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samedi 5 novembre 2016

[Expresso] L'ex-médaillé d'honneur de l'OMS David Goerlitz interdit d'entrée en Inde pour la première d'A Billion Lives

En 1990, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) le décorait de la médaille d'honneur pour sa participation à la lutte contre le tabagisme. En 2016, David Goerlitz se voit refuser sans explication son visa d'entrée en Inde, alors que le sommet CoP7 de la Convention cadre de lutte anti-tabac (CCLAT - FCTC en anglais) s'ouvre lundi à New Delhi. Protagoniste du documentaire choc A Billion Lives, il devait assister à sa première projection indienne à quelques encablures de la réunion très fermée de l'OMS. Le réalisateur Aaron Biebert a expliqué hier dans une vidéo la "triste nouvelle" sur le Facebook d'A Billion Lives. Le film enquête sur les raisons politico-commerciales qui génèrent hostilité et réglementations disproportionnées contre le vapotage. Un moyen phénoménal de réduire le tabagisme et ses méfaits aux yeux d'un grand nombre de spécialistes du domaine interviewés par le réalisateur américain.

David Goerlitz intervient dans le film pour livrer son point de vue né d'un parcours atypique. Beau gosse, il est engagé pour incarner le Winston man des pubs du cigarettiers dans les années 1980. Avant de prendre conscience des conséquences terribles du tabagisme et de se rallier à la lutte anti-tabac. Pour ses innombrables actions, conférences et discussions, notamment avec des enfants, sur le sujet, l'OMS le décore en 1990. Les années suivantes, il perçoit la dérive des organisations anti-tabac, de plus en plus promptes à sceller des accords avec les cigarettiers en échange de rentrées financières. Il prend ses distances. Ces dernières années, il découvre le vapotage et son potentiel pour extirper les fumeurs du tabagisme. Suite aux positions de l'OMS contre l'outil de réduction des risques, réaffirmées par sa directrice Margareth Chan, il décide en octobre 2015 de renvoyer sa médaille à l'OMS. L'organisation n'avait jusque-là pas réagit à ce retour à l'envoyeur. Ce refus de visa ressemble fort à une rancunière réponse.

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