Les usagers et les professionnels du vapotage en Suisse le clamaient depuis de nombreuses années. Mardi, le Tribunal Administratif Fédéral (TAF) l'a confirmé dans son verdict: la prohibition de vente des liquides nicotinés n'est pas valide légalement. "Avec la décision du Tribunal Administratif Fédéral de mardi, les liquides de vapotage avec nicotine peuvent être vendus et importés en Suisse", explique Judith Deflorin, chef du département d'accès au marché de l'Office fédéral de la Sécurité Alimentaire et Vétérinaire (OSAV) à l'émission 10 vor 10 de la SRF, la télévision suisse-allemande. La décision d'interdire le vapotage nicotiné était contestée depuis novembre 2015 devant le TAF. 

En vente dés ce lundi

Trois parties avaient déposé recours, dont l'association d'usagers Helvetic Vape déboutée pour absence d'intérêt digne de défense. Les deux autres recourants, Stefan Meile de la société InSmoke et Ric Daniel d'E-Smoking, ont donc reçu justice après une procédure de près de deux ans et demi. Le premier, également président de l'association des professionnels de vape suisse (SVTA), annonce être prêt à livrer 10'000 fioles dés lundi. Le second a mis en ligne sur son site un premier article nicotiné, mais en rupture de stock, il n'est pas encore possible de l'acheter.

[add 28.04.2018] 
"Il est gratifiant que le Tribunal administratif fédéral ait annulé l'interdiction vicieuse. Les liquides contenant de la nicotine sont librement disponibles et réglementés dans tous les pays de l'UE. Dans l'intérêt de la minimisation des dégâts, il s'agit d'un signal important à Berne pour réduire la consommation de tabac et ses effets néfastes sur la santé publique", explique Stefan Meile sur le site d'Insmoke. "Le verdict permet de débuter immédiatement la vente de liquides contenant de la nicotine à condition que les exigences légales du principe du Cassis de Dijon soient respectées", précise le site. Le principe du Cassis de Dijon fait que tout produit déjà homologué dans un pays de l'Union Européenne peut être importé et mis en vente en Suisse. "Nous avons enregistré tous nos produits dans l'UE. La production est déjà lancé et lundi, un premier produit sera sur le marché Suisse", poursuit Stefan Meile. [/add]

Une honte de santé publique

La décision n'a pas encore été publiée par le TAF et les détails restent encore floues. Nous essaierons de préciser les choses dés que possible. Ce qui est sûr est que l'administration fédérale peut s'opposer à la décision du tribunal dans les 30 jours après le verdict. Une possibilité de porter l'affaire au cran supérieur du Tribunal Fédéral que l'administration d'Alain Berset étudie actuellement, selon le site de la télévision SRF. 

Depuis 2009, la prohibition des liquides nicotinés à fortement pénalisé les fumeurs suisses désirant arrêter à l'aide du vapotage. Alors que le Royaume-Uni a vu son tabagisme décroître de plus de 20% durant cette période, cette décision a maintenu à l'identique le taux de fumeurs en Suisse. Potentiellement, près de 400'000 personnes ont été empêchés d'arrêter de fumer par cette prohibition. Alors que nous avons répété, sans écho dans les médias, depuis plus de quatre ans qu'elle était sans fondement, inique et délétère. Il est heureux que le Tribunal Administratif Fédéral ait eu la clairvoyance de l'invalider. 

Add. Le sujet vidéo (3 mn) de 10 vor 10 (SRF) - en allemand -.


mercredi 24 janvier 2018

Suisse romande: un professionnel de la vape atomise l'enfumage de la RTS

"On peut effrayer les gens sur n’importe quel sujet en disant presque la vérité, mais pas toute. Il suffit d’appliquer un traitement négatif. C’est ce que vous avez réussi au sujet de la vape vendredi". La lettre ouverte de Nicolas Michel  réagit au reportage du journal télévisé 19:30 du 12 janvier de la télévision romande RTS.  En 2 mn, la RTS avait déclenché une vindicte contre les professionnels du vapotage romands, accusés de pervertir les enfants avec des produits dangereux. Dans sa lettre, le porte-parole romand de l'Association indépendante des professionnels de la vape en Suisse (SVTA) pulvérise en quelques lignes les propos artificiellement anxiogènes assénés par le médecin cantonal fribourgeois Chung-Yol Lee dans un montage serré et sans contrepoint du 19:30. "L'eau est un solvant. Elle peut contenir des traces de métaux lourds. Et boire à la bouteille dans la rue pourrait re-normaliser l'alcoolisme", pastiche le tenancier de la boutique lausannoise Fumerolles. Il montre ainsi que l'on peut appliquer à l'eau les propos tenus sur le vapotage dénués de tout mise en perspective d'une échelle de dangerosité et de contextualisation.

Le "grand problème" de la RTS

La rédaction de la RTS en fera t-elle un sujet d'alerte sur la propagation du monoxyde de dihydrogène parmi les jeunes avec des techniques de marketing jouant sur l'attractivité des couleurs et des arômes de sirops ? On peut s'attendre à tout. Aux plaintes du public romand sur ce reportage, digne des plus belles années de la télévision soviétique, Alain Hertig, rédacteur-en-chef adjoint de la rubrique actualité, a rappelé que "le grand problème" avec le vapotage est qu'il ne tombe pas "sous le coup de la loi sur les produits pharmaceutiques". Prépare t-il son CV pour briguer une place de chargé de comm' chez Novartis ou voulait-il illustrer sa totale incompétence sur le sujet ? Mystère. 

Moins taquin que moi-même, Nicolas Michel souligne que le soi-disant "grand problème" de contrôle de qualité des liquides à vapoter n'existe que dans la tête du rédacteur-en-chef adjoint. "En Europe, suite à la TPD (directive sur les produits du tabac) chaque e-liquide vendu doit faire l’objet d’une notification. C’est ainsi que 89’000 e-liquides ont été analysés en laboratoire, créant un nouveau segment de marché sans pour autant diminuer les cas d’intoxications qui n’existaient déjà pas avant. Il est donc possible de les analyser tous, et ils le sont", rappelle factuellement le professionnel du vapotage.

La pluralité d'opinion en mode pensée unique

Contre le mensonge de la RTS présentant l'avis discutable du Dr Chung-Yol Lee comme l'unique vérité scientifique, le représentant de la SVTA rappelle les rapports scientifiques sur le sujet. "Les méta-analyses existantes sur la vape concluent à une réduction des risques d’au moins 95% et à l’absence d’effet passerelle", souligne Nicolas Michel, se référant implicitement aux travaux du Public Health England (2015), du Royal College of Physicians UK (2016), de l'Université de Victoria au Canada (2017) et au rapport américain mandaté par l'organisation Truth Initiative (2017).

Même en Suisse des professionnels de santé se prononcent en faveur de l'outil de minimisation des méfaits. Bien que la RTS ait été le seul média mainstream a la black-outé, la Fédération des professionnels des addictions a pris position en novembre dernier pour ré-orienter la politique sur le tabagisme et y intégrer le pilier de la réductions des risques, le vapotage se présentant comme l'outil actuellement le plus probant. De nombreux tabacologues de terrain en Suisse constatent l'efficacité de la vape (Dr JP Humair, des HUG), réfléchissent à son rôle de santé publique (Pr JF Etter de l'Institut de santé globale de l'Université de Genève), et la prennent en considération dans leur approche (Dr Jacques Cornuz de la Policlinique de Lausane).

Cacher l'échec de la voie de l'abstinence

Il est vrai qu'à l'opposé le lobby de la pharma et les tenants de l'abstinence, seules voix autorisées au JT de la RTS à ce sujet, cultivent doute et peur envers le vapotage, convaincant ainsi les fumeurs de se maintenir dans le tabagisme. Le rédacteur de la lettre ouverte à la RTS le note. Le reportage a non seulement salit l'image du vapotage mais passe sous silence le massacre humain du tabagisme auquel il s'oppose. "Malgré des décennies de luttes anti-tabac, environ 30% de la population Suisse fume. La lutte contre le tabac est un échec. (...) Interdire aux jeunes fumeurs l’accès au moyen le plus efficace pour arrêter de fumer ne protège pas les jeunes, cela protège le tabac". La RTS osera t-elle faire un travail de journalisme honnête sur le sujet? Parait-il qu'elle est garante de la liberté d'expression, de pluralité d'opinion et d'information de qualité. Cela devrait donc couler de source...



lundi 13 novembre 2017

Malgré les menaces, les dons de nicotine se généralisent aussi en Suisse-allemande

L'interdiction de vente des liquides à vapoter avec nicotine est toujours de rigueur en Suisse. Ce matin, le Tagblatt, quotidien de Saint-Gall, revient sur cette situation qui pousse "les vapoteurs en zone grise". Si la vente est interdite, la possession et la consommation sont légales. Les vapoteurs suisses peuvent aller à l'étranger ou commander des liquides nicotinés par internet. "Notre enquête montre qu'il existe également des revendeurs ingénieux en Suisse qui contournent l'interdiction avec des solutions créatives. Cela se passe comme suit: Le client achète légalement des liquides sans nicotine au magasinMais le vendeur a encore un cadeau pour le vapoteur: Gratuitement, il enrichit le liquide avec un soupçon de nicotine", explique Dominik Weingartner, du quotidien suisse-allemand. 

Interdiction sans fondement juridique, mais menace de punition

Phil Scheck, célèbre reviewer, confirme que la pratique, déjà usuelle en Romandie, est aussi "devenue courante" outre-Sarine. Membre de Helvetic Vape, il rappelle que l'association des usagers du vapotage avait demandé un avis de droit sur la question en 2015 à M° Jacques Roulet. "Il est arrivé à la conclusion que l'interdiction des liquides nicotinés était intenable juridiquement", résume le quotidien. Autre sentiment du côté du chimiste cantonal de Bâle-Ville, Christopher Hohl estime illégaux à la fois la vente et le don de liquides nicotinés pour arrêter de fumer à l'aide du vapotage. "Lorsque nous rencontrons des liquides contenant de la nicotine, nous les punissons", gronde le fonctionnaire rhénan.


Jusque-là, il semble qu'aucun cas de poursuite pénale n'ait été entamée, malgré les menaces de M. Hohl. Une escalade répressive contre un moyen de sortir du tabagisme serait peu compréhensible. Les mêmes autorités, ayant interdit la vente de vapotage nicotiné, ont autorisé la mise sur le marché des cigarettes chauffées de Philip Morris, BAT et Japan Tobacco. Des produits pour lesquels les études scientifiques indépendantes sont très rares voire inexistantes. 

D'ors et déjà, l'entrave fédérale fait le jeu des cigarettiers et autres vendeurs de médicaments pour fumeurs, du Champix à la chimiothérapie. Les difficultés d'accès à des liquides nicotinés pour les fumeurs passant au vapotage augmentent leur risque de rechute quand cela ne les empèche pas tout simplement d'essayer. "Cela repousse les gens vers la cigarette ou à les autres produits plus nocifs des grandes compagnies de tabac", souligne Stefan Meile, directeur d'Insmoke une entreprise locale de produits de vapotage. 


Recours qui cours et loi qui stagne

Egalement président de la Swiss Vape Trade Association (SVTA), il a déposé un des deux recours toujours pendants devant le Tribunal Administratif Fédéral (TAF) en décembre 2015. Contestant l'interdiction administrative de vente de liquides nicotinés, les recours s'appuient notamment sur le principe de Cassis de Dijon pour faire valoir une discrimination injuste et absurde contre les producteurs de liquides à vapoter helvétiques. Agacé par l'attente exagérément longue, Stephan Meile espère tout de même une décision positive. 

A défaut, le monde de la vape suisse devra patienter pour une éventuelle légalisation dans le projet de loi sur les produits du tabac (LPTab), dont la première mouture assimilait le vapotage au tabagisme mais a été retoquée au parlement. L'office Fédéral de la Santé Publique (OFSP) devrait sous peu présenté une seconde version, à espérer plus conforme aux demandes exprimées par les élus. Même si pour le moment, les fonctionnaires bernois ne se sont toujours pas souciés de prendre l'avis des usagers sur la question...

samedi 17 juin 2017

[Suisse] La SVTA reçue par l'OFSP pour l'élaboration du nouveau projet de LPTab

Les bureaucrates bernois ont-ils évolués? Hier 16 juin, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a reçu Stefan Meile, représentant de la Swiss Vape Trade Association (SVTA). Revirement notable alors que les services d'Alain Berset avaient totalement méprisés le monde de la vape, tant usagers que professionnels, pour élaborer le premier projet de Loi sur les produits du tabac (LPTab) ayant abouti à son renvoi par les deux chambres fédérales. L'association des professionnels de la vape Suisse communique sur son site un bref compte-rendu de la rencontre dans l'optique de préparer un nouveau projet de LPTab, qui devrait être soumis à consultation publique d'ici la fin de l'année, et la place du vapotage. 

Un premier point sur lequel l'administration ne veut pas évoluer. L'OFSP refuse catégoriquement d'envisager de réglementer la vape au sein de la Loi sur le denrées alimentaires et produits usuels. Position "surprenante" alors que ce serait pourtant, d'une part la place naturelle de ce produit sans tabac ni combustion, et d'autre part conforme à la volonté exprimée par le parlement de ne pas assimiler le vapotage au tabac. 

Eviter la catastrophe d'un clone de TPD

Malgré tout, la SVTA a fait valoir qu'une copie conforme en Suisse de la directive européenne TPD serait "catastrophique pour la santé publique et le marché, ainsi que pour les membres de l'association". Au minimum, l'association présidée par Stefan Meile souhaite éviter la limitation à 10 ml des fioles de liquide, dont rien ne soutient la pertinence, ainsi que la restriction tout aussi incohérente à 2 ml des réservoirs des atomiseurs. Contre la stratégie de monopolisation du marché par les multinationales, le regroupement de petits indépendants réclame l'absence d'obstacle administratif qui ferait le jeu des grands cigarettiers. Les mesures comme une période d'arrêt de 6 mois, ou la multiplication des enregistrements des appareils font partie de cet arsenal de la "guerre des normes" que les cigarettiers ont réussi à imposer en Europe (et a fortiori aux USA).

Au tour des usagers ?

"C'est un pas en avant que notre opinion ait été entendue. Lors du premier projet, nous n'avions pas été pris en compte", estime Stefan Meile. La SVTA reste cependant sur ses gardes, notamment sur une éventuelle taxe anti-vape. Du coté des usagers, l'association Helvetic Vape n'a pas encore été reçue par Michael Anderegg, responsable à l'OFSP de l'élaboration de la LPTab. Mais il semble que le Conseil fédéral soit favorable à ce que les usagers soient cette fois entendus. Leur audition en mars 2016 devant la Commission santé du Conseil aux Etats (CSSS-E) avait fait forte impression. Même au Conseiller fédéral Alain Berset exceptionnellement présent ce jour-là, nous a t-il été rapporté de source parlementaire.

Le TAF n'avance pas

Par ailleurs, la SVTA rapporte que le Tribunal administratif fédéral (TAF) de Lausanne lui communique ne pas avoir avancé sur son recours déposé en novembre 2015 contre l'interdiction de vente de liquide nicotiné de l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et vétérinaire (OSAV). Le TAF fait valoir que le cas est complexe. L'instruction a été close depuis plusieurs mois...

mardi 28 février 2017

[Expresso] La vape bâloise se met aux dons de nicotine, selon Barfi.ch

La Suisse-allemande suit les pas de l'exemple romand. Les dons de nicotine pour contourner l'interdiction de vente de liquides à vapoter nicotinés semblent se généraliser aussi outre-sarine. Nicotinage en cadeau sous le comptoir de magasins, échange de "bons plans" pour en dénicher à l'étranger et autre combines pour pouvoir arrêter de fumer à l'aide du vapotage se multiplient à Bâle, selon un article du site Barfi.ch. "Pourquoi exactement la nicotine est considérée comme problématique, on ne sait pas. N'importe qui peut en obtenir dans n'importe quel kiosque en quantité illimitée, sous la forme la plus nocive qu'est la cigarette", souligne le journaliste Jonas Egli.

Pourtant, comme ailleurs, la quasi totalité des vapoteurs sont des ex-fumeurs ou parfois encore fumeurs. Le milieu bâlois de la vape ne cache pas son agacement face aux pratiques répressives des autorités. "La solution semble un rêve lointain pour les clients et les magasins locaux se sentent frustrés. On peut imaginer le lobby du tabac ou l'administration derrière ce sale coup. Ou les deux", relate le Barfi. En plus de favoriser le tabagisme actuel, cette interdiction de vente des liquides nicotinés donne le temps à l'industrie cigarettière de se retourner. Les intérêts financiers semblent prendre le pas sur l'intérêt de santé publique et de la réduction des risques.

Auto-soutien de santé publique

Les vapoteurs développent l'auto-soutien pour "compenser la mauvaise réglementation de leur produit", explique Jonas Egli. Du côté des professionnels, l'association SVTA plaide pour la légalisation. "Il n'existe toujours pas de limite d'âge pour les cigarettes dans quatre cantons. Même les bébés peuvent s'en taper, mais les "vapoteurs" adultes ne peuvent pas y acheter de nicotine. Personne ne peut nier le complet non-sens", appuie le journaliste bâlois. 

Si l'article témoigne de manière intéressante de l'évolution des pratiques sur le terrain de la ville rhénane, il n'est pas exempt de quelques erreurs. Contrairement à ce qu'il affirme, la loi sur les produits du tabac (LPTab) ne rentrera pas en force l'an prochain. Déjà largement en retard sur l'agenda annoncé, les services du Conseiller fédéral Alain Berset doivent reprendre le projet après son retoquage au parlement. Trois ans, si ce n'est plus, pour son entrée en vigueur est un délai plus réaliste. Ceci accroît l'urgence du problème que souligne l'article. Ajoutons que la légende urbaine, propagée par des médias douteux, de l'antigel dans les liquides à vapoter est ridicule.


mercredi 21 décembre 2016

[Expresso] La Commission fédérale tabac veut taxer les vapoteurs et interdire aux médecins d'aider leurs patients à arrêter de fumer

"Les autorités sanitaires ne doivent pas recommander
le vapotage pour le sevrage tabagique"
 Lucrezia Meier-Schatz préside la CFPT
Interdire aux médecins Suisses d'aider leurs patients à arrêter de fumer à l'aide du vapotage. Interdire toute forme de promotion de la vape. Et taxer ces produits sans tabac ni combustion comme les cigarettes. Juste avant les bonnes résolutions de fin d'année, la Commission fédérale de prévention du tabagisme (CFPT) réitère sa charge anti-vape. Sans avoir pris la peine de répondre ni à la lettre ouverte de l'association d'usagers Helvetic Vape, ni aux objections de l'association indépendante des professionnels de la vape suisse (SVTA), l'organe consultatif a communiqué ce mercredi aux médias mainstreams ses recommandations anti-vapotage déjà publiées fin septembre. 

La Commission présidée par Lucrezia Meier-Schatz affirme qu'il n'est "pas possible d'estimer avec exactitude dans quelle mesure la substitution totale des cigarettes ordinaires par les électroniques entraînerait une réduction relative des risques". Cet avis a volontairement exclu les rapports scientifiques du Public Health England, du Royal College of Physicians britannique qui ont évalué cette réduction des risques et dommages à au moins 95%. Celui récent de Truth Initiative, principale association américaine anti-tabac, s'est appuyé sur près de 700 études scientifiques publiées pour confirmer une réduction des risques massive et indéniable pour les fumeurs passant au vapotage. Même le rapport, présenté de manière alarmiste de l'US Surgeon General, reconnait la réduction des risques du passage au vapotage pour les fumeurs.

Aider ses patients à arrêter de fumer? Verboten!

Pour leur part, Jacques Conuz, Jean-Paul Humair, Rodrigo Tango, Carole Clair et Isabelle Jacot Sadowski concluaient en août 2015 que "la sécurité à court terme de la cigarette électronique est bien démontrée mais pas encore à long terme ; si elle existe, sa toxicité est probablement très largement inférieure à celle du tabac", dans la Revue Médicale Suisse. Ces médecins pourront-ils encore aider des patients à arrêter de fumer à l'aide du vapotage à l'avenir? La Commission espère bien leur imposer le silence: "Les autorités sanitaires doivent enfin s'abstenir de conseiller l'e-cigarette aux personnes désireuses d'arrêter de fumer".

La Commission soutient la taxe "Philip Morris"
Plus de maladies, plus de chiffre d'affaire
pour les assurances-maladies?

En plus de la censure des médecins, la Commission fédérale soutient aussi le projet de la taxe "Philip Morris": imposer les produits sans tabac de la vape au même taux que les cigarettes. Le cigarettier vaudois voit d'un mauvais œil ses ventes reculées devant l'exode des fumeurs vers le vapotage. Il revendique une taxe punitive sur ce nouveau concurrent à même hauteur que celle sur ses produits. Ce qui ferait doubler les prix des produits de vapotage en Suisse. Un projet que l'Union Européenne a déjà mis en consultation, y glissant en même temps la nouvelle cigarette iQos de tabac chauffé-non-brulé de Philip Morris.

Le principe de réduction des risques occulté

Cet ahurissant soutien au tabagisme de la part de la CFPT n'a pas éveillé la curiosité des médias malgré plusieurs critiques publiques à son égard. "Le principe de réduction des risques et des dommages est un pilier incontournable des politiques de lutte contre les addictions. Or, vous l'ignorez dans votre prise de position", remarquait Olivier Théraulaz, président de l'association Helvetic Vape, dans une lettre ouverte à la CFPT début octobre. La Commission n'a fait aucune réponse à ces questions de fonds. Rien non plus sur les remarques critiques de l'association SVTA sur plusieurs faits avancées sur lesquels des études scientifiques contredisent précisément les affirmations de la CFPT. 

Une Commission ridiculisée par elle-même

Dans son avis, la Commission a justifié son refus de lire les rapports scientifiques britanniques au prétexte d'une lettre anonyme accusant des chercheurs d'avoir des liens avec l'industrie du tabac. Des affirmations sans preuve qui ont conduit entre autres le Times a se rétracter, retirer ses articles et présenter ses excuses aux cinq scientifiques injustement calomniés par le corbeau qui lui a servi de source pourrie. A cette culture de l'obscurantisme scientifique, la CFPT y ajoute une totale méconnaissance de l'état du marché suisse. Contrairement à ses fantasmes, aucun produits de vapotage de cigarettiers - une douzaine dans le monde sur les plus de 25'000 existants - n'est commercialisé. Le mépris des usagers parachève cette caricature d'avis qui ridiculise la fonction de la Commission fédérale de prévention du tabagisme. De quoi soulever, sur les réseaux sociaux, l'interrogation du public sur la composition et les objectifs réels de cette Commission consultative.

lundi 7 novembre 2016

[Expresso] C. Lusser dans le Blick: L'interdiction de la vape nicotinée favorise le tabac

Les Squape sont des atos Suisses de renommée mondiale. Pourtant, Christian Lusser, leur créateur interviewé dans le Blick de dimanche, arrive juste à faire tourner son entreprise avec quatre employés. Cause de cette stagnation dans un secteur en plein boom mondial? En Suisse, les liquides à vapoter nicotinés sont interdits de vente. Un frein pour bon nombre de fumeurs à passer au vapotage. Aux yeux du moddeur, cette prohibition est bénéfique à "l'industrie du tabac et l'industrie pharmaceutique". "Si le vapotage avec nicotine est autorisé, le nombre de fumeurs va fortement diminuer. Les méfaits et les séquelles du tabagisme vont chuter et les pharmaceutiques vendront moins, notamment des sprays et des patchs nicotinés», explique Christian Lusser.

L'entrepreneur de 37 ans, qui met un point d'honneur à fabriquer ses créations totalement en Suisse, redoute aussi le projet de Loi sur les produits du tabac (LPTab). En assimilant le vapotage au tabac, le message de santé publique sur la réduction des risques de la vape sera brouillé pour les fumeurs. Mais aussi, une taxe sur le vapotage à même hauteur que le tabac est insensée. "Il n'y a pas de tabac dans le vapotage. Est-ce que le Rimuss [apéritif sans alcool à base de raisin] ou le Sauser [le bourru, cidre à moins de 1°] sont taxés comme l'alcool?", observe le résident d'Altdorf. Il serait prêt à rencontrer le Conseiller fédéral en charge de la santé pour en discuter. "Alain Berset aide le lobby du tabac, mais il ne s'en rend probablement même pas compte". 

mercredi 12 octobre 2016

[Expresso] Swiss Vaping Days à Montreux (Suisse) les 22-23 octobre

"Vape on the water, a cloud in the sky". Ce sera le refrain modifié du week-end des 22 et 23 octobre au Casino de Montreux, sur les rives du lac de Genève, tel que le chante Deep Purple. Première rencontre sur le vapotage en sol helvétique, les Swiss Vaping Days accueillent des exposants de tout horizon, tandis que des débats animés par des scientifiques, médecins, usagers et professionnels se tiendront dans la salle de conférence du lieu. Quelques infos sur le salon à l'entrée gratuite mais pour lequel on peut se pré-inscrire. Histoire de se mettre l'eau à la bouche d'un événement auto-financé et basé sur la passion de ses initiateurs. Qui proclament que la "vape est plus qu’un outil de sevrage tabagique, c’est une vraie révolution sociétale, une alternative au joug de Big Tobacco et Big pharma!"

Des moddeurs à l'heure Suisse

Les stands des moddeurs artisanaux de Suisse, France et Italie seront probablement très courus par les vapoteurs les plus «geek». Créateurs de petites séries de matériel soigné et original, régal pour les yeux et trésor d'ingéniosité, les moddeurs constituent une sorte d'avant-garde technique du domaine. A leur côtés, des distributeurs présenteront les derniers modèles de marques plus courantes et probablement plus accessibles pour des non-initiés qui voudraient découvrir les plaisirs de la vape. Au hardware s'associe évidemment les liquides. Là aussi, marques de grande diffusion et producteurs d'arômes sortant des sentiers battus rivalisent de trouvailles gustatives. Vous pouvez voir la liste des exposants, communiquée par les Swiss Vaping Days sur leur Facebook, en fin d'article...

La vape: la science de l'usage

En bordure du salon, la salle de conférences accueille une série de présentations et débats. Une discussion ouverte entre usagers sur le principe de plaisir à la racine du vapotage ouvrira les débats le samedi à 11h. Le principe de réduction des risques sera ensuite présenté par Jean-Félix Savary, spécialiste romand au Groupe d'études sur les addictions (GREA), associé au Dr Jacques Le Houezec, figure française de la connaissance des usages du vapotage contre le tabagisme et membre de la plateforme Sovape.

Avant les présentations de trois figures incontournables de l'aide concrète aux fumeurs pour sortir du tabac en Suisse. L'inestimable Pr Jean-François Etter, de Stop-tabac.ch et de l'Institut de santé globale de l'Université de Genève, discutera en français de la théorie de la passerelle. Une analyse des fondements méthodologiques de ces thèses au carrefour de la philosophie des sciences et de question de santé publique. Points de vue locaux de praticiens avec les présentations du Dr Jacques Cornuz, de la Polyclinique médicale de Lausanne, et du Pr Jean-Paul Humair, du Cipret de Genève. On notera que les barons suisses de l'anti-tabac abstrait ont préféré décliner l'invitation et se sevrer des discussions de ces rencontres. Ils ne pourront donc pas visionner sur grand écran l'excellent documentaire Beyond the Cloud à 18h.

Le dimanche débutera avec un point sur la situation Suisse avec Olivier Théraulaz, président de l'association d'usagers Helvetic Vape, Stefan Meile, dirigeant de l'association des professionnels suisse de la vape SVTA, et moi-même, pas président du tout de ce blog. Des invités internationaux, Claude Bamberger de l'Aiduce (France), Hanz Holy de l'IG-ED (Allemagne), nous éclaireront avec Olivier Théraulaz sur l'impact de la directive européenne (TPD) pour les vapoteurs. Avant une nouvelle projection de Beyond the Cloud en présence des réalisateurs du film Ghislain Armand, du Vaping Post, et son complice Sébastien Duijndam.
✩✩ Les SWISS VAPING DAYS annoncent la liste complète de leurs exposants participant à l'édition 2016!!! ✩✩
MODDEURS: - Titanide (FR) - Meka Mod (CH) - Swiss DIY (CH) - Sunbox (IT) - G-reverso (IT) - SEbox (IT) - Original Moddog (IT)
FABRICANTS E-LIQUIDES: - GaiaTrend/Alfaliquid (FR) - Excellium Juice (FR) - Fcuking Flava (MAL) - Officine Svapo (IT) - Masc (CH) - Foo (CH) - Tom's Liquid (CH) - Merlins (CH) 
FRANCHISES: - AlterSmoke (FR/CH) - FreeVape (FR/CH) - VapeShop (FR/CH) - High Creek (CH)
DISTRIBUTEURS: - US Vaping (US/FR)
✩ Marques présentes ✩ - StachSauce - The Originals - Cafe Racer - Bambam's Cannoli - Choops Liquids - SuperSoda - Verdict - OKVMI - Black Market - Ruthless - Naked - MVco - The Munchies - BoomBox - Banzai Vapors - Liquid Guys - Blend - Glas - The Fat Jewce - Craft Vapery - Elevate - Ethos - Vape7Daze - Bushido - Jazzy Boba - Kings Crest - One Hit Wonder - Samourai - Sacred - MFC Distribution - JD Tech  - Cotton Bacon - SVoëMesto - Paradigm - Vape Storm - Norbert - Atmomixani - Coil Master - Da Vinci Mods - Anonymous Mod- Sweetch Wholesale (CH) - Cloud Vapor - NicVape
AUTRES: - Paboo-Vap (Trailer Air Stream) - L'Atelier du cuir (Artisan étuis) - Joint the resistance (Coileur)
ASSOCIATIONS: - Helvetic Vape (Défense de la vape pour les usagers) - SVTA (Association des professionnels de la vape)
CLUBS DE VAPE: - Riviera Vape Club - "Le Club" Martigny - VapeClub Romand
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