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vendredi 16 mars 2018

Etude gag dans Plos-One: la vape ferait exploser le nombre de fumeurs même si la réalité montre l'inverse



Pénitence et châtiment contre les vapoteurs
Quand le réel ne correspond pas à ses attentes, le virtuel peut pallier aux fantasmes. L'équipe menée par Samir Soneji, démographe de l'Université de Dartmouth, a simulé selon le "modèle stochastique de Monte Carlo" l'impact sanitaire du vapotage sur la population. "Le modèle a estimé que 2'070 fumeurs de cigarettes âgés de 25 à 69 ans cesseraient de fumer en 2015 et resteraient abstinents pendant au moins 7 ans à partir de 2014. Le modèle a également estimé que 168'000 adolescents non fumeurs de 12 à 17 ans et de jeunes adultes âgés de 18 à 29 ans supplémentaires s'initieraient à fumer en 2015 et deviendraient éventuellement des fumeurs quotidiens de cigarettes entre 35 et 39 ans à travers l'usage d'e-cigarettes en 2014", résument les auteurs dans la revue PLoS-One. La balance entre risques et bénéfices est effrayante avec "1,55 millions d'années de vie perdus" pour la population, selon leur calcul. Les chercheurs en concluent donc que "l'utilisation de la cigarette électronique représente actuellement plus de préjudices que de bénéfices".

120 millions d'ados fumeurs sur 65 millions d'habitants selon cette simulation

Les conclusions reprisent telle quelle par le site francophone Pourquoi Docteur, qui montre décidément un certain talent pour dénicher les études les plus pourries méthodologiquement, a soulevé des doutes en Angleterre et en Allemagne. "Cette nouvelle "évaluation" est basée sur l'hypothèse bizarre que pour chaque fumeur qui utilise le vapotage pour arrêter, 80 non-fumeurs vont essayer de vapoter puis commencer de fumer. Cela va non seulement à l'encontre des données réelles disponibles, mais c'est aussi mathématiquement impossible. Rien qu'au Royaume-Uni, 1,5 million de fumeurs ont arrêté de fumer à l'aide du vapotage. La «modélisation» dans cet article suppose que nous aurions alors 120 millions jeunes devenus fumeurs [pour une population britannique totale d'un peu plus de 65 millons d'habitants]", pointe le Pr Peter Hajek, directeur de l'unité de recherche sur le tabac à l'Université Queen Mary de Londres, sur le site du Science Media Center.

La réalité infirme les théories de la passerelleA l'origine de ces résultats extravagants se trouvent deux présupposés arbitraires des chercheurs américains. "Modéliser des données est dépendant de manière cruciale des hypothèses initiales. Les auteurs font des hypothèses très spéculatives ici, en particulier sur l'effet «passerelle» chez les adolescents. Ils supposent que le vapotage conduit à fumer. Le problème, c'est que toutes ces données proviennent d'études qui ne prouvent rien de ce genre, et ils ignorent la possibilité que le vapotage puisse en réalité détourner les jeunes du tabac", souligne le Dr Lion Shahab, épidémiologiste à l'Université College de Londres (UCL). Alors que dans le réel, le tabagisme des jeunes américains est en chute libre depuis l'essor de la vape, atteignant le plus bas taux jamais enregistré, cette étude aboutit à la conclusion virtuelle et surréaliste d'une explosion de tabagisme adolescent à cause de la vape.

La négation du réel

Le second présupposé américain est l'extrême faible taux d'arrêt tabagique à l'aide du vapotage. "À mon avis, le choix des études par les auteurs pour justifier l'impact de l'utilisation du vapotage sur les taux d'abandon est plutôt biaisé. Dans au moins un cas, ils ont utilisé un document dont la méthodologie a déjà été fortement critiquée", relève le Dr Lion Shahab. Pourtant des analyses américaines plus sérieuses existent. Le récent bulletin de l'association Sovape en présente une du Pr Brad Rodu, sous l'oeil du Dr Philippe Arvers, montrant que les fumeurs s'aidant du vapotage ont au moins 1,43 fois plus de chance de succès que ceux empruntant une autre méthode d'arrêt. Une analyse de Daniel Giovinco, de l'Université Colombia de New-York , évaluait à 52% des vapoteurs américains a avoir arrêté de fumer en 2014-2015, les années prises en compte par la simulation de l'équipe de Samir Soneji.

Une étude-catastrophe sans science

Mais le chercheur de l'Université de Dartmouth a préféré des hypothèses aboutissant  évaluer à 2'070 arrêts tabagiques à l'aide du vapotage. Dans le réel, ce sont au moins 3,5 millions d'américains qui ont arrêté de fumer à l'aide du vapotage sur les 8,9 millions d'usagers en 2016. "Si vous faites des suppositions, une approche beaucoup plus raisonnable serait de supposer que le vapotage est au moins aussi efficace que des patchs ou des gommes. C'est ce que montre la meilleure preuve provenant d'essais contrôlés randomisés. Malheureusement, les auteurs de cette étude ont modélisé en utilisant de fausses hypothèses. Sans surprise, ils ont fini avec de mauvaises conclusions", déplore le Dr Lion Shahab. "Ce modèle ne reflète que les suppositions fausses qui y sont formulées. Commencer avec les hypothèses opposées générerait le résultat inverse. Ce n'est pas une manière de faire de la recherche scientifique", renchérit le Pr Peter Hajek.

"Ces hypothèses sont critiquables", Dr Ute Mons du DKFZ

En Allemagne aussi, on se montre dubitatif face à cette publication de PLoS-One. "Les hypothèses de cette étude peuvent certainement être critiquées car elles sont extrêmement pessimistes", déclare la Dr Ute Mons, directrice du Centre allemand de recherche sur le cancer (DKFZ) connu pour ses fortes réticences au vapotage, à die Zeit. Même Saskia Gerhard, la journaliste allemande de Zeit Online, s'étonne des a priori et lacunes absurdes de la publication américaine. "Le vapotage est significativement moins nocif que les cigarettes. Cet avantage de passer au vapotage n'est pas pris en compte dans l'étude. Dans le calcul des années de vie gagnées par les ex-fumeurs, les chercheurs incluent seulement ceux qui ont aussi arrêté le vapotage", relève Saskia Gerhard, qui a pris le temps de lire l'étude contrairement à son homologue française de Pourquoi Docteur. 

samedi 10 février 2018

Vape, pneumocoque, ERS et Philip Morris: Qui est infecté?

"Il n'y avait aucune différence du niveau de récepteurs du facteur d'activation plaquettaire (PAFR) au départ entre les 11 vapoteurs et les six personnes du groupe témoin". L'étude publiée par le journal de l'European Respiratory Society (ERS) a analysé des cellules épithéliales du nez de onze vapoteurs au long cours et celles de six personnes qui n'ont jamais fumé ni vapoté. Sur les onze vapoteurs exclusifs, depuis au moins trois mois et jusqu'à huit ans pour le plus ancien utilisateur, dix vapotent au quotidien, le dernier qu'une à deux fois par semaine. Les concentrations en nicotine de leurs liquides vont de zéro à 24 mg/ml (pour trois d'entre eux). Comme le précise la citation plus haut des auteurs menés par Lisa Miyashita, de la Queen's Mary University de Londres, l'analyse ne montre à ce stade aucune différence notable entre ces vapoteurs et les jamais fumeurs ni vapoteurs du groupe témoin.

Pas de différence significative sur les principaux échantillons

Ce résultat, sur un panel très réduit de personnes, coïncide avec d'autres études montrant la réduction flagrante de problèmes respiratoires en général, et d'infections en particulier, chez les ex-fumeurs passés au vapotage exclusif. "La partie la plus pertinente de l'article concerne les cellules prélevées sur des personnes qui ne fument ni ne vapotent et des vapoteurs avant et après le vapotage. Ici, il n'y avait pas de différence dans l'expression de PAFR entre vapoteurs et non-vapoteurs dans les échantillons principaux!", souligne le Pr Peter Hajek, également de la Queens Mary University de Londres mais pas dans l'équipe de cette recherche, dans une réaction critique publiée sur le Science Media Center

Sur près de 1'000 vapoteurs, 66% de diminution d'infections pulmonaires


"Les données provenant de personnes, contrairement à celles sur des cellules ou des animaux exposés de manière très différente, ne montrent aucun signe que vapoter rende plus vulnérable à l'infection. En fait, elles pointent en sens opposé. Des travaux antérieurs suggèrent que les ex-fumeurs passés du tabac au vapotage signalent non pas une augmentation, mais en fait une diminution significative des infections respiratoires", poursuit le Pr Peter Hajek se référant notamment à une étude sur 941 vapoteurs qu'il a co-signé avec le Pr Berndt Mayer et Johanna Miler publiée en 2016 dans le Journal of addiction and therapy.

Une augmentation temporaire du récepteur du facteur d'activation plaquettaire en prise aiguë

Cependant, les chercheurs de l'étude publiée par l'ERS ne se sont pas contentés de ce résultat. Ils ont multiplié les tests après usage, ainsi que sur des cellules in vitro et des souris. "Les niveaux de RFAP dans les voies aériennes supérieures ont été mesurés chez l’ensemble des sujets. Avant vapotage (pour le groupe test), les niveaux de RFAP étaient les mêmes dans les deux groupes. Une heure après vapotage, les niveaux de RFAP avaient triplé chez les vapoteurs. Le fait que les niveaux avant vapotage ne soient pas augmentés chez les vapoteurs semble signaler que l’augmentation de l’expression de RFAP n’est pas persistante dans le temps", résume le Quotidien du Médecin en français.

Un indice indirecte


Les chercheurs publiés par l'ERS estiment cela inquiétant. "Ces résultats dans leur ensemble suggèrent que le vapotage rend les voies aériennes plus vulnérables aux pneumocoques", explique Jonathan Giggs, auteur référent de la publication. A l'opposé, le Pr Peter Hajek souligne que "l'étude a seulement noté un effet aigu transitoire après le vapotage. Il n'est pas clair de quelle manière cela peut se traduire par des effets sur la santé"

Même scepticisme prudent sur les enseignements que l'on peut tirer de cette étude, du côté du Pr Peter Openshaw, directeur du Centre sur les maladies respiratoires infectieuses de l'Imperial College de Londres. "Les résultats de cette étude sur les cellules cultivées en laboratoire et chez la souris suggèrent que le vapotage pourrait rendre les cellules tapissant les voies respiratoires plus collantes et donc plus sensibles à la colonisation bactérienne, mais ce n'est qu'un indice indirecte que le vapotage puisse augmenter le risque d'infection pulmonaire chez les humains", explique t-il aussi sur le Science Media Center.

"Cette étude ne doit pas être une raison pour continuer de fumer plutôt que de vapoter"


Le Pr Openshaw estime que cette étude est loin d'être suffisante, à l'opposé des conclusions médiatiques. "Nous avons besoin de plus amples recherches pour déterminer l'effet de vapoter sur la susceptibilité à la pneumonie en comparaison avec les fumeurs.(...) Cette étude ne devrait pas être utilisée comme une raison de continuer de fumer plutôt que de vapoter. Les preuves à ce jour sont que le vapotage est beaucoup moins nocif que le tabagisme", conclut le spécialiste. Pour sa part, le Dr Jean-Yves Nau ironise férocement sur la publication du Quotidien des médecins à propos de cette étude : "Rage: la vapeur de la cigarette électronique peut-elle la transmettre aux vapoteurs"

Autrement dit, les personnes sérieuses donnent peu, pour rester mesuré, de crédit à cette publication. De quoi se demander pourquoi l'ERS a divulgué aux médias ce message alarmiste à la mise en forme définitive sur la base de cette vague étude aux résultats trop faibles pour en tirer quelconque conclusion sérieuse? On ne sait pas.

L'ERS, la pharma et Philip Morris


On ne sait pas non plus les liens d'intérêt des auteurs, dont la déclaration ne se trouve que sur le site de la revue réservé aux abonnés. Ce qui n'est pas mon cas. Cependant, l'ERS précise dans le formulaire de déclaration d'intérêts lors de soumission que toute personne ayant reçu une allocation ("grant") depuis le 1 janvier 2000 de la part de l'industrie du tabac est exclue. Un critère dont il n'est pas très clair s'il s'applique à l'ERS même. Le listing de cinq pages (voir plus bas) des sponsors 2017 de l'ERS compte diverses entreprises, en large part du secteur pharmaceutique. Merck, Novartis, Astrazaneca, GSK, Bayer, Roche, Sanofi... etc.... et Teva Pharmaceutical.

Teva est une boite pharmaceutique israélienne dont le chiffre d'affaires annuel approche les 26 milliards de dollars. En novembre 2016, Teva a signé un accord de partenariat avec Syqe pour avoir l'exclusivité de distribution d'un intéressant inhalateur de cannabis thérapeutique. Syqe est elle-même une start-up israélienne créée en 2011 dans la banlieue de Tel-Aviv. Dix mois avant l'accord entre Syqe et Teva, en janvier 2016, Philip Morris a investis a investis 20 millions de dollars dans le capital de Syqe. C'était avant le partenariat entre la start-up et Teva, mais aussi avant le sponsoring 2017 de l'ERS par Teva. 


jeudi 1 février 2018

USA: la directrice du CDC démissionne après les révélations de Politico sur ses actions dans le tabac et la pharma

Prise la main dans le sac. Au lendemain des révélations de Politico, Brenda Fitzgerald a livré ce mercredi matin sa démission du poste de directrice du Center for Disease Control and prevention (CDC - Centre de prévention et de lutte contre les maladies). Nommée le 7 juillet dernier à la tête de la principale agence de santé américaine, Brenda Fitzgerald avait acheté début août pour des dizaines de milliers de dollars d'actions de Japan Tobacco, Merck, Bayer, US Food Holding et d'autres entreprises, selon les documents obtenus par Politico auprès de l'autorité financière. En vertu de la loi de transparence sur les transactions de plus de 1'000 $, le média spécialisé en politique américaine a retracé les titres boursiers détenus par celle qui présentait la lutte contre le tabagisme comme une de ses priorités. 

Du tabac dans son porte-feuille

"Elle a classé le sevrage tabagique parmi ses principales priorités lorsqu'elle occupait le poste de Commissaire à la santé de l'Etat de Georgia jusqu'en février 2017. Avant de prendre la tête du CDC, elle possédait des actions dans cinq autres compagnies de tabac: Reynolds American, British American Tobacco (BAT), Imperial Brands, Philip Morris International et Altria Group Inc. - tout ceci légalement en vertu des règles éthiques en Géorgie", expliquent Sarah Karin-Smith et Brianna Ehley, les journalistes de Politico qui ont révélé l'affaire. 

Brenda Fitzgerald a refusé tout commentaire sur l'affaire. "Le Health and Human Services (HHS) a refusé de répondre sur les raisons de ces investissements de la directrice du CDC dans des compagnies cigarettières alors qu'elle travaillait à réduire la consommation de tabac", précise Politico. Le conflit d'intérêt saute pourtant aux yeux en regard de l'agenda de la directrice. "Le lendemain de l'achat d'actions du géant mondial Japan Tobacco, elle fait le tour le 9 août du laboratoire du CDC qui mène des recherches sur les dommages sanitaires du tabac", racontent les journalistes de Politico s'appuyant sur les informations financières et le calendrier officiel obtenus en vertu de la Freedom of Information Act.

... et de la pharma aussi

L'entreprise pharmaceutique Merck, dont des actions ont été acheté par Brenda Fitzgerald le 9 août, développe un vaccin contre le virus Ebola et produit des médicaments contre le VIH. Bayer, dont elle achète des actions le 10 août, est partenaire financier avec le CDC et travaille notamment sur le dossier du virus Zika. Brenda Fitzgerald a finalement mis plus de quatre mois pour se défaire des titres de la douzaine d'entreprises, dont Japan Tobacco, Merck et Bayer, considérés comme conflit d'intérêts potentiels qu'elle avait acheté après sa nomination. Elle avait déjà tardé à vendre des actions problématiques détenues avant sa nomination au CDC. "Il est un peu inquiétant qu'il lui ait fallu deux mois pour signer sa convention d'éthique et un mois de plus pour qu'elle puisse vendre des actions contradictoires", s'étonne Scott Amey, avocat du Project on Government Oversight. 

Le sens des affaires

Dans sa réaction, Matthew Myers, qui a propulsé sa carrière en négociant avec Philip Morris dans le dos de ses partenaires anti-tabac en 1998 puis en 2004, ne nourrit pas de complexe. "Premièrement, cette affaire mine la crédibilité d'un agent public lorsqu'il soutient que le tabac est la première cause évitable de maladie. Deuxièmement, et c'est peut-être pire, cela indique qu'un fonctionnaire est prêt à mettre son profit personnel au-dessus de l'éthique en investissant dans une entreprise dont les produits causent tant de mal", commente, au premier degré semble t-il, le directeur de la Campaign for Free Tobacco Kids (CFTK). 

Après les plaintes pour harcèlement sexuel, discrimination raciale et enrichissement personnel, via des faits de plagiat et fraudes académiques, contre Stanton Glantz de la part d'étudiantes de près de quarante ans ses cadettes à l'Université de San Francisco (UCSF), l'affaire Fitzgerald est un second scandale qui frappe en peu de temps une figure de la lutte anti-tabac américaine. 

"Bonne chance"

Le prédécesseur de Brenda Fitzgerald à la direction du CDC, Tom Frieden lui a souhaité "bonne chance" sur son compte twitter. Celui qui a fermé les yeux sur la diffusion massive d'anti-douleurs opioïdes à la population sous l'impulsion des laboratoires pharmaceutiques, provoquant une vague de toxicomanie ayant déjà causé la mort de plus de 60'000 personnes en 2016, a depuis pris une porte-battante pour un poste de directeur à la New Global Health Initiative. Une fondation financée à hauteur de 225 millions de dollars par le milliardaire et ancien maire de New-York Michael Bloomberg, la fondation du couple Chan-Zuckerberg, ainsi que de celle du couple Bill et Melinda Gates.

Who's the next ?

La trajectoire de Tom Frieden peut laisser bon espoir à Brenda Fitzgerald de ne pas finir sans-abri mendiante à la sortie d'un métro. L'avenir du poste de direction du CDC parait plus incertain. "On ne sait pas qui va remplacer Fitzgerald. La communauté de la santé publique, qui tend à favoriser les démocrates par rapport aux républicains, était favorable à sa nomination et à son expérience en santé publique", expliquent les journalistes de Politico. Alex Azar, secrétaire du HHS, devra choisir une nouvelle tête pour le CDC. Parmi les happy few de l'élite de la santé publique américaine, les noms de Celeste Philip, de l'Etat de Floride, et de John Dreyzehner, du Tennessee, font figures de favoris. En attendant, Anne Schuchat, directrice adjointe du CDC, va assurer l'intérim.