Effet CNGOF : témoignage d'une femme enceinte poussée à recommencer de fumer par son médecin

Pr Dautzenberg tweet patiente enceinte poussée à recommencer de fumer par son gynéco

En trente secondes, la vidéo de la jeune femme explique un fait devenu banal en France depuis deux ans. Alors qu’elle avait réussi à cesser de fumer à l’aide du vapotage, son gynécologue l’a pressé d’arrêter lui indiquant « qu’il valait mieux reprendre le tabac “classique”, avec un maximum de cinq cigarettes par jour ». Ainsi elle a recommencé à fumer alors qu’elle était enceinte. Le témoignage diffusé sur le compte tweeter du Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue à l’Institut Vernes, n’est de loin pas un cas isolé. 

J'avais déjà tiré la sonnette d’alarme en 2020. Des milliers de témoignages similaires remontent aux groupes d’entraide à l’arrêt tabagique depuis la diffusion très médiatisée dans le milieu médical de l’avis du Collège National d’Obstétriciens et Gynécologue de France (CNGOF) cosigné par la Société Francophone de Tabacologie (SFT). La récente mise à jour du rapport du Haut-Conseil pour la Santé Publique (HCSP) a encore renforcé la tendance. 

Pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre

Avec l’association Sovape, nous avions proposé au CNGOF et à la SFT de discuter du chapitre concernant le vapotage avant la publication définitive de leur avis sur la prise en charge du tabagisme des femmes enceintes. En pure perte, les responsables n’ont pas eu même la politesse de répondre. Nous avions finalement publié le dossier Vape et grossesse dont nous avions déjà entamé la rédaction précédemment. Concernant le HCSP nous avions à la demande de celui-ci envoyé une contribution, qui n’a pas été prise en considération puisque plusieurs erreurs qu’elle prévenait ont été commises par le HCSP.

 

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